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Le gouverneur des dés
Confiant Raphaël ; Mencé-Caster Corinne ; L'Etang
CARAIBEDITIONS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782373110593
Evocation d'une Martinique des années 1950-60 encore vibrante de ses traditions ancestrales et originalement écrit en créole, ce roman, magistralement traduit en français par Gerry L'Etang, met en scène un personnage hors du commun : Rosalien Saint-Victor, entrepreneur en bâtiment, joueur de dés professionnel, amateur de combats de coqs et polygame assumé. Saint-Victor est un "major" c'est-à-dire un fier-à-bras de quartier dans la commune de Grand-Anse et donc quelqu'un qui y fait régner la loi et l'ordre, mais il ne se contente pas de son petit domaine réservé, il arpente toute l'île, à dos de mulet, en quête de défis lors des fêtes patronales ou dans les gallodromes, affrontant d'autres personnages de son acabit tout en veillant à entretenir ses multiples relations féminines. Mi-Don Quichote mi-Sancho Pança, il témoigne des derniers feux de la "société d'habitation", telle qu'on désignait la plantation de canne à sucre, celle qui était marquée par la rigidité des rapports sociaux, l'exploitation des plus humbles, le préjugé de couleur et la domination masculine.
Adèle, fille cadette de Victor Hugo, s'est enfuie en Amérique à la recherche de son amant, l'officier anglais Albert Pinson. D'Halifax au Canada, à la Barbade, dans l'archipel des Antilles, Adèle poursuit un homme qui n'existe peut-être pas... Son esprit est dérangé et elle erre sur les quais de Bridgetown, capitale de la Barbade, lorsqu'elle est recueillie par Céline Alvarez Bàà, sauvée in extremis d'une déchéance absolue. Céline, solide Négresse, est une pacotilleuse qui parcourt les îles et la terre ferme, de Saint-Domingue à Carthagène des Indes, de Cayenne à La Havane, munie de lourds paniers caraïbes. Se prenant d'affection pour Adèle, elle décide de l'emmener à Saint-Pierre de la Martinique, le " petit Paris du Nouveau Monde ", puis de la raccompagner en France chez son illustre père... Raphaël Confiant dresse deux beaux portraits de femmes et nous révèle, dans une langue riche des sonorités de toutes les langues parlées aux Antilles, une des facettes, insoupçonnée, du choc entre l'Ancien et le Nouveau Monde...
1935. La Martinique s'apprête à vivre un grand événement : la célébration du tricentenaire du rattachement des Antilles à la France. Amédée Mauville, partagé entre son amour pour Ida, négresse mystérieuse, et son désir d'écrire, découvre l'histoire occultée de son peuple au travers d'un tableau d'officier napoléonien rapporté de Paris. L'officier n'est autre que Louis Delgrès, combattant émérite et fidèle au drapeau tricolore, qui en viendra à s'opposer par les armes au rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe au début du XIXe siècle. Dans une langue poétique et charnelle, Raphaël Confiant nous donne à lire un roman foisonnant dans lequel alternent deux périodes : celle, terrible, au cours de laquelle des millions de Noirs furent arrachés à l'Afrique pour travailler dans les plantations des Antilles ; cette autre, pathétique mais pleine d'humour créole, qui vit le renforcement du processus assimilateur mis en ?uvre par la France...
En janvier 1948, à la Martinique, une statue de la Vierge surgit après avoir traversé l'Atlantique sur une simple barque. Promenée de paroisse en paroisse, cette Madone du Grand Retour, nommée ainsi par l'évêché, déchaîne les passions, suscite des miracles et des conversions. Noirs, mulâtres, Indiens, Chinois, tous rêvent de s'affranchir de la tutelle de ces pharaons modernes que sont les grands Blancs. Dans une atmosphère d'hystérie collective, Philomène la péripatéticienne féerique, Adelise sa nièce, enceinte de onze mois, Rigobert le fier-à-bras, Fils-du-Diable-en-Personne, Bec-en-Or, Dictionneur, qui a appris le Littré par coeur, et bien d'autres embarquent avec la Vierge pour un pèlerinage où chacun aura formulé un voeu dans le secret de son coeur... Ainsi Raphaël Confiant nous fait vivre toute la diversalité de la Martinique dans ce roman épique, drôle et inspiré, servi par un style truculent et une langue réinventée.
Mi yo ! Voici une cinquantaine d'objets qui permettent une immersion dans la vie d'antan aux Antilles. Il a fallu d'imperceptibles cillements pour que les jours soient autres et, avec eux, les gestes intrinsèquement liés aux objets. Utiles autrefois, ils sont inutilisés aujourd'hui sinon pour décorer les maisons ou compléter la collection des musées. Les nostalgiques et les plus jeunes à la vue brouillée par la brume de la modernité peuvent, ensemble, s'éclairer aux lanternes du souvenir. Mi yo ! Mis en lumière, figés sur le papier, certains objets d'antan sont sauvés de l'oubli. Avec eux, on plonge dans une ambiance folklorique, celle des rues, des cases et des lotos. On imagine la clameur des villes en écoutant résonner un lambi ou le chant du rara de semaine sainte. On redécouvre les pratiques alimentaires : moudre du café, piler des condiments, touiller à l'aide d'un bâton-lélé, boire dans une timbale en fer-blanc... On éprouve la rudesse d'une vie sans eau courante contraignant à utiliser des jarres, cruches, couds ou pots de chambre. On apprécie l'ingénierie des objets tels que la boîte à crabes ou la nasse à ouassous.