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Du Guesclin. Images et Histoire
Moal Laurence
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753541320
Si son souvenir en Bretagne, sa patrie d'origine, reste controversé, Bertrand du Guesclin occupe une place privilégiée parmi les héros du "panthéon" national. Il incarne ce Moyen Age imaginé et rêvé qui continue de fasciner petits et grands. Née à la fin du XIVe siècle, la légende du guerrier s'incarne à travers une profusion d'images, jamais innocentes. D'un genre à l'autre, elles témoignent d'une appropriation du mythe construit à partir de la chanson de geste de Cuvelier, composée après la mort du connétable de France en 1380. Souvent figées (enluminures, peintures, gravures, statues, dessins, bandes dessinées) ou animées (cinéma), parfois de manière éphémère (théâtre, reconstitutions historiques), elles sont autant de supports qui permettent de suivre la mémoire du personnage historique à travers les âges. Si certaines de ces oeuvres sont très connues, d'autres sont oubliées ou même inconnues. Loin d'être de simples représentations, ces images permettent de mesurer la manière dont évolue la perception de du Guesclin à travers les siècles et comment se construit un imaginaire collectif. Il ne s'agit donc pas ici d'une nouvelle biographie de du Guesclin mais d'une étude sur les liens entre l'image (la représentation) et les images (les supports iconographiques). A travers la glorification ou le rejet de du Guesclin, que montre-t-on de la société, des valeurs du temps ? Comment détourne-t-on le passé à des fins commerciales ou idéologiques ? Véritable passerelle entre art, patrimoine et histoire, ces images portent la signature d'une époque et d'une mentalité. Elles révèlent finalement l'extraordinaire modernité du Moyen Age.
Dans cette analyse-témoignage, l'auteur montre comment, dans ce monde à vif, il est tout d'abord nécessaire d'écarter les a priori et croyances qui visent à justifier la violence et à discréditer la non-violence. Il présente comment l'acte de conscience permet d'aller à la racine de la violence, pour se libérer de celle-ci. Il propose des pistes pour explorer et apaiser son monde intérieur, afin de désactiver et résister à sa violence personnelle. Il décrit certains dysfonctionnements de la société qui font s'y perpétuer la violence. Il conclut par une invitation à emprunter le chemin de la non-violence active, dont il redéfinit le sens profond.
Au coeur des problématiques de l'histoire médiévale, le thème de l'étranger ne pouvait que s'enrichir en portant le regard sur une principauté, la Bretagne, à la fin du Moyen Age. La période choisie coïncide donc avec l'apogée de "l'Etat breton" sous la dynastie des ducs de Montfort (1364-1514). Poser le problème de l'autre, c'est aussi s'interroger sur les questions d'identité nationale: en quoi l'étranger participe-t-il au développement de l'Etat princier aux XIVe et XVe siècles? En quoi contribue-t-il à définir une identité bretonne? Après une présentation des sources et des méthodes, l'auteur envisage la diversité des situations et pose donc le sujet en termes sociologiques: il s'agit de faire le point sur la présence étrangère, sur les activités exercées dans le duché, ainsi que sur les relations développées avec la société bretonne. La pluralité des statuts engendre en effet des attitudes différenciées à l'égard de l'autre. La question se pose ensuite en termes politiques et le regard se porte sur le traitement des étrangers par le pouvoir ducal dans les pratiques institutionnelles et législatives. L'absence d'un statut juridique comparable à celui qui existe en France n'a pas empêché de définir une attitude à l'égard de l'autre: tout est fait pour inscrire sa venue dans un cadre légal. Enfin, après l'étranger vécu "au quotidien", l'ouvrage envisage l'homme estrange perçu de manière plus intuitive et instrumentalisé à des fins idéologiques. L'étranger constitue à la fois un rouage et un enjeu dans la politique d'affirmation nationale. Mais en dépit des apparences, celles des discours intellectuels ou des réactions épidermiques ponctuelles, l'étude de l'étranger, fortement présent dans le duché, ne permet pas de mettre en évidence le développement de véritables sentiments xénophobes. Elle révèle au contraire une Bretagne, certes en quête d'identité, mais bien intégrée à l'espace européen. Biographie de l'auteur Laurence Moal, professeur d'histoire-géographie dans le secondaire, est docteur en histoire médiévale, chercheur associée au Centre de recherche bretonne et celtique (CBBC). Le présent ouvrage est tiré de sa thèse.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.