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Tourismes, touristes, sociétés
Michel Franck
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782738464446
Le tourisme - son essor, son succès, son impact - fascine autant qu'il intrigue les chercheurs en sciences sociales comme les voyagistes ou les professionnels des métiers du tourisme. Les touristes sont toujours plus nombreux à découvrir la diversité et la richesse du patrimoine culturel et naturel de la planète ; ils sont aussi de plus en plus spécifiques, différents, exigeants. Les sociétés émettrices et surtout réceptrices vivent désormais souvent grâce aux subsides du tourisme international, une situation nouvelle et fort délicate qui, même si elle peut s'avérer globalement bénéfique, n'est pas sans poser un certain nombre de problèmes et plus encore d'interrogations sur l'avenir des populations concernées et leurs opportunités en matière de développement durable. Dans cet ouvrage collectif, rassemblant une vingtaine d'articles (soit publiés précédemment dans la revue Histoire et Anthropologie, soit totalement inédits), quinze auteurs - francophones et anglo-saxons (anthropologues, géographes, sociologues, historiens) - s'intéressent aux questions de culture et de développement touristique, aux implications culturelles, économiques, politiques et sociales engendrées par un secteur touristique en pleine activité. A l'aide d'études de terrain précises (Sénégal, Cuba, Thaïlande, Ladakh, Bali et pays Toraja en Indonésie...) et d'analyses ou de synthèses originales (l'écotourisme, l'aventure, le développement, le tourisme sexuel, les congés payés...), l'ouvrage offre au lecteur, spécialisé ou non, un premier panorama complet d'une anthropologie du tourisme à la française, en pleine effervescence. Mieux préparer l'avenir du tourisme, la culture touristique, et les sociétés qui se destinent à accueillir les voyageurs, exige de la part des chercheurs comme de tous les migrants, volontaires ou non, une meilleure compréhension et connaissance du tourisme et de sa place ambiguë entre tradition et modernité.
Le voyage et l'utopie sont étroitement liés. En parcourant le monde, l'envie de le changer ou de le bonifier augmente et s'ajoute au bonheur de le découvrir et de mieux le connaître. Le simple fait de partir est déjà un heureux déclencheur de prise de conscience de la fureur ambiante et des injustices prégnantes. Larguer les amarres, c'est miser sur un nouveau cap, à passer et à dépasser. Voyager, c'est circuler avec et dans tous les sens. Pour rencontrer les hôtes et les autres. Des exilés aux expatriés, l'utopie est au voyage ce que les épices sont à la cuisine : le bon goût de l'ailleurs. Une brèche à l'horizon. Voyage et utopie font bon ménage lorsque le périple relève plus de l'expérience que de l'excursion. Quand le voyage mue en tourisme, la part d'utopie s'effrite jusqu'à disparaître. En s'organisant, le tourisme s'éloigne de l'utopie, car il ne laisse plus de place au merveilleux, à l'imprévu, à l'inconnu, et donc à la véritable rencontre. Le touriste, bardé de technologie, préfère l'ordre au désordre. L'utopie, quand elle ne lui fait pas peur, l'encombre plus qu'elle ne l'attire. Cet essai fait l'éloge de l'autonomadie, une forme d'utopie. Au programme, une réflexion globale sur le voyage doux et la place de l'utopie sur nos routes, en faisant la part belle aux voyages lents, à pied et à vélo. Bon voyage sur les sentiers de l'utopie !
De nos jours, partout sur la planète, l'identité contribue au développement touristique autant que le tourisme participe, pour sa part, à la refondation des identités. Entre disparition et nouveau départ avancé, les sociétés, toutes actuellement plongées dans des formes de changements rapides — souhaités ou imposés, maîtrisés ou subis — s'inscrivent peu ou prou dans ce dilemme difficilement gérable : comment se touristifier sans perdre son âme ? Ou comment le développement touristique — qu'il soit d'ailleurs dit durable ou non — peut-il s'accommoder des identités locales, sans les altérer définitivement, et finalement bouleverser la vie des populations autochtones visitées ? Les réponses ne sont pas simples... Nombre de chercheurs et de professionnels du voyage ne croient plus guère, ni à une improbable "révolution touristique", ni au tourisme perçu comme un "passeport pour le développement" dans le cas des pays pauvres. Ils se contentent alors de "gérer" au mieux un développement qui porte plutôt mal son nom. Les initiateurs de ce projet d'ouvrage sont convaincus qu'il n'est pas (encore) trop tard pour rediriger le tourisme vers d'autres territoires, ouvrir de nouvelles pistes, explorer d'autres initiatives et recherches. La réflexion sur le voyage et sur les formes de nos mobilités contemporaines, tout comme le respect des identités culturelles — toujours en mouvement — constituent un préalable à l'introduction de nouveaux itinéraires touristiques. Les contributions réunies dans ce volume confrontent les identités locales placées devant le défi et l'ingérence du tourisme international. Quatorze auteurs, tous chercheurs en tourisme issus de différentes disciplines, apportent ici des éclairages originaux sur cette délicate "rencontre" entre tourisme et identité, entre univers des voyages et cultures du monde.
Dans ce recueil, l'auteur nous invite à revisiter douze destinations connues ou méconnues, plus authentiques qu'exotiques, toutes emblématiques à plusieurs titres. Des lieux de culture à redécouvrir par l'intermédiaire d'autres voies et à revoir avec d'autres yeux. Franck Michel propose ici douze regards personnels, instructifs ou subversifs, toujours subjectifs, parfois peut-être les trois à la fois, qui sont avant tout des notes de voyage, complétées d'observations historiques, socio-anthropologiques et géoculturelles, et d'analyses pour déchiffrer l'actualité d'un monde toujours plus complexe. L'essai tente également de dessiner quelques motifs d'avenir, de décrypter quelques raisons d'espérer, le tout nourri de nos désirs d'ailleurs presque intacts, malgré la crise, le mal-être, et tous les déclins annoncés... Toujours en lien avec le voyage, les voyageurs, le tourisme, la découverte, la rencontre, ces douze immersions sur des terres d'un éternel Nouveau monde ou d'un Orient lointain et largement impénétrable sont aussi un appel à l'aventure humaine, une invitation au voyage, ainsi qu'une occasion de repenser le monde autrement, avec plus d'ouverture et moins d'oeillères, à l'heure où notre monde semble se refermer à l'altérité, se barricader derrière les peurs entretenues par ses propres contemporains et à se recroqueviller autour de nouvelles guerres de clochers. La lecture aussi devient une forme d'évasion nécessaire. Salutaire. L'histoire des lieux est incontournable mais l'imaginaire des ailleurs ne l'est pas moins. On pourra commencer par ces carnets au détour des routes, à mettre entre toutes les mains, celles des voyageurs comme de celles des plus sédentaires, à se frotter les yeux, et à rêver d'autres horizons. D'autres possibles.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.