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Texte du monde, monde du texte
Milliat-Pilot Isabelle ; Calame Claude
MILLON
30,40 €
Épuisé
EAN :9782841372522
Le monde tel que nous le recevons n'est-il jamais déjà témoignage du monde, représentation? Le monde ne se donne-t-il jamais à voir, à lire, que médiatement et par entrecroisement? Le monde est reçu comme Texte, il est tissage de ce qui à la fois le fait être et le montre, de ce qui le met et le remet sans cesse au monde. Ainsi, Texte du monde peut exprimer tout le donné du monde, son foisonnement, toutes ses écritures, tout signifiant, toute présentation dans leurs différents niveaux de réalité: littératures diverses (de la description à la fiction en passant par la réflexion philosophique), architecture, urbanisme, arts graphiques, arts plastiques, etc.: c'est une communauté du monde qui n'est pas une unité, mais le lieu produit par et support des perspectives diverses et quelquefois contradictoires sur le monde qui s'y monter et s'y cache, et que relaient nos regards, nos angles de lectures eux aussi différents - combinatoire, productive, tissage et retissage du manteau du monde. Monde du texte, quant à lui, est l'expression de ce qu'un texte peut et doit être plus qu'interprété. Il doit être déployé, rendu à son espace, mis en volume, ouvert, pour offrir la possibilité d'une exploitation qui soit autre chose d'un "démontage des structures", ainsi que le disait Paul Ricoeur. Texte du monde- Monde du texte. Ou le moyen de penser le texte, le monde, de chercher comment ils se disent, se montrent l'un par et pour l'autre; d'approcher le monde dans et/ou par le texte, le texte comme le monde; d'additionner, de soustraire ces deux hémisphères; d'approcher thématiquement et/ou méthodologiquement cette dérangeante association, ou encore de repenser le troisième acteur de ce thème: le tiret, à savoir penser l'interface, le lieu de connexion entre deux moments interdépendants du Monde (comme Texte du monde) et du Texte (comme Monde du texte).
Résumé : Pour mon anniversaire, j?avais demandé un chien. Quand j?ai ouvert mon paquet j?ai été très déçu, parce qu?à la place il y avait une tortue. Alors je l?ai appelée Rex. Je lui ai collé des bouts de moquette sur la carapace pour la faire ressembler à un caniche. Rex était très chouette comme ça, mais elle n?était toujours pas un chien ! Et là, un miracle s?est produit?
Cet ouvrage explore les fondements de la société française d'Ancien Régime, ses structures démographiques, sociales, économiques, ainsi que ses rouages administratifs. Il témoigne de la construction de l'Etat monarchique à travers l'étude des finances, de la justice ou de l'armée, et les résistances que la centralisation suscita. Il montre enfin comment, par-delà la fracture de la Révolution de 1789, des éléments de continuité unissent l' " ancien " et le " nouveau " régime. On trouvera, en fin d'ouvrage, des annexes très complètes, dont un dictionnaire des personnages et un lexique historique.
Gutman Colas ; Boutavant Marc ; Milliat-Baumgartne
Résumé : Chien pourri porte bien son nom. Il vit dans une poubelle, il sent la sardine, il est couvert de puces et son pelage ressemble à de la vieille moquette. Pour ne rien arranger, il est aussi bête que moche, et il est très moche. Chien pourri s'est pourtant mis en tête de trouver un maître devant lequel il ferait le beau. Mais comment dénicher la perle rare ?
