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Le talisman de la présidente
Mencé-Caster Corinne
ECRITURE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782359052732
CMC, 42 ans, est élue à la surprise générale présidente d'université. Très vite, elle se rend compte que, depuis des années, les mandarins de l'institution détournent à leur profit des fonds destinés à l'enseignement et à la recherche. Et qu'aucun de ses prédécesseurs n'a eu le courage de mettre fin à ce trafic. Le jour où on lui demande de participer à la circulation illégale de fonds, elle s'y refuse. Désormais, elle est la personne à abattre. Face à elle, ceux qui détiennent les leviers du pouvoir et en premier lieu leur chef, Félix Talisman. La guerre est ouverte : des menaces verbales à l'intimidation physique, CMC se rend compte que l'argent a gangrené toute l'île. Sa vie est étalée dans la presse, qui relaie une campagne de dénigrement visant à obtenir sa démission... Mais CMC n'est pas seule à seule à dénoncer les dérives de réseaux puissants et menaçants. Des voix se font entendre pour révéler les pratiques secrètes au grand jour. La justice est saisie...
Evocation d'une Martinique des années 1950-60 encore vibrante de ses traditions ancestrales et originalement écrit en créole, ce roman, magistralement traduit en français par Gerry L'Etang, met en scène un personnage hors du commun : Rosalien Saint-Victor, entrepreneur en bâtiment, joueur de dés professionnel, amateur de combats de coqs et polygame assumé. Saint-Victor est un "major" c'est-à-dire un fier-à-bras de quartier dans la commune de Grand-Anse et donc quelqu'un qui y fait régner la loi et l'ordre, mais il ne se contente pas de son petit domaine réservé, il arpente toute l'île, à dos de mulet, en quête de défis lors des fêtes patronales ou dans les gallodromes, affrontant d'autres personnages de son acabit tout en veillant à entretenir ses multiples relations féminines. Mi-Don Quichote mi-Sancho Pança, il témoigne des derniers feux de la "société d'habitation", telle qu'on désignait la plantation de canne à sucre, celle qui était marquée par la rigidité des rapports sociaux, l'exploitation des plus humbles, le préjugé de couleur et la domination masculine.
L'université des Antilles et de la Guyane, qui fêtera bientôt ses 30 années d'existence, demeure relativement peu connue du grand public, quand bien même elle accueille chaque année plus de 12000 étudiants émanant à la fois des trois territoires qu'elle couvre, sans compter les nombreux étudiants internationaux qu'elle accueille. Pourtant elle dispense des formations de qualité allant du droit à la médecine, des langues étrangères (anglais, espagnol, etc.) aux sciences exactes et naturelles, en passant par les disciplines sportives et technologiques. Forte de plusieurs instituts (IUT et institut de formation continuel et écoles internes (ex IUFM), l'UAG est donc un outil incontournable du développement de ses territoires d'implantation, ainsi que de leur rayonnement culturel grâce à un important dispositif de recherche dans de nombreux domaines. Avec la réforme de l'université et l'exigence d'une plus grande professionnalisation des études, l'UAG entend renforcer ses liens avec le monde économique antillo-guyanais d'une part, et les collectivités territoriales de l'autre. Le présent ouvrage vise à mieux faire connaître l'Université des Antilles et de la Guyane et à la présenter comme un acteur économique, social et culturel dont les potentialités sont à valoriser pleinement par l'ensemble des décideurs pour lui permettre de contribuer à la modernisation des outils de développement économique et humain.
