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LES DONNES AU MOYEN AGE. Une forme de vie religieuse laïque (v. 1180-v. 1500)
Miramon Charles de
CERF
56,10 €
Épuisé
EAN :9782204061018
A la fin du XIIe siècle, des mouvements religieux laïcs se développent en Occident. A côté des moines et des clercs, émerge une élite de laïcs qui s'impliquent dans un mode de vie à mi-chemin entre le statut d'un laïc et celui d'un religieux. Certains de ces mouvements ont été étudiés - béguines, mouvement de la Pénitence, Umiliati -, d'autres sont restés dans l'ombre. C'est le cas des "donnés". Les "donnés" sont des laïcs ou, plus rarement, des clercs qui passent contrat avec une institution religieuse: un hôpital, une léproserie ou un monastère. En échange de la dévolution de l'ensemble de leurs biens et de leur personne physique, ils reçoivent la confraternité de l'institution, c'est-à-dire la possibilité de participer à ses biens temporels et spirituels. Généralement les donnés conservent, leur vie durant, l'usufruit de leurs biens. S'ils sont astreints à une vie religieuse - port d'un habit et surtout d'un insigne, participation aux activités quotidiennes du monastère ou de l'hôpital -, ils ne prononcent pas de voeux monastiques et ne sont généralement pas obligés à la chasteté ou à la pauvreté. C'était, pour un couple, l'un des rares moyens de mener une existence proche de celle d'un religieux tout en conservant une vie matrimoniale. Le fondement de leur lien avec l'institution tenait dans le contrat qui pouvait être révoqué en cas de désaccord entre les parties. Ce livre constitue la première étude sur les donnés dans l'Occident latin, depuis leur apparition jusqu'à la fin du Moyen Age. Il analyse le contexte et les facteurs qui ont conduit à leur apparition dans le paysage religieux de l'Europe du XIIe siècle et étudie le régime juridique des donnés tel qu'il était défini par le droit de l'Église. L'enquête, effectuée dans les archives des cloîtres, des hôpitaux et des léproseries, révèle combien les donnés étaient nombreux au Moyen Âge, ce qui montre que les frontières entre les laïcs et les religieux étaient moins figées qu'on ne le pense.
L'exercice du pouvoir en général, la direction d'un établissement social et médico-social en particulier sont le plus souvent abordés sous un angle juridique, économique ou psychosociologique. Ces approches d'ordre scientifique tendent à envisager les aspects rationnels du management. Or manager, faire l'expérience de diriger des professionnels exerçant auprès des personnes accueillies dans les structures sociales et médico-sociales, c'est se confronter au quotidien aux affects, aux émotions, à l'irrationnel des comportements, les siens comme ceux des professionnels et des résidents. C'est adopter une posture plus ou moins conscientisée où interviennent ses choix, ses pensées, ses intimes convictions. Manager, ce n'est pas seulement agir en toute logique, en toute raison ou conscience. C'est pour beaucoup se montrer inventif, créatif, à l'écoute, évoluer d'expérience en expérience, se faire parfois rêveur et poète. C'est fort de sa propre expérience de direction d'établissement que Jean-Marie Miramon partage ici ses perspectives. S'appuyant sur l'universalité d'adages et d'extraits littéraires ou poétiques, il livre de multiples expériences de terrain qui sont autant de reflets de la fragilité intrinsèque au secteur social et médico-social, du caractère parfois impossible du métier de directeur, ou de la façon dont notre histoire conditionne l'exercice du pouvoir, notre manière d'être manager. Des témoignages de directeurs viennent enrichir son propos.
Résumé : "Il m'est déjà arrivé de raconter ma vie ailleurs, noir sur blanc, de conter par le menu les péripéties d'une existence promise à la stabilité d'un marin d'eau douce et devenue celle d'un corsaire au long cours... Cette fois-ci, on attendait de moi que, dépassant le simple cadre de la narration, je retire de ma vie une substantifique moelle digne d'intérêt et susceptible d'être transmise au plus grand nombre. Seul un regard neuf pouvait m'aider à accomplir cette tâche. J'ai trouvé sous mon nez ce regard fraternel : celui de... mon fils Mathias ! Si nous avons décidé de rédiger les pages du présent ouvrage à la première personne du singulier, elles furent, en permanence, "jouées" à quatre mains." Dans ce témoignage touchant, drôle et sincère, Marcel Amont partage son expérience de vie. Ce qui l'a conduit sous les lumières du music-hall, comment il a vécu à l'ombre des spots, ce qu'il a appris de l'existence. A l'aube de son 90e anniversaire.
Examiner la façon dont le temps est pris en compte dans une institution, analyser les méthodes et les moyens de gouvernante dont l'institution se dote pour gérer le temps, tel est l'objectif de cet ouvrage. De fait, les cycles de vie des organisations conditionnent les finalités, le contenu et le sens même de l'action sociale et médico-sociale. Les équipes de directions, auxquelles ce livre s'adresse, trouveront une grille de lecture et d'analyse, mais aussi des propositions relatives aux modalités, à l'évaluation et à la définition d'un véritable management du temps des institutions. Prendre les décisions, déterminer les choix et les priorités, assurer fonctionnement quotidien et urgence, animer les équipes, mettre en place l'innovation, maîtriser la délégation, tels sont les thématiques principales abordées. Riche de nombreuses études de situations, l'ouvrage est structuré en trois parties ? spécificités de l'action sociale et médico-sociale ? présentation d'un modèle managérial et stratégique pour la compréhension et le diagnostic du fonctionnement des institutions par rapport à leur mission ? place et rôle du directeur et de l'équipe de direction face aux enjeux de la gouvernante associative et de l'organisation des mobilités Biographie de l'auteur Jean-Marie MIRAMON, longtemps directeur général d'associations, il est actuellement conseiller techniqueconsultant et enseigne à l'ENSP et en université (DESS gestion dans le domaine de la santé et de l'entreprise sociale)François-Olivier MORDOHAY, ingénieur ENSAM, aprèquinze ans passés à différents postes dans la Fonction publique, il a co-fondé un cabinet de conseil, dont il esaujourd'hui un des directeurs associés
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.