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L'Europe des Européens. Sociologie de l'Europe occidentale
Mendras Henri
FOLIO
12,60 €
Épuisé
EAN :9782070746415
L'Europe de l'Atlantique à l'Oural n'existe pas.Pas plus que la géographie, l'histoire n'offre de définition de l'Europe. Il se pourrait fort que la sociologie, seule, puisse dire ce qu'est l'Europe des Européens.Quatre traits définissent l'Occident de l'Europe: l'individualisme évangélique et romain, qui pose l'individu comme premier et le groupe social comme second, assurant ainsi la primauté à la satisfaction des besoins et des désirs de l'individu; l'idée de nation, qui fit passer une Europe, peuplée de paysans stables sur leur tenure depuis le Moyen-Age féodalité à l'Etat-nation, sans jamais connaître, après Charlemagne, d'Empire; le capitalisme, inventé dès le XVIe siècle et qui s'épanouit grâce à l'industrie et à rua rapport particulier entre les sciences et les techniques; la démocratie ou, plus précisément, le gouvernement de la majorité dans le respect des droits de l'homme. Ces quatre traits, exceptionnels dans l'histoire, définissent un modèle qui explique les grandes structures et les grandes institutions de l'Europe: religion et système de valeurs hiérarchies et catégories sociales, famille et parenté, État et capitalisme. Henri Tendras donne ici à l'Europe sa vraie figure - globale, cohérente, différenciée. Quatrième de couverture L'Europe de l'Atlantique à l'Oural n'existe pas. Pas plus que la géographie, l'histoire n'offre de définition de l'Europe. Il se pourrait fort que la sociologie, seule, puisse dire ce qu'est l'Europe des Européens. Quatre traits définissent l'Occident de l'Europe - l'individualisme évangélique et romain, qui pose l'individu comme premier et le groupe social comme second, assurant ainsi la primauté à la satisfaction des besoins et des désirs de l'individu; - l'idée de nation, qui fit passer une Europe, peuplée de paysans stables sur leur tenure depuis le Moyen Âge, de la féodalité à l'État-nation, sans jamais connaître, après Charlemagne, d'Empire; - le capitalisme, inventé dès le XVIè siècle et qui s'épanouit grâce à l'industrie et à un rapport particulier entre les sciences et les techniques; - la démocratie, ou, plus précisément, le gouvernement de la majorité dans le respect des droits de l'homme. Ces quatre traits, exceptionnels dans l'histoire, définissent un modèle qui explique les grandes structures et les grandes institutions de l'Europe: religion et système de valeurs, hiérarchies et catégories sociales, famille et parenté, État et capitalisme. Henri Mendras donne ici à l'Europe sa vraie figure - globale, cohérente, différenciée.
Ce livre est issu d'un colloque que l'agence de publicité Young et Rubicam France a eu l'heureuse initiative d'organiser pour son vingt-cinquième anniversaire sur un thème qui s'imposait : "Convergences et divergences de l'Europe" . Les sociologues réunis de différents pays ont tous eu le mérite d'échapper au banal dilemme de l'évidente diversité et de la non moins rapide homogénéisation. Ce ne sont pas des verdicts que l'on trouvera ici, mais un ensemble d'analyses et d'informations aussi diverses que leurs auteurs. Chacun conscient du poids de l'histoire, de la force des traditions nationales, des cultures politiques propres à leur pays, mais aussi de la parenté des systèmes de valeurs, des conditions économiques et des évolutions sociales qui font et feront aux nations d'Europe un commun destin. L'occasion a dû obliger les auteurs, tous de haute qualité scientifique, à renoncer à la langue de bois du spécialiste et au jargon des sciences sociales. Ils ont joué le jeu. Résultat : du modèle suédois au nord à l'invention d'une tradition démocratique en Espagne, au sud, en passant par l' "immuable Angleterre" , l' "Allemagne exemplaire" , la spécificité de la société française et les "trois Italie" , voilà peut-être le premier voyage de sociobiologie immédiate et comparative digne de devenir le livre de chevet de tout bon Européen.
Au moment où l'Europe est sujette à débat et où les " technocrates de Bruxelles " sont mis en accusation, il apparaît nécessaire de s'interroger sur la façon dont chaque pays recrute et forme ses élites dirigeantes, politiques, administratives et économiques. Cet ouvrage, qui réunit les contributions des meilleurs spécialistes européens du sujet, répond à cette interrogation. Chaque pays a ses institutions, ses carrières, sa conception des élites. Malgré Margaret Thatcher et John Major, l' establishment britannique est toujours formé à Oxford et à Cambridge. En France, l'Ecole nationale d'administration (ENA) devient une business school et reste invariablement le vivier des dirigeants de la politique et de l'économie, tandis que l'Allemagne recrute des juristes dans diverses universités. L'Italie n'a toujours pas de fonction publique comparable à ces trois pays, alors que l'Espagne à su développer des élites nouvelles dans les dernières années du franquisme. Enfin, ce livre présente deux exemples importants hors Europe de l'Ouest : celui des Etats-Unis, où la démocratie a précédé la bureaucratie et continue à la tenir en bride grâce au système des dépouilles ; et celui de la Pologne, où la nomenklatura, un instant déstabilisée, s'est remarquablement rétablie.
