Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Constitution de 1848 - L'acte fondateur de la Suisse moderne
Meuwly Olivier
INFOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782889681129
Pourquoi la Suisse est-elle la Suisse ? Réponse en 1848... et en 2023. 1848, une année charnière pour l'histoire de la Suisse. Cette année-là, elle se dote d'une Constitution dont les principes nous gouvernement encore aujourd'hui. Mais, en 1848, la Confédération aurait pu aussi ne plus exister. En novembre 1847, elle est déchirée par une guerre fratricide qui oppose les radicaux, au pouvoir dans les cantons les plus grands du pays, aux conservateurs catholiques. Attachés à leurs traditions et ultrafédéralistes, ceux-ci ne veulent entendre parler d'une Confédération plus centralisée dont rêvent les radicaux. Eclate alors la guerre du Sonderbund, dont la brièveté permet aux Confédérés de régler avec célérité leurs problèmes institutionnels. Un mécanisme subtil est trouvé, qui garantira, sur le long terme, la paix : un Parlement fédéral composé d'un Conseil national (chambre du peuple) et d'un Conseil des Etats (chambres des cantons).
Juriste de formation mais philosophe par vocation, Charles Secrétan (1815- 1895) fait une entrée fracassante dans le monde de la pensée avec sa Philosophie de la liberté, publiée en 1848. Libéral, il est attaché au principe de la responsabilité intellectuelle et sera toujours très critique envers l'Etat. Très lu en France à la fin du XIXe siècle, il mérite d'être redécouvert. Juriste de formation mais philosophe par vocation, empli également d'une forte conscience religieuse, Charles Secrétan (1815- 1895) fait une entrée fracassante dans le monde de la pensée avec sa Philosophie de la liberté, publiée en 1848. Libéral, il est attaché au principe de la responsabilité intellectuelle et sera toujours très critique envers l'Etat. Il développe cependant, au fil du temps, une vision sociale, et même féministe, éloignée d'un libéralisme trop strict auquel il reproche, comme au socialisme, sa dimension trop matérialiste. Très lu en France à la fin du XIXe siècle, il mérite d'être redécouvert : sa volonté de refonder l'idée de la liberté dans un cadre social et religieux le place parmi les théoriciens d'un libéralisme à forte connotation morale qui ne sera pas sans influence sur les premiers architectes du rôle social de l'Etat.
Sous la plume aussi enlevée qu'informée qu'on lui connaît, Olivier Meuwly nous peint ici le tableau d'une Suisse moderne en train de se faire. Médecin, Philosophe, pédagogue, Ignaz Paul Vital Troxler (1780-1866), né dans le canton de Lucerne, est un acteur majeur mais méconnu de la Suisse du XIXe siècle. Défenseur ardent de la liberté et de la démocratie, il s'engage contre les autorités réactionnaires de son canton, puis accompagne le mouvement libéral et radical en tant que penseur de l'Etat fédéral en devenir. En 1848, c'est sous son influence que l'on adopte le principe d'une chambre des cantons dotée des mêmes pouvoirs que la chambre du peuple, comme aux Etats-Unis. Figure centrale de la construction institutionnelle de la Suisse, il est aussi un philosophe inspiré par le romantisme dont il s'est laissé pénétrer durant ses études en Allemagne. Il cherchera toujours à réconcilier l'esprit et la matière, un objectif qui guidera son activité pédagogique et médicale, qu'il prolongera par des travaux pionniers sur le crétinisme. La collection Presto remet dans la lumière des personnages ou des thèmes suisses, illustres ou méconnus. Son ambition ? Offrir la synthèse la plus efficace possible (d'où le nom de la collection) sur les sujets les plus divers, mais en visant le public le plus large possible. Tous les titres ne compteront que 64 pages, avec les illustrations.
