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L'étranger en Bretagne au Moyen Age. Présence, attitudes, perceptions
Moal Laurence ; Kerhervé Jean
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753506213
Au coeur des problématiques de l'histoire médiévale, le thème de l'étranger ne pouvait que s'enrichir en portant le regard sur une principauté, la Bretagne, à la fin du Moyen Age. La période choisie coïncide donc avec l'apogée de "l'Etat breton" sous la dynastie des ducs de Montfort (1364-1514). Poser le problème de l'autre, c'est aussi s'interroger sur les questions d'identité nationale: en quoi l'étranger participe-t-il au développement de l'Etat princier aux XIVe et XVe siècles? En quoi contribue-t-il à définir une identité bretonne? Après une présentation des sources et des méthodes, l'auteur envisage la diversité des situations et pose donc le sujet en termes sociologiques: il s'agit de faire le point sur la présence étrangère, sur les activités exercées dans le duché, ainsi que sur les relations développées avec la société bretonne. La pluralité des statuts engendre en effet des attitudes différenciées à l'égard de l'autre. La question se pose ensuite en termes politiques et le regard se porte sur le traitement des étrangers par le pouvoir ducal dans les pratiques institutionnelles et législatives. L'absence d'un statut juridique comparable à celui qui existe en France n'a pas empêché de définir une attitude à l'égard de l'autre: tout est fait pour inscrire sa venue dans un cadre légal. Enfin, après l'étranger vécu "au quotidien", l'ouvrage envisage l'homme estrange perçu de manière plus intuitive et instrumentalisé à des fins idéologiques. L'étranger constitue à la fois un rouage et un enjeu dans la politique d'affirmation nationale. Mais en dépit des apparences, celles des discours intellectuels ou des réactions épidermiques ponctuelles, l'étude de l'étranger, fortement présent dans le duché, ne permet pas de mettre en évidence le développement de véritables sentiments xénophobes. Elle révèle au contraire une Bretagne, certes en quête d'identité, mais bien intégrée à l'espace européen. Biographie de l'auteur Laurence Moal, professeur d'histoire-géographie dans le secondaire, est docteur en histoire médiévale, chercheur associée au Centre de recherche bretonne et celtique (CBBC). Le présent ouvrage est tiré de sa thèse.
Si son souvenir en Bretagne, sa patrie d'origine, reste controversé, Bertrand du Guesclin occupe une place privilégiée parmi les héros du "panthéon" national. Il incarne ce Moyen Age imaginé et rêvé qui continue de fasciner petits et grands. Née à la fin du XIVe siècle, la légende du guerrier s'incarne à travers une profusion d'images, jamais innocentes. D'un genre à l'autre, elles témoignent d'une appropriation du mythe construit à partir de la chanson de geste de Cuvelier, composée après la mort du connétable de France en 1380. Souvent figées (enluminures, peintures, gravures, statues, dessins, bandes dessinées) ou animées (cinéma), parfois de manière éphémère (théâtre, reconstitutions historiques), elles sont autant de supports qui permettent de suivre la mémoire du personnage historique à travers les âges. Si certaines de ces oeuvres sont très connues, d'autres sont oubliées ou même inconnues. Loin d'être de simples représentations, ces images permettent de mesurer la manière dont évolue la perception de du Guesclin à travers les siècles et comment se construit un imaginaire collectif. Il ne s'agit donc pas ici d'une nouvelle biographie de du Guesclin mais d'une étude sur les liens entre l'image (la représentation) et les images (les supports iconographiques). A travers la glorification ou le rejet de du Guesclin, que montre-t-on de la société, des valeurs du temps ? Comment détourne-t-on le passé à des fins commerciales ou idéologiques ? Véritable passerelle entre art, patrimoine et histoire, ces images portent la signature d'une époque et d'une mentalité. Elles révèlent finalement l'extraordinaire modernité du Moyen Age.
Negotiation is all around us. We negotiate all the time without knowing it or calling it a negotiation : with our family and friends, with our colleagues and boss at work, while purchasing a second hand car or to get out of a conflicting situation. Negotiation is a solution oriented approach of a problem, which aims at finding a mutually beneficial outcome for the parties involved. In a business context, goals need to be achieved which often involve more than one person or institution. They are related to sales development, profitability management, delivery, after-sales services, or the payment of invoices. Since it places the parties involved in a professional context, they must learn to become professional negotiators and perform as such. Negotiation is thus an essential business skill. This book takes the reader step by step from the introductory to the advanced negotiation level. Each chapter is illustrated with examples, short cases and video interviews of sales managers. More complex negotiations are approached through three dedicated chapters : solving problems to develop loyalty, negotiate under pressure and negotiate with foreign clients. A chapter also addresses the sensitive topic of business negotiation ethics. The book provides a rich glossary of business negotiation vocabulary available in four different languages : English, French, German and Spanish.
Près de la source du chat noir, protégée par la fée Jouvence, tout est calme et prospère. Il faudra néanmoins aider la magicienne, qui n'est pas au meilleur de sa forme, lorsqu'un danger survient. Elle retrouvera sa force de façon inattendue. A la source du chat noir est un conte allégorique qui incite à prendre soin de la nature, alors que les enfants entendent beaucoup parler de réchauffement climatique et qu'ils sont nombreux à s'inquiéter, constatant l'impuissance des adultes à agir sur l'évolution du climat. Contre la résignation, ce texte simple, accompagné d'illustrations douces et colorées, invite plutôt les enfants qui découvrent la lecture à garder confiance et à ne pas douter de la magie de l'humanité. Les meilleures solutions sont souvent les plus inattendues : ici, la musique et la danse sont à la source d'un dénouement heureux...
L'auteur témoigne et analyse les a priori et les croyances qui permettent de justifier et légitimer la violence. L'intervention de la conscience permet d'aller à la racine de sa propre violence, engage à résister à ses différentes formes d'expression dans la société et incite à faire le choix de la non-violence qui est la générosité du coeur. La non-violence c'est l'espoir, la non-violence c'est la vie !
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.