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Désiré Sic, l'aventurier enraciné. Récit d'une vie dans le XXe siècle
Miège Colin
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343179582
Le parcours de Désiré Sic (1883-1972) ne fut pas celui d'un héros, mais plutôt d'un homme ordinaire qui a traversé le XXe siècle, en étant impliqué volontairement ou du fait des circonstances dans des événements hors du commun : la colonisation du Maroc, la Première puis la Seconde guerre mondiale... Grâce à l'accumulation obstinée de toutes sortes de documents et la réalisation de milliers de photographies, son itinéraire personnel, depuis l'adolescence dans son village natal d'Entrevaux jusqu'à sa fin, en passant par les champs de bataille de 14-18 ou son engagement contestable pour le régime de Vichy, a pu être retracé avec une grande précision. Il nous révèle un homme complexe, enraciné dans son terroir auquel il reste viscéralement attaché, mais tenté paradoxalement par l'aventure, tiraillé durant toute son existence entre ouverture au monde et repli sur son pré carré. Le récit de cette vie, retracée sans complaisance et dans le souci du contexte historique, nous permet de mieux appréhender certains aspects d'une époque encore proche, mais déjà si éloignée de nos sensibilités.
La politique coloniale et la politique impériale sont deux phénomènes voisins qui souvent coïncident dans l'action d'une puissance, qui parfois sont distincts, voire opposés. Dans cette perspective l'impérialisme colonial de l'Europe contemporaine est sans précédent et sans doute le fait le plus important de la deuxième moitié du XIXe siècle ; il a marqué tous les aspects de la vie de la plupart des sociétés. Le phénomène de décolonisation présente la même importance pour la deuxième moitié du XXe siècle. Une histoire étendue sur un siècle, touchant tous les continents, affectant toutes les formes de l'activité humaine, a donné naissance à une immense production. La décolonisation, l'accession à l'histoire indépendante des nouveaux Etats, l'élargissement même des préoccupations de la recherche ont, ces dernières années, accru et renouvelé des travaux poursuivis désormais non plus seulement dans les pays colonisateurs, mais dans le monde entier.
Si les images de la Première Guerre mondiale sont nombreuses, les photos prises par Désiré Sic, officier dans le génie durant la Grande Guerre, se distinguent tant par leur diversité que par leur qualité. Elles nous livrent des impressions variées : d'abord celles d'hommes engagés dans les lignes du front, mais aussi plus régulièrement dans les travaux de creusement de tranchées et d'abris. La rudesse et la précarité des conditions de vie dans les tranchées sautent aux yeux, même si elles semblent quelque peu atténuées dans les abris ou "cagnas" offrant un confort spartiate. A mesure que la guerre se prolonge apparaît un matériel de plus en plus abondant et perfectionné. Dans un conflit qui s'éternise et qui requiert la mobilisation de tous les moyens disponibles, la logistique prend une place grandissante, et le génie, chargé notamment de l'aménagement des pistes, des abris, des voies ferrées et des ponts, voit son rôle renforcé. Certaines photos peuvent donner l'impression trompeuse d'une vie collective besogneuse et calme. La violence du conflit n'est attestée qu'indirectement par des images de ruines, de sites dévastés, de tranchées chamboulées, auxquelles s'ajoutent celles d'avions abattus et de rares vues éloignées de blessés et de morts. Les lettres et notes de Désiré Sic corrigent cette illusion : les bombardements sont "formidables" et la mort peut frapper à tout moment. Notre photographe n'est pas insensible à l'insolite, lorsqu'il fixe par exemple dans son objectif les mascottes qui viennent distraire le soldat. Les photographies et les documents qu'il a rassemblés constituent un ensemble particulièrement homogène, qui nous aide à mieux appréhender les multiples facettes de cette conflagration qui a tant marqué les nations européennes.
Ce ne sont pas les tentatives d'explication de la communication qui font défaut. Il y a même profusion. Deux grandes catégories se dégagent : d'un côté, les théories générales prétendant tout expliquer à partir du paradigme unique qui les fondent ; d'un autre côté, les discours d'expertise, tout auréolés du prestige qui s'attache désormais aux fonctions de médiation. Les premières, généralement, se placent à un niveau tel que leurs assertions ne sont pas vérifiables ; quant aux seconds, ils s'épuisent à suivre l'effervescence de l'actualité. Or, la communication, émergeant à une période-clé de l'histoire des sociétés occidentales, ne peut être appréhendée ni comme un processus unique, ni comme un phénomène passager ; elle s'insère dans les rapports sociaux existants (au sein de l'entreprise, dans la vie privée, dans la formation, dans l'organisation des loisirs, etc.), elle s'insinue dans les structures politiques et culturelles, mais à chaque fois selon des modalités variables et avec des effets spécifiques. L'image, toute de séduction et de fluidité dont elle entoure les techniques de gestion du social et les " nouvelles " technologies qui se développent en son nom, dissimule en réalité des stratégies complexes et des processus différenciés. La communication, assurément, est un puissant " activeur " des changements sociaux et culturels contemporains. Elle ne saurait être réduite à ses aspects proprement idéologiques. Au-delà, il est temps de remettre à jour quelques-unes des " logiques sociales " qui sont à l'origine de son irrésistible ascension, et de se demander à quoi correspond cette " obligation de communication " qui, de proche en proche, gagne toutes les institutions sociales. Le présent volume, publié pour la première fois en 1989, sous-titré aujourd'hui Logiques sociales, est désormais suivi d'un second tome: La communication entre l'industrie et l'espace public. Ce second volume envisage des questions comme l'importance des industries de programmes ; les relations entre télécommunication informatique et audiovisuelle ; le morcellement de l'espace public et la médiatisation de la communication par les objets techniques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.