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Barcelone. Mémoire et identité 1830-1930
Michonneau Stéphane
PU RENNES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782753504813
Comment les Barcelonais sont-ils devenus Catalans ? La question peut paraître provocatrice. Pourtant, entre le moment où l'Etat libéral se construit et la veille de la Guerre civile, Barcelone connaît un bouleversement identitaire sans précédent qui change sa manière de se sentir catalane. Les politiques de mémoire, c'est-à-dire l'ensemble des usages politiques du passé, offrent un point de vue original sur ce phénomène : à l'aide de monuments commémoratifs et de plaques de rue, de nouvelles références au passé racontent une autre histoire de la Catalogne et de l'Espagne. Mais la détermination d'une mémoire hégémonique, avalisée par les autorités locales, est l'objet d'innombrables conflits politiques que ce livre se propose de décrire. C'est au fond à une évocation inédite de Barcelone. de sa vie politique, sociale et culturelle que le lecteur est invité ici. Au-delà de celle histoire, il reste une passion " statuomaniaque ", qu'il s'agit de comprendre. Une sociologie de la mémoire conduit à décrypter les fondements de la société commémorante, cette partie de la société catalane qui prend en charge pour l'ensemble de la collectivité la gestion des souvenirs collectifs. Qui sont les entrepreneurs de mémoire ? Quelles stratégies déploient-ils pour plier l'ensemble de la société à l'exercice du souvenir ? A quelle époque est née la commémoration ? Quel intérêt les Barcelonais de la fin du XIXe siècle trouvent-ils à multiplier les rites commémoratifs ? Quel sens ce geste revêt-il à leurs yeux ? Quel rapport existe entre la commémoration et les différentes formes de mobilisation collective qui surgissent au XIXe siècle, telles la grève et la manifestation ? Quels sont les lieux urbains privilégiés de cette activité mémorielle ? A travers ces questions, on constate que la mémoire n'est pas seulement un discours sur le passé d'un groupe mais aussi une pratique sociale ancrée clans une époque. Barcelone, mémoire et identité est un essai d'histoire de la mémoire qui tente de saisir les lentes variations du rapport social au passé.
Résumé : Pour Darcis, auditeur chevronné, la mission s'annonce mal ! Rien ne lui sera épargné : incendie criminel, secrets gardés bien au chaud dans l'entreprise, motivations inavouables, connivences coupables, femmes (presque) fatales... L'auteur, Henri Mitonneau, vous entraîne au coeur de l'entreprise. Aux côtés de ses héros, vous allez suivre pas à pas la démarche de l'auditeur-détective, jusqu'au dénouement de l'affaire... Et tout au long de l'histoire, vous en profiterez pour enrichir votre expérience et votre savoir-faire d'auditeur. Car, vous vous en doutez, L'auditeur qui en savait trop... n'est pas un roman policier ordinaire. Il est suivi d'une analyse que Henri Mitonneau appelle " l'autopsie de l'audit ". Car au fil des pages, les auditeurs-lecteurs sont confrontés à des problèmes et à des dilemmes qui se poseront à eux un jour ou l'autre. Grâce à son expérience, l'auteur expose les situations, les analyse et propose des solutions efficaces. Ce livre au concept original s'adresse bien sûr aux auditeurs, consultants et formateurs. Mais il sera également très utile aux responsables d'entreprise auxquels il confirmera que l'audit n'est pas une inquisition, mais un véritable travail de coopération dans un but commun : améliorer les performances. Ils y trouveront aussi matière à mieux préparer leurs équipes avant l'audit.
Résumé : Se promener le long d'une plage ; heurter une bouteille jetée à la mer par un inconnu, il y a près de cinquante ans ; l'ouvrir, piqué par la curiosité ; se croire, au départ, le simple passeur d'une histoire qui n'est pas la sienne ; puis, se laisser gagner par la lecture de cet ouvrage inédit ; mener des recherches pour comprendre : voilà mon histoire. Cette bouteille que je n'ai pas eu le courage de rejeter, ce sont deux gros volumes verts cousus main dont j'apprends fortuitement l'existence par un courrier, le 22 décembre 2001. Retrouvées dans le grenier d'un pasteur du sud-est de la France, ces cinq cents pages écrites en castillan resurgissent après cinquante ans d'oubli. Elles s'avèrent être l'un des premiers témoignages, capital, du système concentrationnaire franquiste. Sans le vouloir, je suis happé par le mystère de cette présence du passé qui est mémoire. Qui est l'auteur ? Quelle est l'histoire de ce manuscrit ? Par quel étrange chemin s'est-il retrouvé sur mon bureau ? Que raconte ce récit qui s'affiche comme un roman historique ? Que puis-je en faire en historien ? Pendant dix ans, je mène une enquête décousue, pleine de pièges et de rebondissements. Unique lecteur de cette oeuvre oubliée, je comprends bientôt que, malgré moi, je fais partie de cette histoire. Mais alors, comment la raconter sans remettre en question ce que je croyais savoir de mon métier d'historien ? Histoire d'une enquête où l'enquêteur devient l'enquêté.
Résumé : Cet essai résulte d?une volonté de revenir sur la double injustice dont a souffert la réception scandaleuse de la première partie de l??uvre de Colette jusqu?au brusque revirement que l?on peut situer dans les années 1920. Colette : par-delà le bien et le mal ? propose une réflexion sur la légitimité des critères moraux sur lesquels reposait ce procès d?intention. Et donc, une relecture particulièrement attentive - et pourquoi pas recréatrice - de l??uvre de Colette. Mais d?abord, qu?est-ce que la morale ? " C?est l?ensemble des règles de conduite considérées comme bonnes de façon absolue " (Petit Robert). Pourtant, l?absolu n?existe pas? et soulève des interrogations telles que : qu?est-ce que le Bien ? Qu?est-ce que le Mal ? Colette nous aidera à y répondre?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.