Personnage extraordinaire que le roi Alphonse X de Castille qui, au XIIIe siècle, eut l'ambition de rassembler et d'ordonner l'entier du savoir de son temps à travers une Histoire d'Espagne rédigée, sous sa houlette, par une armée de scripteurs (copistes, compilateurs, commentateurs etc.). Outre qu'il s'agissait pour ce souverain, à la fois législateur et philosophe, d'asseoir son pouvoir sur ses sujets, son entreprise mettait en lumière le passage progressif de l'auctorictas, expression de la vérité divine s'appuyant sur la littéralité des textes à l'auteurité, manifestation tout à la fois d'une subjectivité et d'une créativité qui ouvrent sur des interprétations ouvertes de ces derniers. C. Mencé-Caster, s'appuyant, entre autres, sur les travaux de Michel Foucault, Gérard Genette, Georges Martin, Chaim Perelman ou encore Umberto Eco, remet en cause la vision traditionnelle du compilateur, trop longtemps perçu comme un simple collecteur de sources auxquelles il lui est interdit de toucher, en montrant comment il est amené à recomposer, reformuler et donc réécrire le matériau textuel. Les différents positionnements de l'Auteur et du Lecteur, selon qu'ils soient "empiriques" ou "modèles", serviront de lignes de force à une analyse qui, sur bien des points, procède à de fructueux renversements épistémologiques. Le Moyen-âge souffre d'une perception négative non seulement auprès du grand public mais aussi de certaines fractions du monde académique, considéré qu'il est comme un âge de religiosité bigote et d'obscurantisme. Or, de nombreuses problématiques de cette époque font écho à celles des mondes créole et caribéen : passage de l'oral à l'écrit d'une langue vernaculaire, établissement des textes anciens et question de l'anonymat auctorial, singularité de l'acte traductif en contexte diglossique ou multiglossique et bien d'autres. Cette étude, à la fois profondément érudite et hardie conceptuellement, parle donc directement aux Caribéens d'aujourd'hui et plus largement, à tous ceux qui, en ces temps de mondialisation, sont amenés à vivre dans un univers où les certitudes ou les évidences (le territoire, la langue maternelle etc.) sont de plus en plus ébranlées.
Difficile d'apprendre que le père qui vous élève n'est pas votre vrai père ! Un père qui vous ""dresse"", ne vous porte aucune affection. Un milieu reconstruit où vous n'avez pas votre place et où pourtant il vous faut vivre et grandir. Un essai d'analyse
Critique, chroniqueur et passionné par la littérature du XIXe siècle, Joseph Vebret raconte l'une des passions les plus célèbres des lettres françaises : celle liant Gustave Flaubert à Louise Colet, aussi brève et tumultueuse que féconde par la correspondance. L'amour avec Louise Colet... poste restante Le 28 juillet 1846, Gustave Flaubert, 24 ans, grand gaillard moustachu, rencontre Louise Colet qui pose dans l'atelier du sculpteur James Pradier. Eclatante beauté de dix ans son aînée, elle est plus connue pour ses frasques sentimentales et son caractère emporté que pour sa production littéraire, pourtant non dénuée d'intérêt. Lui-même sacrifie au " culte fanatique de l'art ", unique consolation à " la triste plaisanterie de l'existence ", mais n'a encore rien publié. Le coup de foudre est immédiat, violent, dévastateur. Louise s'offre sans retenue. Deux jours d'amour fou. Le troisième, Gustave file en direction de Croisset, près de Rouen, où il vit avec sa mère et sa nièce, laissant Louise pour le moins surprise. Gustave semble déjà moins épris, mais il donne le change : " Tu donnerais de l'amour à un mort, écrit-il à Louise. Comment veux-tu que je ne t'aime pas ? Tu as un pouvoir d'attraction à faire dresser les pierres à ta voix. " En réalité, Gustave appartient corps et âme à une puissante maîtresse : la littérature. Bourreau de travail, reprenant et polissant infatigablement ses phrases, noircissant des milliers de feuillets, il jette toutes ses forces dans un roman : Madame Bovary. Louise, volcanique, attend, s'impatiente, tempête, s'emporte, exige, se désespère, se révolte, s'épuise dans d'autres bras. Gustave, impavide, jaloux de sa solitude, tempère. Comment réconcilier le feu et l'eau ? Ce manège dure de 1846 à 1848, puis de 1851 à 1855 : liaison en pointillés de deux amants aux aspirations contradictoires. Mais qui donnera naissance à l'une des plus belles correspondances de la littérature française.
