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ARISTOCRATES ET GRANDS BOURGEOIS. Education, traditions, valeurs
Mension-Rigau Eric
PLURIEL
12,90 €
Épuisé
EAN :9782012787988
Une analyse fine et précise éclaire une part d'ombre de la vie privée et des mensualités des groupes aristocratique et grand bourgeois. Elle souligne le rôle de la mémoire familiale à travers l'attachement aux noms, aux titres, aux lieux et aux objets qui ancrent la destinée familiale dans une continuité historique et dans une terre, berceau originel de la lignée. L'auteur étudie les signes et les pratiques, perceptibles dans le langage, l'éducation, le savoir-vivre, les alliances, les attitudes, les goûts, par lesquels nobles et grands bourgeois se distinguent des autres groupes de la société. Il montre comment les nécessaires adaptations à la société contemporaine, sensibles dans les rapports avec l'argent, les autres milieux sociaux, le travail, les diplômes ou la République, composent, avec la persistance d'un modèle de cour, une constance volonté d'exemplarité et le souci de transmettre les valeurs familiales.
Ce livre retrace l'histoire de l'?uvre des campagnes, institution toujours existante, fondée en 1857 à la double initiative d'un prêtre, le père Vandel, et d'une aristocrate, la comtesse Auguste de La Rochejaquelein, dans le but de faire prendre conscience à la noblesse du rôle social qu'elle a encore à jouer dans les campagnes. C'est elle, en effet, qui est invitée, par ses dons, mais aussi par le comportement modèle qu'elle doit adopter à l'égard des populations villageoises, à favoriser le retour de la foi dans les paroisses rurales. S'appuyant sur une documentation vaste et dispersée, cette étude de l'alliance, parfois dénoncée, du château et du presbytère, permet une relecture des relations entre les élites nobiliaires et le clergé rural, dont Eric Mension-Rigau analyse finement l'évolution. Si la dimension religieuse est première, la perspective politique n'est jamais très éloignée: l'ouvre, qui propose un modèle de société proche de celui des légitimistes, est un des lieux où s'exprime la pensée contre-révolutionnaire qui a tant marqué la noblesse. L'ouvrage met en évidence une vision du monde et de la société qui idéalise le paysan et fonde la hiérarchie sociale sur un échange de droits et de devoirs imposant au châtelain la justification de sa prééminence par l'exercice de la piété et de la charité. Il cerne les réactions de la noblesse face au délitement progressif, depuis un siècle et demi, d'une France catholique et rurale, mais il souligne aussi sa capacité à dépasser ses attaches idéologiques et à adapter son héritage de traditions et de valeurs pour assurer la permanence de sa présence historique dans les campagnes.
Résumé : La revendication aristocratique de distinction a-t-elle encore un sens aujourd'hui ? Fondée sur le principe d'une hérédité, prolongeant le souvenir d'un privilège et attachée à la permanence des usages, elle paraît en complet désaccord avec la culture dominante qui exalte la justice sociale et l'aspiration égalitaire. Depuis près de vingt-cinq ans, Eric Mension-Rigau, en historien, rassemble des sources, côtoie, observe, interroge les descendants des grandes familles aristocratiques afin de comprendre comment cette "caste", aujourd'hui sans statut officiel, tente de s'adapter aux évolutions sociales et politiques du monde qui l'entoure. Entre résistance et concession, les nobles français sont en charge d'un héritage qui dépasse leurs simples familles, dépositaires d'une histoire et d'une mémoire collective qu'ils se doivent d'entretenir. Entre l'essai sociologique et la recherche historique, Singulière noblesse invite à saisir une catégorie sociale dans sa spécificité, mais aussi dans le rapport que la société tout entière entretient à son égard, révélant, en creux, notre rapport au passé.
Descendant d'une des plus anciennes familles de France, arrière-petit-neveu de Talleyrand, il sait à la fois recueillir les suffrages des électeurs des Basses-Alpes, régaler de ses traits d'esprit le populaire ou l'aristocrate et séduire l'héritière du roi des chemins de fer américain. Son mariage fastueux en 1895 avec la richissime Anna Gould fait de lui un symbole: la France donne son blason et l'Amérique sa fortune. L'or du Nouveau Monde lui permet de réaliser ses rêves: il fait construire le Palais rose sur le modèle du Grand Trianon et donne des fêtes grandioses qui réunissent artistes, politiques et gotha. Il rassemble une fabuleuse collection d'objets d'art. Son divorce en 1906 le laisse sans fortune. Assailli par les créanciers, il devient journaliste, puis antiquaire, s'adaptant à cette vie nouvelle avec son élégance légendaire. Phénomène médiatique étonnant, il fascine ses contemporains autant par son sens esthétique et sa propension à la dépense que par son détachement lorsque survient le temps des épreuves. Pour cette première biographie, l'auteur a eu accès à d'importants fonds d'archives privées, restées jusqu'alors inédites. Biographie: Eric Mension-Rigau, maître de conférences à l'université de Paris-Sorbonne (Paris 110, a publié notamment, chez Perrin, Aristocrates et Grands Bourgeois. Education, traditions, valeurs (1997, Tempus 2007), Le Donjon et le Clocher. Nobles et curés de campagne de 1850 à nos jours (2003). Il est aussi l'auteur de Châteaux de famille. Une élégance française (Le Chêne, 2007).
