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Constantine. Citadelle des vertiges
Merdaci Madjid ; Metaïr Kouider
PARIS MEDITERRA
30,43 €
Épuisé
EAN :9782842722388
Constantine, troisième ville d'Algérie, fascine encore aujourd'hui par sa position inexpugnable d'île aérienne nichée dans le rocher, par les vertigineuses défenses naturelles que forment son ravin et les serpentins du fleuve Rhumel. Sur les vestiges des Numides et de leur capitale Cirta, des Phéniciens ou des vandales, de l'Empire romain de Constantin, en passant par sa transfiguration arabe et jusqu'à l'ère moderne des dominations ottomane ou française, Constantine, multiple et inaltérable, aura été un formidable creuset des civilisations, un haut lieu de rencontres des populations amazighe, arabe, française, de convergences des religions, particulièrement de l'islam et du judaïsme, dont portent témoignage les œuvres des hommes et des cultures qui s'y sont fondus. Ville des ponts, des musiques et d'un certain art de vivre, Constantine mérite d'être revisitée. Les auteurs s'attachent non seulement aux lieux et aux sites, mais aussi aux personnalités constantinoises de la politique ou de la culture (Berthier, Benbadis, Benjelloul, Toumi, Raymond Leyris, Malek Haddad, Atlan...)
Parmi les différents champs de l'enfance, celui des enfants abandonnés représente, pour le cas de l'Algérie, un contexte spécifique en raison de ses nombreuses articulations politiques, psychosociales et psychopathologiques. Le placement de nourrissons en institutions de soins et de garde sociale peut s'accompagner de dérèglements graves et durables de leur santé psychique et organique. Le développement de tableaux cliniques et d'inorganisations somatopsychiques, atteste la fragilité de l'enfant et l'inadéquation des maillages préventifs et de guidance. Par ailleurs, la pratique clinique du premier âge situe les risques récurrents de pathogénies institutionnelles et interactives où s'élaborent, de manière égale, l'immaturité et la morbidité de l'enfant. Elle souligne aussi la problématique des procédés de substitution et des difficultés de prolongement de la fonction maternelle dans les limites du travail institutionnel.
Dans l'Algérie actuelle, les personnes produisent leurs folies car elles ne savent plus vivre ensemble en l'absence de sentiments partagés et de références identitaires. Dans ces situations, la déraison ne réside pas, exclusivement, dans les dérèglements de la vie psychique et mentale mais dans l'altération de la vie sociale et communautaire. La folie représente alors une stratégie, pour éviter les souffrances et les pouvoirs totalitaires, où les migrations, les dissidences violentes, les dévotions et les sexualités indiquent des séquences importantes pour changer, protéger l'existence et exprimer des demandes de réparation politique, psychosociale et affective.
L'émergence d'une écriture en langue française constitue un moment essentiel dans la formation d'une intelligentsia indigène dans l'Algérie coloniale. Cette écriture entrevoit en effet au tournant des XIXè et XXè siècles un objet littéraire nouveau, différent de celui qui a pu jusqu'alors exister en langues berbère et arabe. Ce dictionnaire restitue les parcours et les oeuvres de ses acteurs, à la mesure des blessures d'une longue histoire coloniale.
L'adolescence est un segment de crise, elle n'est pas le lieu et l'expression de ruptures successives. Cet ouvrage envisage le déroulement de l'adolescence comme une conjonction de la réalité et de la représentation, et comme l'indication particulière de l'émergence d'une clinique sociale dans le contexte algérien.
Qui ne connaît ta ville la Porte du Vent, passage obligé pour tous les égarés, les paumés ? Ouverte aux vents marins, aux vents de pluie, aujourd'hui fermée à l'avenir. Accueillante aux brises, elle l'était jadis également aux hommes. Au voyageur arrivé par l'Ouest, elle offrait en prélude un lacis de ruelles étourdissantes ; en titubant, le nouveau venu se mettait sous la protection de son marabout ; il pouvait se désaltérer à la fontaine de la cour intérieure de sa vieille mosquée et y reprendre son souffle. Neuf siècles inscrits dans la chaux et la pierre. Tant d'étrangers sont entrés par là, qui ne sont plus jamais repartis. " Du regard croisé de deux femmes à la fois différentes et très proches, l'une, Selma, rivée à sa ville, à l'emprise de laquelle elle rêve d'échapper, l'autre, Hélène, revenue recoller les " morceaux de sa vie " dans son pays natal dévasté par une guerre sournoise, et d'un narrateur qui prend leur relais pour s'adresser à elles, émerge l'histoire de Bab-Errih - dont on ne saura jamais si elle réelle et transfigurée ou lieu métaphorique - et des destins chaotiques de ceux qui la peuplent...
Idjerouidene Arezki ; Beniada Frédéric ; Dilem Ali
Résumé : Ce destin à tire d'aile est le récit bouleversant du parcours d'un homme parti de rien, élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur, qui grâce à des valeurs fondamentales, telles que l'intégrité, le travail et la solidarité a été une véritable figure de l'entreprenariat en France et en Algérie. Mère décédée à sa naissance, père ouvrier agricole, il aura pour seule amie, une chèvre, sa vraie nourrice pendant son enfance. Arezki connaîtra la guerre d'indépendance, la répression, la guerre civile, et créa l'un des principaux groupes de transport mondiaux, GoFast Transport (aujourd'hui Weaving Group) qui racheta Aigle Azur en 2001 pour en faire la seconde compagnie aérienne française. Celui qu'on appelait Monsieur Arezki, est une véritable source d'inspiration pour les jeunes.
Cloué dans un fauteuil roulant, Ali évoque le destin de ses trois amis d'enfance, Hamid, Kader, Malik, trois hommes perdus dans l'Algérie des lendemains de l'Indépendance. Ils s'étaient promis de construire un monde plus beau, plus excitant que celui qu'avaient connu leurs pères. Mais ils se sont assoupis et ont laissé le champ libre aux apprentis sorciers. Au bout du compte, ils ont récolté une houle d'une rare violence qui a emporté leurs vies dans un tourbillon de folle destructrice.
... C'était non loin de Peshawar... Mourad, Kadirou et tous les autres n'envisageaient guère la fin des hostilités ; c'est pourquoi ils supportent très mal leur démobilisation. Le manque d'action et de projets les rend mélancoliques. Mais, en y réfléchissant, Hasni se rend compte que, pour Mourad, cela a dû commencer bien avant la prise de Kaboul... Ils ont combattu dans des maquis éloignés l'un de l'autre... Il se remémore parfaitement leur rencontre le jour de l'assaut contre le palais présidentiel... Les Moudjahidin avaient parcouru des milliers de kilomètres dans leurs frusques, traînant péniblement leur attirail rudimentaire. La profession de foi, scandée inlassablement à tue-tête, les aidait à supporter des marches harassantes. " De " la route de Qandahar " à la " halte à Paris ", Mourad ne cesse de ressasser les mêmes versets du Coran. Pourquoi être allé en Afghanistan ? Il avait fait des études scientifiques à Paris qui lui assuraient un avenir confortable. Il avait des amis, une compagne. Pourquoi avoir tout quitté ? Pourquoi vouloir partir encore ? Mourad veut trouver la paix mais les événements le ballottent et l'entraînent dans une tout autre quête.