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Utopies voyageuses. Eloge de l'autonomadie
Michel Franck
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343146577
Le voyage et l'utopie sont étroitement liés. En parcourant le monde, l'envie de le changer ou de le bonifier augmente et s'ajoute au bonheur de le découvrir et de mieux le connaître. Le simple fait de partir est déjà un heureux déclencheur de prise de conscience de la fureur ambiante et des injustices prégnantes. Larguer les amarres, c'est miser sur un nouveau cap, à passer et à dépasser. Voyager, c'est circuler avec et dans tous les sens. Pour rencontrer les hôtes et les autres. Des exilés aux expatriés, l'utopie est au voyage ce que les épices sont à la cuisine : le bon goût de l'ailleurs. Une brèche à l'horizon. Voyage et utopie font bon ménage lorsque le périple relève plus de l'expérience que de l'excursion. Quand le voyage mue en tourisme, la part d'utopie s'effrite jusqu'à disparaître. En s'organisant, le tourisme s'éloigne de l'utopie, car il ne laisse plus de place au merveilleux, à l'imprévu, à l'inconnu, et donc à la véritable rencontre. Le touriste, bardé de technologie, préfère l'ordre au désordre. L'utopie, quand elle ne lui fait pas peur, l'encombre plus qu'elle ne l'attire. Cet essai fait l'éloge de l'autonomadie, une forme d'utopie. Au programme, une réflexion globale sur le voyage doux et la place de l'utopie sur nos routes, en faisant la part belle aux voyages lents, à pied et à vélo. Bon voyage sur les sentiers de l'utopie !
Ce livre offre un regard transversal sur les écritures de voyage. Appuyant son argumentation sur une approche anthropologique, l'auteur nous propose un inventaire de ces productions scripturales que de nombreux voyageurs réalisent le long de leur itinérance. Deux axes sont ainsi présentés : d'un côté un ensemble d'écritures, de traces et de marques réalisé pendant le voyage - carnets, livres d'or, graffitis, tatouages, blogs -, de l'autre une écriture singulière, une écriture de l'après-voyage, celle de la correspondance avec les célèbres guides de Lonely Plane. Cet ouvrage se situe entre deux terrains de l'anthropologie - tourisme et écriture - et permet de révéler les diverses raisons et fonctions graphiques des écritures de voyage. Il interroge sur le passage de ces écritures ludiques et désinvoltes à une écriture sur soi révélant tout autant les représentations de voyage que les nécessités de cette rencontre avec soi et avec l'autre.
Entre analyses pertinentes et bouffées délirantes, cet essai décrypte l'univers du voyage dans un monde à l'arrêt. L'auteur, anthropologue autonomade, se promène entre l'ailleurs et l'ici, abordant les sujets les plus sérieux et les plus futiles. Il partage ses pensées buissonnières autour de nos trips qui ne passent plus et autres nomadismes contrariés. Ouvrage de chroniques sur les tourismes en voie de mutation ou de disparition, on y porte également un regard acéré sur notre planète dévastée mais à la merci du capitalisme. L'auteur entend balayer devant sa porte mais aussi jusque dans les moindres recoins du monde pour débusquer les inepties du tourisme contemporain, les incohérences des voyages dans toutes ses variantes. Au-delà, c'est un état des lieux du monde en 2020, à l'ère de la Covid-19, qu'il nous présente. Sur l'avant, le pendant et l'après-pandémie. Le nomadisme a-t-il un avenir à l'heure où la peur gangrène toutes les sociétés ? Dans cette centaine de chroniques toujours en mouvement, chacune et chacun pourront puiser matière à repenser et remodeler le monde du voyage autrement. Y puiser aussi l'envie de voyager malgré tout, le courage de s'indigner quand il faut, la force de se révolter toujours, et pourquoi pas, le bon plaisir de lire. Pour s'informer, s'insurger, se marrer. De l'année 2020, il n'y a donc rien à garder. Sauf peut-être ce livre.