Le 19 juin 1985, à l'aube, une voiture sort de la route à l'entrée du tunnel de Saint Germain en Laye et prend feu sur le bas-côté. Deux corps carbonisés en sont retirés. Rien ne permet de les identifier sur le moment. Tout a brûlé. Ne restent qu'une boucle d'oreille en forme de fleur et deux bracelets en métal, noircis par le feu. Des bijoux de pacotille qui seront restitués plus tard à la famille, puis soustraits aux regards, à la mémoire, perdus à jamais. Céline Milliat Baumgartner a huit ans, lorsqu'une voix empêtrée dans le chagrin lui annonce l'indicible nouvelle. Comment dire à deux enfants qu'ils sont orphelins de leurs deux parents, le même jour, à la même minute. Quels mots, quels gestes pour abîmer le moins possible de ce qui doit advenir, l'enfance qui s'obstine, la vie qui prend ses aises, trajectoire déviée mais filant tant bien que mal vers l'âge adulte. A partir de là, tout est fait pour repousser le plus loin possible l'insupportable absence. La chaleur d'un foyer reconstitué dans le giron familial, une fratrie nouvelle, une compassion dont on use, un statut qui protège, rend unique, inatteignable. Une vie presque normale d'enfant. Ils sont si jeunes, et si beaux sous la plume de leur fille maintenant plus âgée qu'eux. Ils s'aiment passionnément, partent en vacances en Grèce, distribuent sans compter, de l'amour, de la tendresse, du rêve. Ils se disputent, se réconcilient, font la fête. Le père s'absente souvent pour son travail. La mère est actrice, joue dans des films, embrasse Depardieu dans un film de Truffaut. Stig Dagerman a dit que notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Il semble pourtant que ce texte vibrant suive un autre chemin. Il laisse entrevoir que l'absence, loin d'être jamais comblée, peut être superbement écrite.
Lorsqu?un homme bâtit une maison, il y fait une porte, des fenêtres et une cheminée, de façon à entrer et sortir par la porte pour aller chercher ce qui est nécessaire, de façon à recevoir de la lumière par les fenêtres et de façon que, lorsqu?il allume du feu, la fumée sorte par la cheminée, pour que la maison ne soit pas noircie par la fumée. De la même façon, l?âme qui est installée dans le corps comme dans une maison envoie et reçoit des pensées comme par une porte, les regarde comme par des fenêtres et fait passer leurs forces vers le cerveau ? de même que lorsqu?on allume du feu, la fumée s?en va vers la cheminée ? afin que celui-ci les trie en les examinant. Les pensées sont les causes premières de la science du bien et du mal et les organisatrices de toutes choses et sont appelées pensées. Car les pensées sont les causes premières de la bonté, de la sagesse, de la sottise et des autres faiblesses semblables, de la même façon que les mauvaises pensées sortent du c?ur : voilà ce qu?est la porte de la maison de l?âme. Et c?est pourquoi depuis le c?ur un chemin s?avance vers les éléments avec lesquels l?homme réalise ce qu?il pense. Et les forces des pensées montent vers le cerveau et le cerveau les rassemble, car le cerveau est le principe humide de tout le corps, de même que la rosée humidifie toutes choses. Et lorsque certaines humeurs mauvaises ou fétides se développent chez l?homme, elles envoient vers le cerveau une vapeur nocive.Il n?y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu?il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c?est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d?eux-mêmes, qu?ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.4e de couverture : Lorsqu?un homme bâtit une maison, il y fait une porte, des fenêtres et une cheminée, de façon à entrer et sortir par la porte pour aller chercher ce qui est nécessaire, de façon à recevoir de la lumière par les fenêtres et de façon que, lorsqu?il allume du feu, la fumée sorte par la cheminée, pour que la maison ne soit pas noircie par la fumée. De la même façon, l?âme qui est installée dans le corps comme dans une maison envoie et reçoit des pensées comme par une porte, les regarde comme par des fenêtres et fait passer leurs forces vers le cerveau ? de même que lorsqu?on allume du feu, la fumée s?en va vers la cheminée ? afin que celui-ci les trie en les examinant. Les pensées sont les causes premières de la science du bien et du mal et les organisatrices de toutes choses et sont appelées pensées. Car les pensées sont les causes premières de la bonté, de la sagesse, de la sottise et des autres faiblesses semblables, de la même façon que les mauvaises pensées sortent du c?ur : voilà ce qu?est la porte de la maison de l?âme. Et c?est pourquoi depuis le c?ur un chemin s?avance vers les éléments avec lesquels l?homme réalise ce qu?il pense. Et les forces des pensées montent vers le cerveau et le cerveau les rassemble, car le cerveau est le principe humide de tout le corps, de même que la rosée humidifie toutes choses. Et lorsque certaines humeurs mauvaises ou fétides se développent chez l?homme, elles envoient vers le cerveau une vapeur nocive.Il n?y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui, de même qu?il participe à leur malheur, doit aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âme, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c?est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maîtrise d?eux-mêmes, qu?ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.