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Penser l'intersectionnalité. Minorités et dominations plurielles aux Etats-Unis, Textes en français
Michaud Marie-Christine ; Elmaleh Eliane
PERSEIDES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782371250871
Cet ouvrage s'intéresse à la notion d'intersectionnalité dans le contexte étatsunien. Il s'agit de repenser l'articulation entre classe, race et genre au prisme de la notion d'abord définie par la juriste Kimberle Crenshaw (1990), et reprise par la suite pour interroger les enjeux des dominations plurielles. C'est l'expérience de la discrimination comme dénominateur commun pour définir les "minorités" en raison de l'origine, de la couleur de peau, du genre, de la classe sociale ou encore de la pauvreté, dont il est question ici. Le concept de "minorisé" ou encore de groupe "racialisé" permet alors de rendre compte de la dialectique dominé/dominant, donnée caractéristique et systémique de la société étatsunienne, et de comprendre la façon dont les systèmes de pouvoir sont imbriqués et exploitent ceux et celles qui sont les plus marginalisés dans la société américaine. Comment la notion d'intersectionnalité peut-elle interroger les analyses qui définissent chaque axe d'oppression de manière isolée ? La discrimination contre les femmes noires et pauvres peut-elle être expliquée comme une combinaison de misogynie, de racisme et d'exclusion sociale ? Comment ces groupes minorisés peuvent-ils trouver leur place, s'affirmer comme membres du mainstream alors que l'intolérance, les préjugés, les inégalités perdurent ? Ainsi Repenser l'intersectionnalité. Minorités et dominations plurielles aux Etats-Unis propose d'analyser les oppressions, les tensions entre certains groupes afin de mieux comprendre tant la nature que le fonctionnement de la notion d'intersectionnalité aux Etats-Unis.
Ce volume s'intéresse à l'influence des guerres sur les constructions identitaires en Amérique depuis le début du XIXe siècle. L'interdisciplinarité autant que la transversalité géographique des études présentées permettent d'exprimer des facettes différentes des processus à l'oeuvre. Qu'il s'agisse de guerres civiles ou de conflits internationaux, que ceux-ci soient motivés par des raisons territoriales, ethniques, religieuses, idéologiques ou économiques, en sachant que ces questions sont souvent liées, les auteurs montrent que ces affrontements peuvent avoir, parallèlement à leurs effets destructeurs, des répercussions de première importance sur l'émergence, la consolidation ou la redéfinition des identités nationales ou communautaires. En Amérique, la place accordée aux peuples autochtones ou aux populations migrantes reste un sujet sensible, toujours objet de renégociations discursives et politiques dans les moments de crise. Deux effets opposés des conflits sur les perceptions identitaires sont successivement mis en relief: la fragmentation et l'homogénéisation. Dans tous les cas, la question centrale reste celle des modes d'interaction avec l'"autre", qui permettent à chacun de se définir par identification ou différenciation.
Les Amériques bénéficient d'une image unique parmi les Européens, en témoignent les diverses vagues migratoires entre l'Ancien Monde et le Nouveau, ou encore les discours comparant les Amériques à une terre promise, un Eldorado, qu'il s'agisse des Etats-Unis, du Brésil, du cône sud, des West Indies par exemple. Ce sont les multiples imaginaires et pratiques de l'Ouest que ce livre se propose d'analyser à travers un panel pluridisciplinaire de perspectives, de représentations et de définitions, et selon les multiples interprétations que l'on peut donner à cette combinaison. Il y est ainsi évoqué la part de l'Ouest et des projets de colonisation vers les Amériques nés dans le Vieux Monde. Le Grand Ouest Américain, le mythe de la conquête de l'Ouest et de l'Amérique de tous les possibles y sont également appréhendés comme espaces géographiques, entités historiques, culturelles, sociologiques ou encore sous forme de représentations psychologiques, littéraires, discursives dans la construction de la nation et la formation de l'identité nationale.
Dès la période coloniale, le projet national étatsunien s'est construit sur un projet unificateur. Pourtant, malgré la prégnance des mythes fondateurs d'une nation "une et indivisible" , les divisions persistent : les clivages sont linguistiques, raciaux, ethniques, religieux, politiques et sociaux. D'aucuns peuvent même soutenir qu'ils se sont accentués. Aussi, c'est l'image d'un pays fort et déterminé que les Etats-Unis cherchent à asseoir, un Etat-nation qui affiche son unité malgré des fractures internes de tous ordres. Il s'agit de prôner l'unité pour résister à la division qui pourrait mettre en danger sa puissance, son identité, son existence même. La dialectique "uni / désuni" peut donc être considérée comme un trait inhérent à la nation étatsunienne. Elle s'illustre par différents types de conflits (ségrégation, guerre, polarisation) dont cet ouvrage explore les représentations artistiques et littéraires comme les conséquences politiques ou historiques. Comment l'Etat-nation peut-il réagir face à ces clivages multiples et variés pour protéger son identité et ses intérêts nationaux ? Quels sont les enjeux sociétaux de ces divisions ? Quelles en sont les réponses politiques, individuelles ou collectives ? Cet ouvrage analyse ces divisions, ces tensions et leur rapport avec l'identité nationale étatsunienne.
