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La prise du pouvoir
Milosz Czeslaw ; Hersch Jeanne
GALLIMARD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782070244867
Ce vaste et profond roman de Czelaw Milosz se déroule sur une période relativement courte. En été 1944, l'Armée Rouge en marche vers l'Ouest atteint la rive de la Vistule et s'y arrête, passive, tandis qu'à Varsovie I'insurrection éclate contre les Allemands. Après deux mois de combats de rue, la ville n est plus qu'un amas de décombres. En janvier 1945, l'Armée Rouge reprend sa marche sur Berlin et un gouvernement de démocratie populaire s'installe en Pologne. Tels sont les événements que Czelaw Milosz a peints en une fresque qui fourmille d'êtres, de paysages, d'aventures. L'oeuvre se développe comme une tragédie : aucun des nombreux personnages n'est le porte-parole de l'auteur ; celui-ci leur accorde à tous, si opposés que soient leurs desseins, les raisons d'agir les plus fortes. Les principaux personnages : un intellectuel, Piot Kwinto, après avoir été déporté dans l'Oural, devient officier politique de l'armée polonaise créée en Russie ; un jeune socialiste, Phoque, est soldat dans l'insurrection ; Julien, après s'être échappé du ghetto, adhère au parti communiste ; une expérience analogue fait retrouver à Bruno la solidarité juive qu'il avait perdue ; Michel, catholique et fasciste, soldat dans l'insurrection, doit affronter un monde nouveau ; Wolin, d'origine féodale, est un officier de la Police de Sécurité communiste. Quelques femmes font de brèves apparitions : Joanna, toute jeune, vit une nuit d'amour avant de mourir à l'aube ; la mère de Piotr prévoit ce que sera l'avenir ; Thérèse, l'actrice, est une amie lucide et tendre. Bien d'autres figures viennent et passent dans ce paysage de ruines. Les conflits qui ont atteint, dans la Pologne ainsi dépeinte, une intensité infernale, sont ceux qui déchirent aujourd'hui le monde entier. L'auteur cependant, à aucun moment, ne tombe dans la polémique. Le ton qu'il a choisi, objectif, calme, malgré un lyrisme caché et comme involontaire, est celui-là même des grandes oeuvres.
Résumé : L'Issa est une rivière de Lituanie. Thomas vit chez ses grands-parents, maîtres d'un petit domaine sur son déclin. L'enfant découvre le monde à la faveur de passions successives : pour la jeune servante du curé, pour un berger de quatorze ans, pour un chasseur et sa maîtresse, une belle paysanne.
Milosz Czeslaw ; Prudhommeaux André ; Jaspers Karl
Ce qu'est l'asservissement de l'esprit dans les régimes sans liberté, l'écrivain Milosz le montre à partir du cas de la Pologne communiste. Mais son analyse vaut pour chaque pays où tous doivent vivre dans la méfiance de tous tant pèse la menace policière de la destruction individuelle. Grâce au succès écrasant d'une puissance idéologique apparemment irrésistible, la foi en la nécessité de l'histoire s'impose universellement, contraignant désormais quiconque à la dissimulation, aux transformations intérieures, et pour certains un jour, au bond subit de la conversion. L'homme se scinde en deux - celui qu'il est et l'acteur qui porte le masque et en joue le rôle dans une surveillance réciproque. De ce mensonge généralisé, qui met en question la possibilité même de se comporter en homme, Milosz dévoile la monstrueuse cohérence et la monstrueuse confusion. Afin que cet univers de la "pensée captive", presque un quart de siècle après son effondrement dans sa version communiste, cesse d'être une énigme pour l'interprétation du monde.
Cet ouvrage analyse l'état d'esprit des intellectuels dans les démocraties populaires. L'auteur poursuit un dialogue intérieur qui l'empêche d'admettre une fois pour toutes certaines valeurs comme absolument garanties. Il est partagé entre le désir de comprendre ce qu'on nomme "les nécessités historiques" , la tentation de se soumettre à elles, et la volonté de définir le malaise que la soumission fait naître. En dépit de quelques détails autobiographiques, l'auteur reste presque toujours à l'arrière-plan, laissant parler les événements et les hommes. Ce qu'il met principalement en relief, ce sont les situations. Les réactions subjectives apparaissent comme si elles étaient placées entre guillemets. Milosz s'efforce de n'être qu'une voix dans la tragédie, une voix en quête de réplique.
Le poète face au néant recèle l'une des oeuvres majeures de Czeslaw Milosz (prix Nobel 1980), le Traité de poésie, décrite par Helen Vendler comme l'un des deux poèmes majeurs du XXe siècle (avec The Waste land d'Eliot). La traduction de cette oeuvre ainsi que de quelques autres poèmes est suivie d'un essai sur la pensée du poète, dont le fil conducteur est " la quête du Réel " et la préoccupation majeure, la triple crise de notre civilisation : idéologique, consumériste et nihiliste. Le poète philosophique, métaphysique et charnel tout à la fois, après avoir quitté le Wilno (Vilnius) de sa jeunesse puis Varsovie, a vécu une dizaine d'années à Paris, avant de se retrouver à Berkeley, ne revenant que dans les années 1990 à Cracovie. Maître à penser incontesté surtout en Pologne et aux Etats-Unis, il a laissé le témoignage des emprises idéologiques et existentielles du XXe siècle, ainsi qu'une vision de la poésie originale, souvent opposée à celle qui domine en France. L'essai de Michel Maslowski tente de démêler les différents aspects de sa vie et de son œuvre, abordant sa poétique, son expérience d'émigré et ses dissidences. Le volume se veut une introduction à la biographie et à la poésie de celui qui a été l'un des plus grands écrivains et penseurs du XXe siècle.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.