Le charme discret de l'aristocratie. Qu'est-ce que la noblesse et comment peut-elle encore transmettre l'héritage culturel des vieilles dynasties qui l'incarnent ? Telles sont les questions auxquelles ce livre s'efforce de répondre en proposant d'abord une analyse des principes, des traditions et des comportements qui, dans le passé, ont construit l'identité nobiliaire. Il explique la classification de la noblesse, fruit de la diversité de ses origines, ainsi que ses contours juridiques imposés par la monarchie. Puis il retrace les grandes étapes de son histoire, des bâtisseurs de forteresses à la cour de Louis XIV, des salons des Lumières à la Terreur, de l'épopée napoléonienne au XXe siècle. La perte de toute incarnation institutionnelle n'a pas enlevé à la noblesse son importance sociologique ni sa place dans l'inconscient et l'imaginaire collectifs. Eric Mension-Rigau étudie les capacités de la noblesse à transmettre son identité, à maintenir sa stabilité sociale et à diffuser une énergie créatrice alors que les changements structurels, politiques et économiques ne cessent d'engendrer de nouvelles formes de stratification.
Une psychanalyste à l'écoute de familles marquées par l'arrivée d'un enfant handicapé. A travers de nombreux témoignages, elle aborde sans détours les questions cruciales soulevées par ces situations singulières et douloureuses: la différence, l'exclusion et l'éthique.
Résumé : Paul Veyne raconte ici ses années de formation, les débuts de sa carrière, ce qui motiva son choix de Rome comme objet d'étude. Mais ce livre d'entretiens révèle aussi un formidable pan d'histoire intellectuelle, où défilent les grands noms de l'université française, où Veyne approfondit ce qui le sépara d'Aron comme ce qu'il doit à Foucault. Le plus philosophe de nos historiens livre ainsi quelques-unes de ses réflexions sur la nature de l'histoire ainsi que sur les permanences et les ruptures dans les sociétés humaines. Il révèle aussi plusieurs de ses passions, la peinture, la musique, la littérature, avec des aveux plus graves sur l'amitié, l'amour ou les croyances qui nous permettent d'exister. il éclaire ainsi d'un jour nouveau son amitié et son voisinage de René Char, auquel il consacra un beau livre.
Psychologue et romancier, il a notamment publié dans la collection Pluriel L?Empire des mères, Le Secret de famille ainsi que L'Âme des objets (Hachette Littératures, 2008).Un couple qui transporte pierre par pierre la demeure qu'il vient d'acquérir pour la reconstruire en un autre endroit, une fille qui démolit de ses mains la maison de sa mère, un homme qui consacre sa vie à se construire un donjon, une femme qui ne parvient jamais à se trouver une maison...« À travers ces histoires d'hommes et de femmes aux prises avec leur maison, le lecteur peut saisir, comme sans doute, il peut le faire à partir de sa propre expérience, que rien de ce qui se passe avec une demeure n'est innocent ou fortuit : il n'y a pas le moindre hasard dans ce que nous jouons avec elle. »L'auteur montre ainsi sur quelles passions sont fondées les relations que nous entretenons avec nos demeures. Elles nous font parfois mener une drôle de vie ! Chacun de nous a été, un jour ou l'autre, possédé par une maison. Nous projetons sur elle nos plus inconscients désirs. L'âme de la maison est toujours un reflet de la nôtre.
La Révolution française n'a pas duré dix ans, mais un siècle : c'est autour de cette idée novatrice qu'est bâtie cette magistrale synthèse en deux volets (1770-1814 et 1814-1880)et due à l'un des plus éminents spécialistes du sujet. Le premier tome s'attache à décrire et expliquer le séisme qui fit s'effondrer l'Ancien Régime. Le second tome fait de son onde de choc le moteur de toute la vie politique de la France du XIXe siècle qui n'en finit pas de "terminer la Révolution". Seule la victoire des républicains sur les monarchistes à la fin des années 1870 a donné à la France un régime conforme aux principes de 1789. Dans un style limpide, la complexité de l'événement et ses conséquences ultimes sont déroulées sur la longue durée, au fil d'un essai mêlant récit haletant des faits, portraits vivants des personnages-clés et analyse rigoureuse. D'accès aisé, cet ouvrage stimulant permet de mieux saisir la portée de cette rupture fondatrice, car comprendre la Révolution, c'est aussi comprendre les héritages de la France d'aujourd'hui. --Thomas Ferrier