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REPRESENTER LE PATRONAT EUROPEEN. FORMES D'ORGANISATION PATRONALE ET MODES D'ACTION EUROPEENNE
Michel Hélène
PETER LANG AG
50,10 €
Épuisé
EAN :9782875740571
L'emprise des milieux d'affaires sur le cours de la construction européenne est un fait tellement bien admis qu'il a conduit les observateurs à ne voir dans les organisations patronales que des groupes de pression et à délaisser l'histoire et la sociologie du syndicalisme patronal européen. Or ce syndicalisme patronal, qui plus est européen, ne va pas de soi. Comment les intérêts patronaux peuvent-ils être représentés et défendus comme " européens " alors qu'ils sont très hétérogènes et qu'ils ne sont pas également affectés par la construction européenne ? Comment des organisations parviennent-elles à faire entendre la voix d'un patronat européen ? Comment cette représentation s'articule-t-elle avec des formes nationales et internationales de représentation ? Comment les représentants patronaux participent-ils à la politique européenne ? Les neuf chapitres de l'ouvrage collectif répondent à ces questions en étudiant les histoires tout à la fois nationales et européennes d'organisations (Businesseurope, CEEP, UEAPME, CNPF/Medef) et les différentes formes de représentation des entreprises et des patrons européens. L'étude de la genèse et de la structuration d'organisations patronales européennes montre le rôle qu'elles jouent dans l'histoire de la construction européenne et la place qu'elles ont acquises dans le fonctionnement de l'Union européenne.
Voyageuse dans l'âme mais aussi dans la vie réelle ayant parcouru une partie du globe, Hélène Michel nous fait profiter de son inspiration et d'une sagesse parfois ironique et drôle d'un esprit particulièrement jeune. Hélène Michel (1911-2017) a écrit ce recueil poétique à l'âge de 102 ans. Fille d'un grand helléniste, Pierre Raingeard, auteur de "Hermès Psychagogue", elle grandit au sein d'une ambiance humble et cultivée. Les écrits d'Hélène Michel sont nombreux mais ne seront jamais édités. Ses amis l'encouragent alors à publier un petit recueil de poèmes et de textes écrits pour certains il y cinquante ans et pour d'autres, les dernières années de sa vie. Ce livre a été primé Médaille d'Argent au concours littéraire des Jeux Floraux de Toulouse.
Michel Hélène ; Lévêque Sandrine ; Contamin Jean-G
Ancien.nes étudiant.es, doctorant.es devenu.es docteur.es, collègues et ami.es, sociologues, politistes et historien.nes ont souhaité rendre hommage à Michel Offerlé par cet ouvrage. Plus d'une soixantaine de contributions rappellent combien son oeuvre, mais aussi sa personne, ont compté pour elles et pour eux. Est dévoilée ainsi un peu de la personnalité de celui qui leur a donné le goût de la recherche sans les enfermer dans une "école" de science politique. A la manière d'un dictionnaire, dans un format original, l'ouvrage rassemble 71 notices qui reviennent sur un concept, un objet scientifique (ou non), un livre ou un article. Depuis "acte de vote" jusqu'à "vote des patrons", en passant par "socialisme municipal" ou "organisations patronales", sans oublier "SHIP", "Genèses et collection socio-histoires", elles produisent des Mélanges d'un genre nouveau, non conventionnel et foisonnant. Une bibliographie de Michel Offerlé et un retour sur son itinéraire par lui-même complètent cet abécédaire. L'ensemble donne à voir les transformations de la science politique au tournant du XXIe siècle. Il permet de prendre la mesure de l'originalité d'une oeuvre qui place l'interdisciplinarité et le terrain au coeur de la démarche du chercheur et de l'enseignant.
La socialisation européenne a très tôt été pensée comme un processus de conversion à la construction communautaire, affectant principalement les dites nationales exposées aux institutions et négociations bruxelloises. Cette interprétation tant politique que scientifique a pu séduire les promoteurs d'une Europe fédérale. A contrario, elle a pu susciter crainte ou déni chez ses détracteurs. Elle a surtout conduit les spécialistes de l'intégration européenne à opposer les manières nationales de faire et de penser aux manières communautaires, faisant ainsi l'économie d'une définition du " national " et de l'" européen " et d'une analyse des processus de production et de transmission des savoirs et savoir-faire qui seraient spécifiques à cet espace politique et institutionnel. Peut-on ainsi opposer des pratiques dites communautaires aux pratiques dites nationales, voire simplement les distinguer ? Peut-on assimiler les pratiques communautaires à des attitudes pro-intégrationnistes ? Peut-on faire l'impasse sur l'histoire sociale qui s'actualise dans ces pratiques ? A ces questions, les contributions réunies dans cet ouvrage répondent par la négative. Les enquêtes sociologiques menées auprès de hauts fonctionnaires, de députés européens, de représentants d'intérêts, de syndicalistes, de journalistes, d'experts montrent comment pratiques nationales et pratiques communautaires s'enchâssent les unes dans les autres et combien les identités sociales jouent un rôle déterminant dans la rencontre et le rapport à l'Europe. A cet égard, l'analyse du processus de socialisation à l'Europe passe aussi par une analyse des modes de sélection et d'accès à l'Europe.
Michel Puech, philosophe et pratiquant de karaté, et Hélène Wang, passionnée de kung-fu, portent un autre regard sur les postures fondamentales des arts martiaux. Car, au-delà du combat, ces postures impactent notre manière d?être au quotidien, dans notre vie personnelle et professionnelle. Elles changent notre vision du monde, notre relation aux autres et elles permettent le perfectionnement de soi. 14 postures clés sont ainsi abordées : esquiver, donner un cadre, gérer sa peur, rester humble, prendre confiance, déstabiliser son adversaire ou en faire un partenaire, s?engager totalement, rester disponible pour tous les possibles, lâcher prise pour atteindre sa cible... Des témoins, pratiquants de chaque art martial, apportent leur éclairage sur les postures et leur dimension culturelle et sociale.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.