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Ici, là-bas, ailleurs. Le transnationalisme dans les Amériques (XVIe-XXIe siècle), Textes en françai
Michaud Marie-Christine ; Sinardet Emmanuelle ; Va
PERSEIDES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782371250567
Ce volume collectif revient sur la notion de transnationalisme dans les Amériques, de la période coloniale à la période actuelle. Il étudie les mobilités vers, dans, et à partir des Amériques, pour comprendre comment colons, migrants, voyageurs, exilés, scientifiques, artistes, peuvent se sentir simultanément attachés à la terre d'origine (Là-bas) tout en prenant racine dans la terre d'accueil (Ici). En même temps, ils peuvent également se sentir d' "Ailleurs" , marginalisés dans les deux sociétés, d'où un processus de déterritorialisation de l'attachement au "pays" . Il s'agit donc d'observer les diverses façons d'être-au-monde des trans-migrants et de comprendre leur manière d'habiter leur(s) société(s), de s'y intégrer et d'y contribuer - ou non. Ainsi, la question du transnationalisme dans l'élaboration des identités, individuelles comme collectives, est cruciale dans l'histoire des Amériques. Les divers chapitres, dans une approche transdisciplinaire et diachronique, cherchent à expliciter le rôle du transnationalisme dans la construction des Amériques.
Cet ouvrage s'intéresse à la notion d'intersectionnalité dans le contexte étatsunien. Il s'agit de repenser l'articulation entre classe, race et genre au prisme de la notion d'abord définie par la juriste Kimberle Crenshaw (1990), et reprise par la suite pour interroger les enjeux des dominations plurielles. C'est l'expérience de la discrimination comme dénominateur commun pour définir les "minorités" en raison de l'origine, de la couleur de peau, du genre, de la classe sociale ou encore de la pauvreté, dont il est question ici. Le concept de "minorisé" ou encore de groupe "racialisé" permet alors de rendre compte de la dialectique dominé/dominant, donnée caractéristique et systémique de la société étatsunienne, et de comprendre la façon dont les systèmes de pouvoir sont imbriqués et exploitent ceux et celles qui sont les plus marginalisés dans la société américaine. Comment la notion d'intersectionnalité peut-elle interroger les analyses qui définissent chaque axe d'oppression de manière isolée ? La discrimination contre les femmes noires et pauvres peut-elle être expliquée comme une combinaison de misogynie, de racisme et d'exclusion sociale ? Comment ces groupes minorisés peuvent-ils trouver leur place, s'affirmer comme membres du mainstream alors que l'intolérance, les préjugés, les inégalités perdurent ? Ainsi Repenser l'intersectionnalité. Minorités et dominations plurielles aux Etats-Unis propose d'analyser les oppressions, les tensions entre certains groupes afin de mieux comprendre tant la nature que le fonctionnement de la notion d'intersectionnalité aux Etats-Unis.
La plupart de ces contes sont le fruit de l'imagination de l'auteur, avec toujours une petite part de vérité qui s'insère discrètement entre les lignes. Pourquoi ne pas les raconter à vos enfants ? Pour qu'ils puissent les savourer adultes.
Dès la période coloniale, le projet national étatsunien s'est construit sur un projet unificateur. Pourtant, malgré la prégnance des mythes fondateurs d'une nation "une et indivisible" , les divisions persistent : les clivages sont linguistiques, raciaux, ethniques, religieux, politiques et sociaux. D'aucuns peuvent même soutenir qu'ils se sont accentués. Aussi, c'est l'image d'un pays fort et déterminé que les Etats-Unis cherchent à asseoir, un Etat-nation qui affiche son unité malgré des fractures internes de tous ordres. Il s'agit de prôner l'unité pour résister à la division qui pourrait mettre en danger sa puissance, son identité, son existence même. La dialectique "uni / désuni" peut donc être considérée comme un trait inhérent à la nation étatsunienne. Elle s'illustre par différents types de conflits (ségrégation, guerre, polarisation) dont cet ouvrage explore les représentations artistiques et littéraires comme les conséquences politiques ou historiques. Comment l'Etat-nation peut-il réagir face à ces clivages multiples et variés pour protéger son identité et ses intérêts nationaux ? Quels sont les enjeux sociétaux de ces divisions ? Quelles en sont les réponses politiques, individuelles ou collectives ? Cet ouvrage analyse ces divisions, ces tensions et leur rapport avec l'identité nationale étatsunienne.
Ce volume s'intéresse à l'influence des guerres sur les constructions identitaires en Amérique depuis le début du XIXe siècle. L'interdisciplinarité autant que la transversalité géographique des études présentées permettent d'exprimer des facettes différentes des processus à l'oeuvre. Qu'il s'agisse de guerres civiles ou de conflits internationaux, que ceux-ci soient motivés par des raisons territoriales, ethniques, religieuses, idéologiques ou économiques, en sachant que ces questions sont souvent liées, les auteurs montrent que ces affrontements peuvent avoir, parallèlement à leurs effets destructeurs, des répercussions de première importance sur l'émergence, la consolidation ou la redéfinition des identités nationales ou communautaires. En Amérique, la place accordée aux peuples autochtones ou aux populations migrantes reste un sujet sensible, toujours objet de renégociations discursives et politiques dans les moments de crise. Deux effets opposés des conflits sur les perceptions identitaires sont successivement mis en relief: la fragmentation et l'homogénéisation. Dans tous les cas, la question centrale reste celle des modes d'interaction avec l'"autre", qui permettent à chacun de se définir par identification ou différenciation.
