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SOCIETE CONQUISE PAR LA COMMUNICATION (LA) T1
MIEGE B
PU GRENOBLE
21,30 €
Épuisé
EAN :9782706103285
Ce ne sont pas les tentatives d'explication de la communication qui font défaut. Il y a même profusion. Deux grandes catégories se dégagent : d'un côté, les théories générales prétendant tout expliquer à partir du paradigme unique qui les fondent ; d'un autre côté, les discours d'expertise, tout auréolés du prestige qui s'attache désormais aux fonctions de médiation. Les premières, généralement, se placent à un niveau tel que leurs assertions ne sont pas vérifiables ; quant aux seconds, ils s'épuisent à suivre l'effervescence de l'actualité. Or, la communication, émergeant à une période-clé de l'histoire des sociétés occidentales, ne peut être appréhendée ni comme un processus unique, ni comme un phénomène passager ; elle s'insère dans les rapports sociaux existants (au sein de l'entreprise, dans la vie privée, dans la formation, dans l'organisation des loisirs, etc.), elle s'insinue dans les structures politiques et culturelles, mais à chaque fois selon des modalités variables et avec des effets spécifiques. L'image, toute de séduction et de fluidité dont elle entoure les techniques de gestion du social et les " nouvelles " technologies qui se développent en son nom, dissimule en réalité des stratégies complexes et des processus différenciés. La communication, assurément, est un puissant " activeur " des changements sociaux et culturels contemporains. Elle ne saurait être réduite à ses aspects proprement idéologiques. Au-delà, il est temps de remettre à jour quelques-unes des " logiques sociales " qui sont à l'origine de son irrésistible ascension, et de se demander à quoi correspond cette " obligation de communication " qui, de proche en proche, gagne toutes les institutions sociales. Le présent volume, publié pour la première fois en 1989, sous-titré aujourd'hui Logiques sociales, est désormais suivi d'un second tome: La communication entre l'industrie et l'espace public. Ce second volume envisage des questions comme l'importance des industries de programmes ; les relations entre télécommunication informatique et audiovisuelle ; le morcellement de l'espace public et la médiatisation de la communication par les objets techniques.
Ce livre explore les discours des professionnels de l'industrie audiovisuelle aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Celle-ci a longtemps été étudiée, ses conditions de travail analysées et ses textes minutieusement examinés ; mais qu'est-ce qui motive l'industrie TV ? Qu'est-ce que le "succès" pour les personnes y travaillant ? Comment appréhendent-elles cette notion ainsi qu'elles-mêmes, au sein de ce secteur ? Au travers d'entretiens inédits avec des experts, du producteur de Game of Thrones au scénariste de Dr. House, du Dr. Baltar de Battlestar Galactica au créateur de Magnum, Code Quantum ou NCIS et à celui des Tudors et de Vikings, en passant par la créatrice des costumes d'X Files et le compositeur du Caméléon, ou par des responsables à la BBC, ABC ou ITV Studios, et bien d'autres encore, cet ouvrage analyse la perception du pouvoir et de ses détenteurs, les discours industriels du succès au sein des différentes composantes de l'industrie, et enfin, les mesures personnelles de succès de ses membres.
Sur une grande partie de la planète, la question des industries créatives est désormais inscrite à l'agenda des politiques publiques des collectivités territoriales, des Etats et des grandes organisations internationales. Et pourtant, les réalisations auxquelles elles ont donné lieu n'ont pas connu que des succès depuis leur émergence, en Grande-Bretagne, au milieu des années quatre-vingt-dix. Quant aux justificatifs avancés pour les soutenir, émanant suivent d'experts ou de publicistes, ils méritent pour le moins d'élire discutés. Les auteurs ont choisi d'appréhender ces nouvelles industries sous l'angle des industries culturelles et médiatiques, dont ils sont des spécialistes, et dont les traits spécifiques remontant à plus de deux siècles se sont renforcés depuis quarante ans. Cette grille de lecture les conduit à tester la consistance des filières en place. (livre, musique enregistrée. cinéma et audiovisuel, information de presse) à identifier deux filières nouvelles (les jeux vidéo et l'info-médiation), et à envisager les transversalités avec les autres filières composant les industries créatives (mode. biens de luxe. artisanat d'art, etc.), ainsi qu'avec certaines autres branches industrielles en cours de "culturisation" Ils montrent que trois paradigmes jouent un rôle central dans les mutations en cours : convergence, collaboration et création et ils imputent l'essentiel de ces mutations à l expansion récente et brutale des géants mondiaux de la communication, positionnés au niveau de l'intermédiation, entre la conception-production des produits et leur consommation, sans pour autant offrir des contenus culturels et informationnels nouveaux. Simples mutations ou bouleversements de grande ampleur ? Toujours est-il que la thèse de cet ouvrage est que les changements en cours s'inscrivent dans un mouvement d'industrialisation des biens symboliques qui s'étend au-delà des activités culturelles reconnues.
Les Tic (techniques de l'information et de la communication) ne sont plus nouvelles. La micro-informatique, la téléphonie mobile, l'internet, les sites web, et les contenus qui leur sont associés, sont maintenant présents dans tous les champs sociaux et dans tous les domaines d'activité, avec des inégalités d'accès et d'utilisation qui ne sont pas prêtes de s'estomper. Leur développement semble répondre à une poussée technologique irrésistible. Les choses, cependant, ne vont pas aussi simplement; et, aux déterminations techniques, s'ajoutent divers procès sociaux contribuant à leur ancrage dans la société; sept de ces procès sont au c?ur du présent ouvrage. Les Tic - en tant qu'innovations sociotechniques - résultent ainsi de dépendances et de déterminations croisées entre l'ordre de la technique et le social. Ce faisant, l'auteur marque ses distances avec certaines approches qui, centrées sur la formation des usages sociaux, et se focalisant presque exclusivement sur les relations (fascination, appropriation, identification, rejet, etc.) des usagers-consommateurs avec les outils, en arrivent à négliger des mouvements essentiels dans la diffusion des Tic. Il opte pour une approche résolument communicationnelle, mettant en évidence les mutations et les changements à l'?uvre dans nos actions communicationnelles quotidiennes.