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La République dans tous ses états. Pour une histoire intellectuelle de la république en Europe
Moatti Claudia ; Riot-Sarcey Michèle
PAYOT
25,50 €
Épuisé
EAN :9782228904735
Depuis deux siècles, l'idéal démocratique s'incarne en Europe dans un système de gouvernement qui a pour nom République et qui semble aller de soi. Pourtant, suffit-il de mener un combat en faveur de la laïcité ou au nom de l'égalité pour rendre à la république cette multitude de sens qui fit son histoire ? En réalité, il est impossible d'en écrire le récit linéaire qui, d'une origine antique, mènerait au système représentatif contemporain, car l'idée et les pratiques " républicaines " diffèrent en fonction des enjeux et des époques et sont constamment repensées par les pouvoirs en place. D'où le choix assumé par ce brillant essai collectif d'histoire intellectuelle de réfléchir à l'historicité du concept et des pratiques de chaque république, en un tour d'horizon chronologique et géographique qui va de la politeia grecque et de la res publica romaine aux Républiques françaises instaurées depuis la Révolution, en passant par le modèle communautaire italien du Moyen Age et les expériences modernes (Italie, Angleterre, Suisse, Provinces-Unies). Autant d'identités distinctes qui, pourtant, se construisent autour de références communes : le peuple, la liberté, la souveraineté, la légitimité, etc. A l'heure où, en Europe, plusieurs modèles de gouvernement ont atteint leurs limites, ce livre salutaire et décapant réactive le débat d'idées autour d'un concept riche de sens et d'interprétations.
Au dernier siècle de son histoire (entre le IIème et le Ier siècle av. J. -C.), alors qu'elle est emportée par les guerres civiles et les conflits extérieurs, la République romaine connaît une véritable révolution intellectuelle sous le signe des "Lumières". A cette époque marquée par une ouverture sans précédent sur le monde et par l'intégration massive des Italiens dans le corps civique, la classe dirigeante modifie peu à peu ses questionnements, ses discours, ses pratiques, et s'interroge sur la romanité. Comment penser lorsque les valeurs anciennes et les institutions vacillent ? Comment constituer un Etat, une mémoire, à partir d'une multitude de peuples et de cultures ? Contre l'éclatement, le désordre et la crise, les Romains en appellent à la Raison, tout à la fois norme, principe de pensée, méthode d'organisation et de classification ; ils découvrent la critique, la pluralité, l'abstraction, cherchent des catégories générales susceptibles de quadriller le réel et d'en appréhender la diversité. C'est dans cette création de formes, dans la construction d'un ordre logique et universel, recouvrant sans les détruire les singularités historiques, que s'impose la modernité de Rome.
Résumé : Le 24 septembre 1941, pendant le Blitz qui écrase Londres sous des tonnes de bombes, Amelia Pritlowe, infirmière du London Hospital, apprend la mort de son père. Celui-ci lui a laissé une lettre posthume lui révélant que sa mère n'est pas morte d'une maladie pulmonaire, comme l'histoire familiale le prétend ; Mary Jane Kelly a été la dernière victime de Jack L'Eventreur. Amelia Pritlowe avait 2 ans. A compter de ce jour, Mrs Pritlowe va se lancer dans une traque méticuleuse et acharnée, poussée par le besoin vital de découvrir la véritable identité de Jack L'Eventreur. Grâce aux archives d'une pittoresque société savante de riperristes, en confrontant témoins et survivants, elle va reconstruire dans ses carnets les dernières semaines de sa mère et la sanglante carrière de l'Eventreur. En décryptant des documents d'époque, Michel Moatti recompose l'atmosphère nocturne et angoissante de l'East End du XIXe siècle. En redonnant vie aux victimes, en recomposant leurs personnalités sociales et affectives, il propose une solution à l'énigme posée en 1888 : qui était Jack L'Eventreur ?
Résumé : Août 1918. Vasseur et Jansen ont décidé de fuir. Quitter le front de la Somme et ne pas mourir dans les derniers assauts de cette guerre qui n'en finit plus. Alors qu'ils s'éloignent des tranchées sous de fausses identités, les deux lieutenants scellent leurs destins. Ils se connaissent mal, mais Jansen s'aperçoit vite que son complice semble prendre un peu trop de plaisir aux crimes qu'ils doivent commettre. Alors qu'ils trouvent refuge au domaine d'Ansennes, une étrange propriété à l'abri de la guerre où vivent un vieil industriel ruiné et sa fille, François Delestre, dit " le Chien de sang ", un capitaine de gendarmerie traqueur de déserteurs, se lance sur leur piste. Mais que se passe-t-il quand la proie se révèle plus dangereuse que le chasseur ?
Le transhumanisme a le vent en poupe. Les prouesses et promesses conjuguées de l'informatique et de la biologie se chantent sur tous les tons à la une des médias. En bref : l'homme de demain ne nous ressemblera guère ! Mais cette chanson n'est pas nouvelle. Même revue par la technologie, elle parle toujours, in fine, d'eugénisme et de sélection, thèmes tabous que l'on agitait déjà dans les années 1930. On se demandait alors jusqu'où iraient les machines et si l'homme, dépassé par la science, ne pourrait pas en outre être modifié par elle. Quand le physiologiste Alexis Carrel, prix Nobel 1912, milite pour un eugénisme actif, Jean Rostand évoque le "surhomme" et Teilhard de Chardin l'"ultrahumain". Les racines du transhumanisme ne sont pas exclusivement françaises, mais elles ressortent avec une étonnante netteté de cette analyse, qui les montre croisant et recroisant les autres grandes idéologies du siècle dernier. Les technologies les plus "avancées" posent en termes nouveaux des questions débattues depuis un siècle : l'histoire des idées décrit parfois des boucles inattendues.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.