Le tourisme - son essor, son succès, son impact - fascine autant qu'il intrigue les chercheurs en sciences sociales comme les voyagistes ou les professionnels des métiers du tourisme. Les touristes sont toujours plus nombreux à découvrir la diversité et la richesse du patrimoine culturel et naturel de la planète ; ils sont aussi de plus en plus spécifiques, différents, exigeants. Les sociétés émettrices et surtout réceptrices vivent désormais souvent grâce aux subsides du tourisme international, une situation nouvelle et fort délicate qui, même si elle peut s'avérer globalement bénéfique, n'est pas sans poser un certain nombre de problèmes et plus encore d'interrogations sur l'avenir des populations concernées et leurs opportunités en matière de développement durable. Dans cet ouvrage collectif, rassemblant une vingtaine d'articles (soit publiés précédemment dans la revue Histoire et Anthropologie, soit totalement inédits), quinze auteurs - francophones et anglo-saxons (anthropologues, géographes, sociologues, historiens) - s'intéressent aux questions de culture et de développement touristique, aux implications culturelles, économiques, politiques et sociales engendrées par un secteur touristique en pleine activité. A l'aide d'études de terrain précises (Sénégal, Cuba, Thaïlande, Ladakh, Bali et pays Toraja en Indonésie...) et d'analyses ou de synthèses originales (l'écotourisme, l'aventure, le développement, le tourisme sexuel, les congés payés...), l'ouvrage offre au lecteur, spécialisé ou non, un premier panorama complet d'une anthropologie du tourisme à la française, en pleine effervescence. Mieux préparer l'avenir du tourisme, la culture touristique, et les sociétés qui se destinent à accueillir les voyageurs, exige de la part des chercheurs comme de tous les migrants, volontaires ou non, une meilleure compréhension et connaissance du tourisme et de sa place ambiguë entre tradition et modernité.
L'archipel indonésien comprend 17 508 îles et îlots ; il regroupe plus de 200 " minorités ethniques " et au moins 300 dialectes et langues locales, sans évoquer la partie (encore) indonésienne de la Nouvelle-Guinée... La République d'Indonésie est en outre le plus vaste pays musulman de la planète. Tout cela est aujourd'hui remis en cause par la fragile ouverture démocratique de cet immense pays à l'allure d'un continent et encore accentué par les événements tragiques ayant mené le Timor-Oriental sur le sinueux chemin de l'indépendance. Nombreux sont désormais ceux - locaux et étrangers - qui considèrent qu'il vaudrait mieux repartir de zéro et " construire " des Etats-Unis d'Indonésie, avec de petites entités prospères et autonomes, plutôt que de se tenir à l'idée d'Etat-nation d'une Indonésie une et indivisible mais pauvre et instable... Le rêve de grandeur et de puissance s'estompe à la vue de perspectives économiques et sociales plus réjouissantes, mais les tenants de la voie nationaliste semblent encore avoir de beaux jours devant eux. Même s'ils paraissent désormais comptés ! D'aucuns souhaitent une solution russo-soviétique " à la Gorbatchev " là où d'autres s'inquiètent d'une " balkanisation " à l'image de la Yougoslavie démembrée. Le mot " fédéralisme " est sur toutes les lèvres mais rarement de bon cœur. Toutefois, le désir de vivre mieux et en paix l'emporte graduellement sur celui de vivre ensemble à tout prix. Y compris celui de l'horreur, comme à Timor, à Aceh ou aux Moluques... Engagée sous l'impulsion d'un président élu et authentiquement démocrate, la nouvelle voie indonésienne paraît finalement ouverte tant en direction d'une démocratie " à l'orientale " aux contours encore incertains que vers des lendemains aussi prometteurs que dangereux ! L'Indonésie saura-t-elle définitivement sortir de l'autoritarisme en entrant dans le nouveau millénaire ?
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.