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Troxler, inventeur de la Suisse moderne
Meuwly Olivier
INFOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782884744430
Sous la plume aussi enlevée qu'informée qu'on lui connaît, Olivier Meuwly nous peint ici le tableau d'une Suisse moderne en train de se faire. Médecin, Philosophe, pédagogue, Ignaz Paul Vital Troxler (1780-1866), né dans le canton de Lucerne, est un acteur majeur mais méconnu de la Suisse du XIXe siècle. Défenseur ardent de la liberté et de la démocratie, il s'engage contre les autorités réactionnaires de son canton, puis accompagne le mouvement libéral et radical en tant que penseur de l'Etat fédéral en devenir. En 1848, c'est sous son influence que l'on adopte le principe d'une chambre des cantons dotée des mêmes pouvoirs que la chambre du peuple, comme aux Etats-Unis. Figure centrale de la construction institutionnelle de la Suisse, il est aussi un philosophe inspiré par le romantisme dont il s'est laissé pénétrer durant ses études en Allemagne. Il cherchera toujours à réconcilier l'esprit et la matière, un objectif qui guidera son activité pédagogique et médicale, qu'il prolongera par des travaux pionniers sur le crétinisme. La collection Presto remet dans la lumière des personnages ou des thèmes suisses, illustres ou méconnus. Son ambition ? Offrir la synthèse la plus efficace possible (d'où le nom de la collection) sur les sujets les plus divers, mais en visant le public le plus large possible. Tous les titres ne compteront que 64 pages, avec les illustrations.
Les partis en appellent à la fois aux citoyens, aux médias, aux gouvernements. Ce sont les acteurs parmi les plus engagés dans l'évolution de la Suisse depuis le 19e siècle et plus que jamais présents dans l'actualité politique. Pourtant leur histoire est peu connue. Quand et comment sont-ils nés ? Ce livre comble un vide en décryptant les choix, les développements ou les scissions des poids lourds comme les radicaux ou les socialistes, des conservateurs libéraux ou catholiques, des agrariens mutant en Union démocratique du centre, des communistes, écologistes et les autres. Il s'agit moins ici pour l'historien de résultats chiffrés des élections que de visions successives de la Suisse, au travers de meneurs souvent issus de combats cantonaux, des relations problématiques des partis avec associations économiques et groupes de pression. L'auteur excelle dans le diagnostic des tactiques, déclins et rebonds.
La période allant de 1830 à 1848 est connue, dans l'histoire suisse, sous le nom de "Régénération" . Soldant le retour en arrière de la Restauration, elle voit le triomphe du mouvement libéral, qui entreprend de nombreuses réformes institutionnelles et économiques, mais qui se heurte à des difficultés majeures face à la question religieuse ou à la question sociale émergente. Ces problématiques l'empêchent de consolider son pouvoir et les libéraux sont bientôt débordés par le mouvement radical, plus centralisateur, qui l'emporte définitivement en 1847 avec la guerre du Sonderbund. Partagée entre des courants politiques antagonistes, la Régénération apparaît décisive dans la construction de l'Etat fédéral moderne. Cet ouvrage restitue à cette époque charnière sa dynamique propre en montrant ses apports, mais aussi ses ambiguïtés.
Ce livre permet de découvrir l'histoire complexe d'un parti que l'on croit connaître, mais souvent en ignorant nombre de ses facettes. La section vaudoise de l'Union démocratique du centre (UDC) a connu, comme le parti suisse, une histoire mouvementée. Fondé en 1921 dans un esprit anticapitaliste et anticommuniste au nom de la défense des valeurs traditionnelles de la paysannerie, le parti ancêtre de l'UDC vaudoise s'est néanmoins retrouvé ensuite aux côtés des partis de gauche, et pas seulement pour des raisons tactiques. Rallié après la guerre aux libéraux et radicaux, il entre au gouvernement cantonal, sous le nom de PAI. Parti bourgeois "de gauche", il s'engage fortement en faveur des questions environnementales, qui émergent dans les années 1960. En difficulté au seuil des années 1990, désormais sous l'étiquette "UDC" que s'est donné le parti suisse en 1971, il fait sien, également dans le canton de Vaud, un discours néo- conservateur qui renoue en partie avec celui des origines et qui a permis à l'UDC de s'imposer dans une zigzagante continuité comme l'une des forces majeures de la vie politique suisse. Son histoire éclaire ainsi l'évolution de l'histoire politique tant suisse que vaudoise.
Aucun pays n'accorde à ses citoyens autant de droits politiques que la Suisse. Ce livre révèle en quelles circonstances furent octroyées au peuple ces puissantes armes démocratiques que sont l'initiative et le référendum. Chez les radicaux au pouvoir, ces audaces répondaient aux voeux de leur aile démocratique et sociale. Mais les conservateurs apprendront à s'en servir. La période couverte part de la constitution de 1848. Un agrégat de cantons souverains se mue en un état fédéral encore sommaire, mais doté d'une réelle capacité d'action. Développement industriel, batailles du rail, conflits religieux, pression des puissances économiques voisines : voilà l'arrière-fond des réformes qui vont durablement marquer la construction de la Suisse moderne. Dans le même temps, devenue l'asile des réfugiés politiques de l'Europe, la Suisse renonce à étendre son territoire et risque une guerre avec la Prusse, pour Neuchâtel. Les affrontements entre centralisateurs et partisans de l'autonomie cantonale imprègnent fondamentalement la constitution de 1874, largement acceptée le 19 avril. Dès lors, le socialisme s'enracine, les cantons catholiques, perdants du Sonderbund, reprennent force, malgré le Kulturkampf, et les radicaux se réorganisent. C'est l'éventail des partis du 20e siècle qui se met en place.
Résumé : Goy ne bouge pour ainsi dire pas de chez lui et, en magicien plus véritablement magicien qu'aucun autre, transfigure à longueur de temps le pauvre bout de jardin qu'il voit de sa fenêtre. Il n'a besoin d'aucun adjuvant extérieur, ni d'aucune sorte de drogue. C'est l'encens du quotidien qui brûle très lentement. La poussière devenue magie. Quand je regarde les meilleures de ces oeuvres (et certes, il ne faudrait pas que toute la peinture se réduisît à cette alchimie-là), je pense à ce que Rilke a écrit des anges tels qu'il les imaginait : "pollen de la divinité en fleur" ; c'est vraiment quelque chose comme cela.
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.
Ce catalogue du Musée de l'art brut de Lausanne présente l'oeuvre de Nanetti en détail, telle qu'elle était au moment de sa création aussi bien que dans son état actuel (très dégradé). Il est enrichi d'un dépliant de sept mètres, des commentaires de plusieurs spécialistes et d'un film de 20 minutes, I graffiti della mente. Chaque jour, Fernando Oreste Nannetti (1927-1994) a gravé des signes mystérieux sur les façades de l'hôpital psychiatrique de Volterra, en Toscane, réalisant en huit ans une création monumentale (70 mètres de long). A y regarder de près, ces signes apparaissent comme des lettres formant des mots et des phrases. Nannetti rapporte les nouvelles qu'il dit recevoir par télépathie, avec des extraits de journal intime, des énoncés biographiques, récits de guerre ou descriptions fantastiques, le tout accompagné de dessins. Un incontournable de l'art brut, une oeuvre fascinante. L'exposition Nannetti "colonel astral" se déroulera du 25 février au 28 août 2011.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.