Résumé : Janvier 1936 : la récolte de la canne commence à Bel-Event, une plantation de Martinique. Le commandeur Firmin Léandor, contremaître mulâtre, s'est trop avancé en promettant de livrer sept cents barriques de canne à l'usine. Alors, le "commandeur du sucre" surveille sans indulgence le travail des coupeurs et des amarreuses. Labeur éreintant, enfer quotidien : "Depuis le commencement du monde, le Bondieu a inscrit notre malheur dans l'envers du bonheur du Blanc". Békés, mulâtres, nègres-Congo, coulis. Depuis des générations, chacun obéit à la stricte hiérarchie de sa couleur et de son rang, courbé sous le poids d'une double fatalité : la négritude et la canne. Redouté par ses hommes, méprisé par le maître, jalousé par le "géreur" et par les autres commandeurs de l'île, Firmin lui-même ne peut que répéter l'antienne de sa mère : "Canne, c'est maudition". Il fallait, pour faire revivre les travaux et les jours de la Martinique agricole des années 1930, la passion, la mémoire et le français revigoré de Raphaël Confiant.
D'Alexandre le Grand au Da Vinci Code, en passant par les " affaires " Bilitis, Pauline Réage ou Emile Ajar, un abécédaire sélectif d'une centaine de canulars, plagiats, supercheries et autres mystifications littéraires, célèbres ou oubliés qui se lisent comme autant d'enquêtes policières. " Un document passionnant " (L'Express). Canulars, escroqueries, mystifications, supercheries et autres trafics de textes Stendhal signant du nom fantaisiste de Bombet ses Lettres sur Haydn, généreusement empruntées au musicographe Carpani (1816)... Pierre Louÿs entonnant les chansons de l'imaginaire poétesse saphique Bilitis (1895)... L'apocryphe Chasse spirituelle de Rimbaud dénoncée par André Breton (1949)... Dominique Aury, alias Anne Desclos, relevant le défi d'écrire Histoire d'O sous le pseudonyme de Pauline Réage (1954)... John H. Griffin traversant le Sud américain " dans la peau d'un Noir " (1961), et Gunther Wallraff la RFA dans celle d'un Turc (1985)... Marc Ronceraille, canularesque poète d'avant-garde sacré par le n° 100 de la collection " Ecrivains de toujours " (1978)... Benjamin Wilkomirski, rescapé mythomane du camp de Majdanek, alias Bruno Grosjean, bouleversant le monde par son faux témoignage (1995)... Paul Smaïl, fictif immigré marocain endossé par l'écrivain polymorphe Jack-Alain Léger (1997)... J. T. Leroy, sulfureux auteur transgenre, démasqué en 2006... " Shakespeare n'a jamais existé, toutes ses pièces sont l'oeuvre d'un autre qui s'appelait également Shakespeare ", a dit Sacha Guitry. Carnets secrets d'Hitler, hétéronymes de Fernando Pessoa, faux romans noirs de Vian/Sullivan, double Goncourt d'Ajar/Gary... D'Alexandre le Grand au Da Vinci Code, la littérature, art du faux semblant, est indissociable de l'imposture, du canular, de la schizophrénie. Voici un abécédaire sélectif d'une centaine d'" affaires " de faux et de plagiats.
Ce livre est un jeu : il s'agit de choisir sa vie, exercice difficile au début d'un parcours, mais qui devient plus facile, et plus ludique, quand on approche de la fin. Il est possible de mettre ceci en lumière et de laisser cela dans l'ombre, ou même dans le noir... Sans parler des tâtonnements de notre mémoire, qui nous accompagnent fidèlement, comme le mensonge. Et puis, ai-je pensé, cela m'évitera d'écrire mes mémoires, ce qui est toujours la barbe. J'aime mieux vivre ma vie que la raconter". Ecrivain, scénariste, parolier, traducteur, metteur en scène, mais avant tout conteur, Jean-Claude Carrière se raconte dans cet abécédaire intime qui va d'Aragon à Wajda, et de Doisneau à Shakespeare, en passant par l'Inde et par Pigalle.