Deux soucis nous ont guidé en rassemblant les études qui constituent cet ouvrage: l'influence réciproque que la théorie et la recherche empirique exercent l'une sur l'autre, le besoin de codification tant de la théorie en tant que telle que de procédures de l'analyse, et tout particulièrement de l'analyse quantitative. Ici, par théorie sociologique nous entendons des conceptions logiquement reliées entre elles, et d'une portée non pas universelle mais volontairement limitée. Nous cherchons à centrer l'attention sur ce qu'on pourrait appeler les" théories à moyenne portée ": théories intermédiaires entre les hypothèses mineures qui jaillissent chaque jour à foison dans le travail quotidien de la recherche, et les larges spéculations qui partent d'un maître-schéma conceptuel d'où l'on espère tirer un grand nombre de régularités du comportement social accessibles à l'observateur. Nous croyons que la recherche d'un système entier de théorie sociologique, où les observations de toutes sortes trouveraient immédiatement leur place marquée, comporte les mêmes risques et d'aussi maigres résultats que ces systèmes philosophiques universels qui sont tombés dans un abandon mérité. Notre tâche majeure, aujourd'hui, consiste à développer des théories applicables à une gamme limitée de données - par exemple celles de la dynamique des classes sociales, des pressions sociales en conflit, de l'autorité, du pouvoir et de l'exercice de l'influence interpersonnelle - plutôt que de chercher immédiatement un cadre conceptuel" intégré "qui permette de dériver toutes ces théories."
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Où va l'Italie ? Vers une nouvelle Europe ou vers des vieilles dérives ? L'Europe a besoin de l'Italie, mais comment comprendre les Italiens ? Avec un brin d'ironie, Alberto Toscano passe en revue les clichés véhiculés par son pays de naissance : des pâtes à la Vespa, de la séduction à la religion. Il y mêle la rigueur de l'historien pour interpréter les vicissitudes d'un peuple unifié depuis un siècle et demi "seulement". Les Italiens adorent l'amour et le soleil. Ils aiment à rêver. Alberto Toscano nous explique pourquoi cette fois ils ont intérêt à garder les pieds sur terre.
Une histoire inédite des favoris de l'Ancien Régime au XIXe siècle. Un favori est celui qui partage l'intimité du prince et exerce sur lui un ascendant inaccessible aux ministres. Participer presque quotidiennement à la vie privée du monarque, être l'objet de sa tendresse révélée par des gestes affectueux et une correspondance intime, habiter sous le même toit et parfois dans un appartement voisin du sien, disposer d'un accès direct auprès de sa personne et l'interdire à d'autres, exercer des charges de cour jusque-là réservées aux nobles titrés et se voir combler de faveurs qui donnent à sa promotion un caractère exceptionnel sont les signes visibles de l'élection à cette place enviée. Tellement enviée que la mémoire collective n'a jamais été bienveillante à leur endroit, et qu'ils ont été soustraits à la recherche historique. Et pourtant leur nombre, la personnalité exceptionnelle de quelques-uns et leur importance dans l'Histoire méritent d'en saisir l'émergence et d'en identifier le rôle. Jean-François Solnon brosse avec maestria le portrait d'une vingtaine d'entre eux - Buckingham, Cinq-Mars, Menchikov, Potemkine, Godoy et Disraeli notamment - et nous fait pénétrer dans les coulisses les plus secrètes des cours européennes.
Résumé : Du Brexit aux élections européennes de 2019, en passant par la qualification de Marine Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017, les partis nationalistes-identitaires ont le vent en poupe dans toute l'Union européenne. V. Orbán, M. Salvini ou M. Le Pen sont les dirigeants de ces partis qui, ensemble, pourraient menacer l'édifice européen. Ces partis siègent au sein de différents groupes au Parlement européen. S'ils s'accordent sur l'immigration, d'autres sujets constituent de véritables lignes de fractures. Anaïs Voy-Gillis, analysant leurs stratégies, questionne le mythe d'une grande coalition nationaliste-identitaire et prouve que ces partis défendent, avant tout, des visions nationales. Leur progression électorale s'explique par plusieurs facteurs, notamment l'idée de trois crises (économique, migratoire, représentativité) ayant montré les fragilités de l'édifice européen. Au-delà des discours, ces partis ont réussi à construire une représentation du monde excluante, mais cohérente, répondant aux questionnements d'une partie de la population. Anaïs Voy-Gillis est docteur en géographie de l'Institut Français de Géopolitique. Ses recherches concernent la montée des nationalismes et des droites extrêmes en Europe.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.