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Kallos
Michaud Philippe-Alain
CERCLE D'ART
60,30 €
Épuisé
EAN :9782702203187
L'?uvre de Paul Kallos possède cette rare qualité, dans notre époque si soucieuse de classifications, de ne jamais vraiment se rattacher à aucun des mouvements artistiques qui ont vu le jour depuis la Seconde Guerre mondiale. Dès l'origine, elle s'est tenue sur une voie singulière, sans complaisance à l'égard des modes, trouvant sa vivacité dans une oscillation permanente entre " figuration " et " abstraction ". En quarante uns, elle a connu plusieurs métamorphoses aux premières scènes d'intérieur des années 1950, véritables " structures analytiques " de l'espace, ont succédé des clairs-obscurs traités en glacis, dans l'esprit de Rembrandt ou de Vélasquez. L'expression " figurative " l'emportait, des Crucifixions (1961) au Balcon (d'après Monet) (1967). Le rapport s'est ensuite inversé après une période de transition (1969-1975), marquée par le choix du " paysage " comme motif d'élection : les Brumes ou Nuées signalent l'abandon de l'huile pour l'acrylique. Elles donnent alors naissance aux premières Strates, d'aspect mural, d'abord constituées de blocs massifs (l977-1978) - bien que les bords en soient comme rongés par la lumière - puis de plus en plus fluides (au cours des années 80), mesurant à l'infini sur un mode quasi architectural tous les jeux possibles de la transparence. Dans ses ?uvres les plus récentes, Kallos accorde au blanc de la toile un rôle pour ainsi dire matriciel. Comme si, du blanc " originel ", surgissait de manière holographique une multitude de combinaisons formelles, profils perdus, conservés jusqu'ici en mémoire dans l'?uvre même et soudain délivrés, rendus visibles avec la plus extrême rigueur. Peintre d'origine hongroise, venu à Paris en 1950 à l'âge de vingt-deux ans, Paul Kallos est très vite repéré par Pierre Loeb, l'un des marchands les plus respectés de la capitale, qui le prend sous contrat pendant dix ans, jusqu'à la fermeture de sa galerie (la Galerie Pierre), en 1963. Depuis 1955, ses ?uvres ont été présentées à Paris et en Province ainsi qu'à l'Étranger : Londres, Bâle, Stockholm, Tokyo, New York, Toronto... En France, il expose régulièrement à la Galerie Bernard et Gwénolée Zurcher (Paris), et à la Galerie Jade (Colmar).
Résumé : La Beat Generation naît à New York dans les années 1940 de la rencontre d'un petit groupe d'écrivains encore inconnus : Jack Kerouac, William S. Burroughs et Allen Ginsberg. En deux décennies, rayonnant au-delà de ce premier cercle, le mouvement acquiert une notoriété immense. De Greenwich Village à North Beach, le quartier de la bohème littéraire de San Francisco, puis au-delà des frontières vers le Mexique, Tanger, Paris et jusqu'en Extrême-Orient, porté par l'ivresse du voyage et le goût de la liberté, l'esprit de la Beat Generation se répand partout. Défiant l'Amérique consumériste, ségrégationniste et réactionnaire, défendant sans doctrine un idéal contemplatif et nomade, le groupe multiplie les expérimentations, formant le creuset des contre-cultures modernes. Avec plus de cinq cents oeuvres et documents, l'exposition "Beat Generation" au Centre Pompidou met en perspective un courant qui va bien au-delà de l'avant-garde littéraire. Les essais, témoignages, poèmes et entretiens rassemblés dans cet ouvrage richement illustré rendent compte de l'effervescence d'un des mouvements culturels les plus influents du XXe siècle.
Consacrée aux artistes portugais Pedro Costa (né en 1959), Rui Chafes (né en 1966) et Paulo Nozolino (né en 1955), cette exposition collective se présente sous la forme d'un dialogue renouvelé entre cinéma, sculpture et photographie. Articulée autour de l'installation "As filhas do Fogo" de Pedro Costa et Rui Chafes, et du film "Minino macho, Minino fêmea" de Pedro Costa accompagnés d'une série de photographies de Paulo Nozolino, l'exposition est pensée comme un parcours mental et immersif à la croisée des interrogations plastiques de ces trois artistes engagés, au fil des années, dans une collaboration féconde.
Aujourd'hui, au seuil du XXIe siècle, alors que l'on assiste à une migration massive des images en mouvement des salles de projection vers les espaces d'exposition, migration portée par la révolution numérique, il devient nécessaire de redéfinir le cinéma hors des conditions d'existence qui auront été les siennes au siècle précédent. Défilement, projection, récit, montage: les données fondamentales de l'expérience filmique échappent au dispositif cinématographique traditionnel pour apparaître désormais comme un principe de renouvellement de l'expérience des oeuvres. En s'ouvrant au déplacement, à la répétition, à la discontinuité, les images en mouvement exposées sur les cimaises s'inscrivent dans une nouvelle temporalité, produisant de nouveaux régimes de perception et d'intelligibilité qui rejaillissent en retour sur l'ensemble des arts réputés statiques-peinture, sculpture, dessin, photographie, mais aussi architecture et design. Ce catalogue, qui reprend le déroulé de la nouvelle présentation des collections du Musée national d'art moderne (avril 2006 janvier 2007), s'attache à montrer comment le cinéma, après avoir irrigué les problématiques artistiques du XXe siècle, conditionne celles du XXIe siècle commençant.
Les quatre essais qui composent cette étude explorent, en des lieux et des temps différents de l'Antiquité tardive (Byzance au VIIIème siècle, la Syrie du Vème siècle, Carthage à l'aube du IIIème siècle) la manière dont, au sein de l'anthropologie chrétienne, s'est construit, entre l'homme et l'image, un espace de transaction, dont la culture visuelle contemporaine n'est pas tout à fait sortie et dont on trouve des exemples chez un cinéaste comme Pasolini, des artistes comme Gordon Matta-Clark et Chris Burden, et un couturier comme Martin Margiela.