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UN RECIT MEMORABLE
MICHONNEAU STEPHANE
PUB SORBONNE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782859449858
Se promener le long d'une plage ; heurter une bouteille jetée à la mer par un inconnu, il y a près de cinquante ans ; l'ouvrir, piqué par la curiosité ; se croire, au départ, le simple passeur d'une histoire qui n'est pas la sienne ; puis, se laisser gagner par la lecture de cet ouvrage inédit ; mener des recherches pour comprendre : voilà mon histoire. Cette bouteille que je n'ai pas eu le courage de rejeter, ce sont deux gros volumes verts cousus main dont j'apprends fortuitement l'existence par un courrier, le 22 décembre 2001. Retrouvées dans le grenier d'un pasteur du sud-est de la France, ces cinq cents pages écrites en castillan resurgissent après cinquante ans d'oubli. Elles s'avèrent être l'un des premiers témoignages, capital, du système concentrationnaire franquiste. Sans le vouloir, je suis happé par le mystère de cette présence du passé qui est mémoire. Qui est l'auteur ? Quelle est l'histoire de ce manuscrit ? Par quel étrange chemin s'est-il retrouvé sur mon bureau ? Que raconte ce récit qui s'affiche comme un roman historique ? Que puis-je en faire en historien ? Pendant dix ans, je mène une enquête décousue, pleine de pièges et de rebondissements. Unique lecteur de cette oeuvre oubliée, je comprends bientôt que, malgré moi, je fais partie de cette histoire. Mais alors, comment la raconter sans remettre en question ce que je croyais savoir de mon métier d'historien ? Histoire d'une enquête où l'enquêteur devient l'enquêté.
Belchite, bourg situé à 40 kilomètres au sud-est de Saragosse, a été un lieu de combats extrêmement violents entre les républicains et les nationalistes pendant la guerre civile espagnole. Y cohabitent désormais deux espaces. Le village détruit, en ruines, et conservé depuis dans son état originel. Et, en contrebas, le nouveau bourg dans lequel la population a été transférée entre 1940 et 1963 et où vit désormais " une petite communauté rurale en sursis ". Vitrine du franquisme, Belchite est le lieu à partir duquel Franco avait annoncé en 1938 la construction d'un monde nouveau sur les débris de l'ancien. Stéphane Michonneau analyse les usages politiques, sociaux et culturels de ces ruines. Les mémoires, les émotions s'entrechoquent dans ce village fantôme où les morts semblent continuer à dialoguer avec les vivants. L'auteur nous invite à parcourir ce site où le passé est à fleur de sol et à comprendre la place de Belchite dans les grands lieux de mémoire de l'Espagne contemporaine.
Résumé : Cet essai résulte d?une volonté de revenir sur la double injustice dont a souffert la réception scandaleuse de la première partie de l??uvre de Colette jusqu?au brusque revirement que l?on peut situer dans les années 1920. Colette : par-delà le bien et le mal ? propose une réflexion sur la légitimité des critères moraux sur lesquels reposait ce procès d?intention. Et donc, une relecture particulièrement attentive - et pourquoi pas recréatrice - de l??uvre de Colette. Mais d?abord, qu?est-ce que la morale ? " C?est l?ensemble des règles de conduite considérées comme bonnes de façon absolue " (Petit Robert). Pourtant, l?absolu n?existe pas? et soulève des interrogations telles que : qu?est-ce que le Bien ? Qu?est-ce que le Mal ? Colette nous aidera à y répondre?
Mironneau Paul ; Pébay-Clottes Isabelle ; Menges-M
Le château de Pau doit d'abord sa célébrité à la naissance en ses murs, le 13 décembre 1553, du futur roi de France et de Navarre Henri IV. Cet événement marque durablement le lieu, son histoire et les collections qui s'y trouvent réunies, révélant un personnage de premier plan, auquel ce guide redonne toute sa place. D'autres grandes figures y sont évoquées : Gaston Fébus, le Comte Soleil, Henri d'Albret, roi de Navarre, et Marguerite d'Angoulême, soeur de François le roi de France, ou encore Louis-Philippe, qui, chacun en son temps, transformèrent l'ancien château fort, mais aussi Abd el-Kader, qui, en 1848, y fut retenu et dont le souvenir reste bien vivant. L'évolution du monument et de son architecture invite à la découverte des décors sculptés comme à celle des jardins, de la Renaissance à l'âge romantique, de la terrasse qui s'ouvre à la vue majestueuse sur les Pyrénées au portique d'entrée néo-Renaissance construit côté ville sous Napoléon III. La description des collections, sous des aspects variés, offre au visiteur et au lecteur un aperçu du riche apparat décoratif, ainsi que de nombreuses facettes de la représentation du roi Henri IV, un héros étonnamment populaire qui n'a cessé d'inspirer les artistes.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.