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Aby Warburg et l'image en mouvement. 3e édition revue et augmentée
Michaud Philippe-Alain
MACULA
31,01 €
Épuisé
EAN :9782865890576
Voici le premier livre en français sur Aby Warburg (1866-1929). Fondateur de la discipline iconologique, créateur du prestigieux institut qui porte son nom, Warburg a compté parmi ses disciples les plus célèbres historiens d'art du siècle : E. Panofsky, E. Wind, F. Saxl...Avec Warburg, l'histoire de l'art n'opère plus aux confins de l'anthropologie : elle en est une catégorie. Plutôt que leur beauté, il met en évidence l'efficacité des images. Ses mots clés sont : survivance, empathie, animisme, totémisme...A trente ans, en 1896, par un geste raisonné de rupture, il se rend chez les Hopis du Nouveau-Mexique. Etrange parcours mélancolique d'un historien qui va trouver dans les rituels des Indiens pueblos les réponses aux énigmes que lui posait la Renaissance de l'Occident.A partir de 1924, Warburg élabore avec son Atlas intitulé Mnémosyne une «histoire de l'art sans texte» qui procède par juxtaposition de documents empruntés à tous les champs du savoir, esquisse mystérieuse d'un nouveau type d'exposé et d'exposition, loin des généalogies établies.L'ouvrage de Philippe-Alain Michaud n'est pas seulement un livre sur Warburg, c'est un livre avec Warburg - dont il prolonge les intuitions en introduisant dans son analyse le daguerréotype, les expériences de Marey, le cinéma primitif, la danse de Loïe Fuller, toutes pratiques qui affleurent dans l'interprétation warburgienne des images et qui en éclairent la singularité.
L'?uvre de Paul Kallos possède cette rare qualité, dans notre époque si soucieuse de classifications, de ne jamais vraiment se rattacher à aucun des mouvements artistiques qui ont vu le jour depuis la Seconde Guerre mondiale. Dès l'origine, elle s'est tenue sur une voie singulière, sans complaisance à l'égard des modes, trouvant sa vivacité dans une oscillation permanente entre " figuration " et " abstraction ". En quarante uns, elle a connu plusieurs métamorphoses aux premières scènes d'intérieur des années 1950, véritables " structures analytiques " de l'espace, ont succédé des clairs-obscurs traités en glacis, dans l'esprit de Rembrandt ou de Vélasquez. L'expression " figurative " l'emportait, des Crucifixions (1961) au Balcon (d'après Monet) (1967). Le rapport s'est ensuite inversé après une période de transition (1969-1975), marquée par le choix du " paysage " comme motif d'élection : les Brumes ou Nuées signalent l'abandon de l'huile pour l'acrylique. Elles donnent alors naissance aux premières Strates, d'aspect mural, d'abord constituées de blocs massifs (l977-1978) - bien que les bords en soient comme rongés par la lumière - puis de plus en plus fluides (au cours des années 80), mesurant à l'infini sur un mode quasi architectural tous les jeux possibles de la transparence. Dans ses ?uvres les plus récentes, Kallos accorde au blanc de la toile un rôle pour ainsi dire matriciel. Comme si, du blanc " originel ", surgissait de manière holographique une multitude de combinaisons formelles, profils perdus, conservés jusqu'ici en mémoire dans l'?uvre même et soudain délivrés, rendus visibles avec la plus extrême rigueur. Peintre d'origine hongroise, venu à Paris en 1950 à l'âge de vingt-deux ans, Paul Kallos est très vite repéré par Pierre Loeb, l'un des marchands les plus respectés de la capitale, qui le prend sous contrat pendant dix ans, jusqu'à la fermeture de sa galerie (la Galerie Pierre), en 1963. Depuis 1955, ses ?uvres ont été présentées à Paris et en Province ainsi qu'à l'Étranger : Londres, Bâle, Stockholm, Tokyo, New York, Toronto... En France, il expose régulièrement à la Galerie Bernard et Gwénolée Zurcher (Paris), et à la Galerie Jade (Colmar).
Aujourd'hui, au seuil du XXIe siècle, alors que l'on assiste à une migration massive des images en mouvement des salles de projection vers les espaces d'exposition, migration portée par la révolution numérique, il devient nécessaire de redéfinir le cinéma hors des conditions d'existence qui auront été les siennes au siècle précédent. Défilement, projection, récit, montage: les données fondamentales de l'expérience filmique échappent au dispositif cinématographique traditionnel pour apparaître désormais comme un principe de renouvellement de l'expérience des oeuvres. En s'ouvrant au déplacement, à la répétition, à la discontinuité, les images en mouvement exposées sur les cimaises s'inscrivent dans une nouvelle temporalité, produisant de nouveaux régimes de perception et d'intelligibilité qui rejaillissent en retour sur l'ensemble des arts réputés statiques-peinture, sculpture, dessin, photographie, mais aussi architecture et design. Ce catalogue, qui reprend le déroulé de la nouvelle présentation des collections du Musée national d'art moderne (avril 2006 janvier 2007), s'attache à montrer comment le cinéma, après avoir irrigué les problématiques artistiques du XXe siècle, conditionne celles du XXIe siècle commençant.
Geffroy Gustave ; Judrin Claudie ; Perry Lilla Cab
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. L'édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et - avec Clemenceau - le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un ? ciré ? à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son oeuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay).
Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions entrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques constamment remises à jour.
Y a-t-il une personnalité distincte du créateur ? Célèbre ou marginal, quel rôle joue-t-il dans l'imaginaire de son temps ?. C'est à ces questions que répond le grand historien d'art Rudolf Wittkower dans une fresque foisonnante où s'agitent les violents (Cellini, Caravage), où meurent les suicidaires (Rosso, Borromini, où scandalisent les pervers (Sodoma), où délirent les paranoïaques (Messerschmidt), où manoeuvrent les habiles (Titien), où s'enflamment les amoureux (Fra Filippo Lippi, Raphaël).Nous voyons les peintres et sculpteurs les plus illustres prendre vie à travers les Correspondances, les Mémoires, les anecdotes, les minutes de procès, les témoignages de Vasari, Van Mander, Baldinucci, etc. - cependant que se transforme sous nos yeux la position sociale de l'artiste : domestique et artisan jusqu'au XVe siècle, le voici désormais sollicité, courtisé, parfois couvert d'or par les papes, les rois ou les empereurs.
Résumé : Clement Greenberg est le critique d'art américain le plus influent du XXe siècle - et ce livre, son maître-livre. Deux générations d'artistes et d'historiens de l'art moderne en ont tiré une manière de penser et, pour certains, de peindre et de sculpter. Toute la New York Scene s'est définie pour ou contre Greenberg - mais toujours par rapport à lui et des centaines d'articles polémiques lui ont été consacrés. Qu'est-ce que l'art moderniste ? Qu'est-ce que le mainstream, de Manet à Pollock ? D'où vient l'explosion de l'art américain d'après-guerre ? A quoi tient l'importance de Monet et de Cézanne aujourd'hui ? Y a-t-il une spécificité de la sculpture contemporaine ? Faut-il préférer l'art abstrait ? Que vaut la peinture française depuis 1945 ? Kandinsky, Rouault, Soutine, Chagall sont-ils surfaits ? Le cubisme est-il la grande révolution artistique du siècle passé ? C'est à ces questions que Greenberg répond dans Art et Culture : trente-huit articles - tous de circonstance - qui sont devenus autant de références pour la critique internationale. Parfois rigide et partial, mais toujours passionné et provocant, Art et Culture est un livre irremplaçable.