Les partis en appellent à la fois aux citoyens, aux médias, aux gouvernements. Ce sont les acteurs parmi les plus engagés dans l'évolution de la Suisse depuis le 19e siècle et plus que jamais présents dans l'actualité politique. Pourtant leur histoire est peu connue. Quand et comment sont-ils nés ? Ce livre comble un vide en décryptant les choix, les développements ou les scissions des poids lourds comme les radicaux ou les socialistes, des conservateurs libéraux ou catholiques, des agrariens mutant en Union démocratique du centre, des communistes, écologistes et les autres. Il s'agit moins ici pour l'historien de résultats chiffrés des élections que de visions successives de la Suisse, au travers de meneurs souvent issus de combats cantonaux, des relations problématiques des partis avec associations économiques et groupes de pression. L'auteur excelle dans le diagnostic des tactiques, déclins et rebonds.
Ce livre permet de découvrir l'histoire complexe d'un parti que l'on croit connaître, mais souvent en ignorant nombre de ses facettes. La section vaudoise de l'Union démocratique du centre (UDC) a connu, comme le parti suisse, une histoire mouvementée. Fondé en 1921 dans un esprit anticapitaliste et anticommuniste au nom de la défense des valeurs traditionnelles de la paysannerie, le parti ancêtre de l'UDC vaudoise s'est néanmoins retrouvé ensuite aux côtés des partis de gauche, et pas seulement pour des raisons tactiques. Rallié après la guerre aux libéraux et radicaux, il entre au gouvernement cantonal, sous le nom de PAI. Parti bourgeois "de gauche", il s'engage fortement en faveur des questions environnementales, qui émergent dans les années 1960. En difficulté au seuil des années 1990, désormais sous l'étiquette "UDC" que s'est donné le parti suisse en 1971, il fait sien, également dans le canton de Vaud, un discours néo- conservateur qui renoue en partie avec celui des origines et qui a permis à l'UDC de s'imposer dans une zigzagante continuité comme l'une des forces majeures de la vie politique suisse. Son histoire éclaire ainsi l'évolution de l'histoire politique tant suisse que vaudoise.
Résumé : La maison est comme le vêtement, elle abrite et révèle à la fois celui qui y demeure. Objet premier de l?activité humaine mais aussi symbole cosmologique, elle demeure pourtant un sujet marginal de l?anthropologie sociale. Pour les historiens et les architectes, la maison rurale n?est encore le plus souvent que l?ombre des palais et des temples. Les voyageurs en revanche nous ont laissé des observations et des croquis précieux sur cet habitat. En quoi la maison paysanne consiste-t-elle vraiment? Est-elle un objet à classer en fonction de typologies forgées par les architectes et les ethnographes, ou un produit de l?imaginaire et d?une certaine idée de la vie rurale, née au 19e siècle?
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.
Résumé : Goy ne bouge pour ainsi dire pas de chez lui et, en magicien plus véritablement magicien qu'aucun autre, transfigure à longueur de temps le pauvre bout de jardin qu'il voit de sa fenêtre. Il n'a besoin d'aucun adjuvant extérieur, ni d'aucune sorte de drogue. C'est l'encens du quotidien qui brûle très lentement. La poussière devenue magie. Quand je regarde les meilleures de ces oeuvres (et certes, il ne faudrait pas que toute la peinture se réduisît à cette alchimie-là), je pense à ce que Rilke a écrit des anges tels qu'il les imaginait : "pollen de la divinité en fleur" ; c'est vraiment quelque chose comme cela.
Georges Simenon a écrit 192 romans et près de 200 romans populaires publiés d'abord sous divers pseudonymes ! Tous ces romans se réfèrent à des lieux que l'écrivain a connus, de Liège à Paris et sa banlieue, en passant par le Midi de la France, la Vendée, l'Afrique noire, l'Europe centrale et les Etats-Unis. Ce livre propose un parcours chronologique de cette oeuvre immense, constitué d'arrêts sur des romans - "Maigret" ou "romans durs" - se déroulant dans les lieux habités ou visités successivement par l'écrivain. Chaque roman choisi fait l'objet d'une présentation qui en renouvelle l'approche. Ainsi ce livre présente à la fois les grandes étapes de la vie hors du commun de Simenon en même temps que quelques-unes de ses oeuvres les plus représentatives de sa vision du monde et de son art.