Ville de l'âme ouverte aux forces de l'esprit, Tréguier inspira régulièrement ses plus illustres enfants et admirateurs. Renan, Pollès y contractèrent très tôt cet "indestructible pli" qui, leur vie durant, alimenta leur imaginaire. De là entre autres, par-delà leur génie réciproque et leur inclination pour le rationalisme et l'histoire, l'enchantement, la poésie ou la mélancolie qui traversent leur univers romanesque ou autobiographique. Quant à Le Braz, séduit à son tour par cette "manière d'Assise bretonne" , un lourd héritage funéraire finit de l'attacher définitivement à l'ancienne ville épiscopale. Le présent ouvrage, en écho à ces diverses sensibilités, rassemble sans prétention exhaustive nombre de communications égrenées au fil du temps, faisant explicitement référence à ces auteurs tous travaillés par le ferment de l'idéalisme celtique et le tropisme de la vieille cité trégoroise.
Cet ouvrage nous plonge au coeur du drame fondateur qui s'est noué sur la scène coloniale caribéenne au moment même où la France accomplissait sa propre révolution. Un drame en trois actes. Un : soulèvement des esclaves de Saint-Domingue - surnommée la "perle des Antilles" et la plus riche des colonies françaises - en 1791, suivi trois ans après de l'abolition de l'esclavage par la nouvelle Assemblée nationale française. Deux : envoi sur l'île par Napoléon Bonaparte d'un corps expéditionnaire dirigé par le général Leclerc, beau-frère de l'empereur, en vue de renverser le chef des rebelles, Toussaint Louverture, et de rétablir l'esclavage. Trois : victoire des insurgés et création, en 1804, de la première république noire de l'histoire : Haïti. C'est cette expédition coloniale désastreuse, qui fit des milliers de morts des deux côtés et restera comme l'une des plus cuisantes défaites de l'empire français, tenu en échec par d'anciens esclaves, que raconte l'historien Philippe Girard dans ces pages. Pour comprendre les enjeux et le déroulement de l'opération, il a mené des recherches de part et d'autre de l'Atlantique et puisé aux sources les plus variées, qu'elles soient militaires, diplomatiques ou commerciales. A travers le prisme de l'expédition Leclerc, qui en fut le paroxysme, c'est toute la Révolution haïtienne, cet événement majeur de l'histoire atlantique, qu'il fait revivre. "Philippe Girard propose un récit très maîtrisé en dix-neuf chapitre. Son apport principal n'est pas dans la forme toute classique que prend son ouvrage, dont la vocation est essentiellement pédagogique. Il s'agit davantage de restituer cette tragédie à travers l'épaisseur souvent complexe de ses explications, de ses situations, de ses intrications. (...) Son récit de la guerre d'indépendance haïtienne offre cette opération historiographique rare qui vise à la coexistence des regards, des représentations, des actions, expliquées selon les différentes parties en présence. A la manière dont Clint Eastwood a voulu comprendre la guerre du pacifique en deux films contrastés, Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima (2006), l'historien propose ici un récit qui serait à la fois celui du Blanc et du Noir, du riche et du pauvre, du colon et du colonisé, du Français et de l'Haïtien". (Antoine de Baecque, Le Monde des Livres)
Dans cette étude novatrice et solidement documentée qui relate un chapitre aussi méconnu qu'emblématique de l'histoire de la globalisation, Paul Gootenberg entreprend de retracer l'essor irrésistible de l'un des produits d'exportation les plus fascinants - et désormais illégal - de l'Amérique latine : la cocaïne, ainsi que celui de la plante andine dont elle dérive, la coca.
Cet ouvrage constitue une étude minutieuse et approfondie de l'administration régionale de l'empire carolingien. Il est généralement admis que la division moyenne des circonscriptions est la vicaria à l'ouest de l'Empire, et la centena à l'est. Pourtant, non seulement on retrouve cette dernière aussi en partie à l'ouest, mais on compte au total plus de douze divisions moyennes qui vont exister jusqu'au Moyen Age central. L'auteur se propose de retracer l'évolution de ces institutions au Haut Moyen Age ainsi qu'au Moyen Age central, en s'intéressant en premier lieu à la région du Poitou, puis à l'ouest de la France et enfin à l'empire carolingien dans sa totalité. Comment s'opérait la formation des circonscriptions ? Quels étaient leur hiérarchie, les domaines de compétence. C'est sur ces questions et beaucoup d'autres que cette nouvelle étude de M. Miyamatsu, traduite du japonais, s'efforce de faire le point.