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La table du Sud-Ouest et l'émergence des cuisines régionales (1700-1850)
Meyzie Philippe
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753503731
Les cuisines régionales suscitent aujourd'hui un intérêt croissant et le Sud-Ouest est bien souvent présenté- comme un pays de cocagne, symbole de la bonne chère. Le livre de Philippe Meyzie se propose d'analyser et de comprendre les fondements historiques de cette gastronomie provinciale qui émerge entre 1700 et 1850. Grâce à une histoire globale des goûts et des consommations issue du croisement permanent entre récits des voyages, inventaires des batteries de cuisine, dépenses de bouche, recettes, menus et littérature culinaire, l'historien peut apporter sa contribution à une analyse des cultures alimentaires régionales, entre réalités, imaginaire et représentations. Ce livre dresse le portrait d'une table du Sud-Ouest caractérisée par une diversité sociale des goûts qui contribue à son originalité. De la table luxueuse et raffinée des magistrats bordelais du XVIIIe siècle à la modeste pitance des paysans landais sous la Restauration, la variété des consommations confirme que l'alimentation reste un facteur essentiel de distinction sociale, même si la diffusion des nouvelles habitudes alimentaires montre qu'il existe aussi des goûts communs et partagés à l'intérieur de cette province. La table du Sud-Ouest apparaît comme un lieu de convivialité et de pouvoir, un mélange complexe d'enracinement et d'ouverture, une synthèse entre d'une part les horizons alimentaires lointains qui s'élargissent au siècle des Lumières grâce au commerce colonial bordelais et d'autre part les produits du " terroir ", ressources variées de l'agriculture et des paysages aquitains. La consommation de châtaignes, de cuisses d'oie confites et de maïs, le goût du vin, de l'ail et du petit gibier, la diffusion du café et de la morue ou la maîtrise de savoir-faire comme les salaisons et les confits sont les indices .probants de l'existence d'une culture alimentaire originale. Les métiers de-bouche (traiteurs, hôteliers), les élites sociales, le clergé et les voyageurs de passage sont présentés dans cet ouvrage comme des acteurs essentiels de la construction de cette gastronomie du Sud-Ouest symbolisée par des ambassadeurs renommés comme les volailles truffées du Périgord, les vins du Bordelais ou le chocolat de Bayonne qui font encore de nos jours sa réputation.
De la découverte des produits du Nouveau Monde à la naissance du restaurant, l?alimentation en Europe connaît de profondes transformations entre le XVIº et le XIXº siècle. C?est pendant cette période que la culture alimentaire européenne, c?est-à-dire l?ensemble des valeurs et des pratiques liées à l?alimentation et partagées par une large partie de la population, change grâce à l?essor de la circulation des produits et des modes, aux progrès de l?agriculture, à la libération de la gourmandise et aux nouveaux besoins de consommation. Cet ouvrage s?intéresse donc à une histoire en mouvement, où l?échange joue un rôle fondamental dans la construction et la diversification de la culture alimentaire à partir du XVIº siècle. En adoptant une perspective européenne et en mobilisant une historiographie variée, il propose une large synthèse sur l?alimentation à l?époque moderne et ouvre de nouvelles perspectives. Entre consommations et imaginaire, ce parcours historique à travers la diversité du boire et du manger permet de mieux comprendre, en s?intéressant à ses racines, l?alimentation d?aujourd?hui.
Meylie Lheritage écrit pour le plaisir et aussi pour se reconstruire. A cet effet, effleurer le papier avec sa plume est devenu vital et même viscéral. Cela lui donne des ailes pour se libérer de terribles souffrances et les sublimer par des mots, parfois crus mais bien souvent beaux et pleins d'espoir.
Cet ouvrage, issu d'une journée d'études, a pour ambition, à travers une rencontre inédite entre archivistes et historiens de plusieurs périodes venus de Tours, Montpellier, Grenoble, Dijon, Angers et Bordeaux, de faire un état des lieux des fonds disponibles et d'esquisser des pistes de recherche sur les banquets et les présents alimentaires qui rythment la vie politique des villes de province en France depuis le Moyen Age. Cette étude offre de riches perspectives que l'on peut saisir ici à travers la diversité des sources, des territoires et des problématiques abordées. Par la présentation de fonds d'archives parfois méconnus, de sources, de méthodes et d'exemples variés, les différents rédacteurs nous entraînent de festins en banquets, des tables royales aux tables républicaines... Démontrant route la pertinence de recourir aux archives produites par les institutions urbaines, ils incitent chercheurs et professionnels à se plonger plus attentivement dans ces fonds aux mille ressources afin d'apporter un regard neuf sur les pratiques alimentaires, la gastronomie et la politique en France du XIVe au XXe siècle.
Résumé : "Après la pire journée de ma vie, je me suis réveillée dans la grotte comme si quelques heures à peine s'étaient écoulées. Alors que des générations avaient fait trembler la terre, rien ne semblait avoir changé autour de moi, hormis la Source de liquide fumant qui ne laissait échapper plus aucune brume. La légende de cette Source s'était-elle réalisée ? Le monde était-il devenu meilleur durant notre long sommeil ? Je suis partie à la découverte du nouveau monde, celui du 21e siècle. Toutefois, derrière cette aventure se dissimulait un bien plus grand voyage. Des souvenirs traumatiques ensevelis ont refait surface, m'obligeant à des fouilles archéologiques dans mon passé. Un passé oublié finit un jour ou l'autre par nous rattraper. Le récit d'une sortie d'amnésie lente, douloureuse, mais salvatrice ! "
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.