Minorité(s) : le concept est polysémique et la réalité multiple. Ainsi peut-on aborder la situation de minoritaire à partir d'objets différents et d'approches méthodologiques complémentaires. La situation minoritaire résulte d'une imposition idéologique autant qu'elle est fixée par des rapports de force entre groupes. Elle touche plusieurs domaines de la vie des groupes : être minoritaire c'est être dominé aussi bien du point de vue social et culturel que du point de vue politique ou économique. Soucieux d'aborder et d'illustrer tous ces enjeux, le présent ouvrage regroupe les travaux de spécialistes des minorités qui, à partir d'études monographiques, illustrent les différentes facettes de la position de minoritaire et les implications de la notion. Des morisques du XVIe siècle espagnol aux courtiers en bourse du XXe siècle en passant par les immigrants irlandais du XIXe siècle aux Etats-Unis, ils ont interrogé différents objets d'étude afin de mettre en lumière les interactions qui régissent l'objet minoritaire. Le colloque, dont sont issus ces actes, organisé en mai 2004, s'inscrit dans le cadre des activités du laboratoire de recherche de l'ADICORE (Laboratoire de recherche sur l'Analyse des Discours : Constructions et Réalités) de l'université de Bretagne-Sud (UBS-Lorient).
Ce volume réunit tous les écrits naturalistes du prix Nobel de littérature Maurice Maeterlinck, dont certains sont depuis longtemps indisponibles. Maeterlinck (1862-1949), disait Gourmont dans Le Livre des masques, fait partie des êtres "douloureux qui se meuvent dans le mystère de la nuit" . A côté de l'oeuvre du poète symboliste, il y a Maeterlinck observateur de la nature. La Vie des abeilles, L'intelligence des fleurs, La Vie des termites, La Vie des fourmis comptent parmi les travaux d'observation à la fois les plus stimulants et les Plus originaux sur la vie naturelle. Le succès de ces ouvrages fut immense : La Vie des abeilles dépassera les 250 000 volumes et assurèrent au poète, dans le domaine des sciences naturelles, une popularité encore plus grande que celle de Jean-Henri Fabre, au point que le biologiste Jean Rostand lui rendait en 1965 un hommage éclatant. "Dans cette Vie des abeilles, de genre inclassable comme le sont beaucoup de vrais chefs-d'oeuvre, Maeterlinck nous communique, nous fait partager l'émotion qu'il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Emotion que provoquent en lui non seulement l'aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l'intimité de leurs moeurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l'espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l'individu du groupe : sur tout cela, il médite, s'interroge passionnément... Par la vertu de son génie. Maeterlinck fera entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l'âme du naturaliste".
Cet ouvrage nous plonge au coeur du drame fondateur qui s'est noué sur la scène coloniale caribéenne au moment même où la France accomplissait sa propre révolution. Un drame en trois actes. Un : soulèvement des esclaves de Saint-Domingue - surnommée la "perle des Antilles" et la plus riche des colonies françaises - en 1791, suivi trois ans après de l'abolition de l'esclavage par la nouvelle Assemblée nationale française. Deux : envoi sur l'île par Napoléon Bonaparte d'un corps expéditionnaire dirigé par le général Leclerc, beau-frère de l'empereur, en vue de renverser le chef des rebelles, Toussaint Louverture, et de rétablir l'esclavage. Trois : victoire des insurgés et création, en 1804, de la première république noire de l'histoire : Haïti. C'est cette expédition coloniale désastreuse, qui fit des milliers de morts des deux côtés et restera comme l'une des plus cuisantes défaites de l'empire français, tenu en échec par d'anciens esclaves, que raconte l'historien Philippe Girard dans ces pages. Pour comprendre les enjeux et le déroulement de l'opération, il a mené des recherches de part et d'autre de l'Atlantique et puisé aux sources les plus variées, qu'elles soient militaires, diplomatiques ou commerciales. A travers le prisme de l'expédition Leclerc, qui en fut le paroxysme, c'est toute la Révolution haïtienne, cet événement majeur de l'histoire atlantique, qu'il fait revivre. "Philippe Girard propose un récit très maîtrisé en dix-neuf chapitre. Son apport principal n'est pas dans la forme toute classique que prend son ouvrage, dont la vocation est essentiellement pédagogique. Il s'agit davantage de restituer cette tragédie à travers l'épaisseur souvent complexe de ses explications, de ses situations, de ses intrications. (...) Son récit de la guerre d'indépendance haïtienne offre cette opération historiographique rare qui vise à la coexistence des regards, des représentations, des actions, expliquées selon les différentes parties en présence. A la manière dont Clint Eastwood a voulu comprendre la guerre du pacifique en deux films contrastés, Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima (2006), l'historien propose ici un récit qui serait à la fois celui du Blanc et du Noir, du riche et du pauvre, du colon et du colonisé, du Français et de l'Haïtien". (Antoine de Baecque, Le Monde des Livres)
Les cent vingt récits brefs qui sont réunis dans ce livre, considéré unanimement comme le chef d'oeuvre de Marcel Béalu, forment un ensemble aussi remarquablement cohérent que profondément singulier, tant par leur impressionnant foisonnement narratif que par l'univers mental qu'ils dépeignent. Le rêve - mais plus souvent le cauchemar - ainsi que la folie y occupent une place de choix, du moins en apparence, car ils ne sont peut-être finalement que la manifestation d'une incommunicabilité bien réelle. Avec Béalu, de l'anecdote, on a tôt fait de basculer imperceptiblement dans le questionnement - pour ne pas dire l'angoisse - métaphysique. C'est sans doute en ce sens que de grands critiques tels qu'Edmond Jaloux ou Jean Paulhan ont vu dans ces Mémoires de l'ombre l'une des oeuvres importantes de leur temps.