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Un roi en quête d'auteurité. Alphonse X et l'Histoire d'Espagne (Castille, XIIIe siècle)
Mencé-Caster Corinne
CARAIBEDITIONS
16,25 €
Épuisé
EAN :9782917623275
Personnage extraordinaire que le roi Alphonse X de Castille qui, au XIIIe siècle, eut l'ambition de rassembler et d'ordonner l'entier du savoir de son temps à travers une Histoire d'Espagne rédigée, sous sa houlette, par une armée de scripteurs (copistes, compilateurs, commentateurs etc.). Outre qu'il s'agissait pour ce souverain, à la fois législateur et philosophe, d'asseoir son pouvoir sur ses sujets, son entreprise mettait en lumière le passage progressif de l'auctorictas, expression de la vérité divine s'appuyant sur la littéralité des textes à l'auteurité, manifestation tout à la fois d'une subjectivité et d'une créativité qui ouvrent sur des interprétations ouvertes de ces derniers. C. Mencé-Caster, s'appuyant, entre autres, sur les travaux de Michel Foucault, Gérard Genette, Georges Martin, Chaim Perelman ou encore Umberto Eco, remet en cause la vision traditionnelle du compilateur, trop longtemps perçu comme un simple collecteur de sources auxquelles il lui est interdit de toucher, en montrant comment il est amené à recomposer, reformuler et donc réécrire le matériau textuel. Les différents positionnements de l'Auteur et du Lecteur, selon qu'ils soient "empiriques" ou "modèles", serviront de lignes de force à une analyse qui, sur bien des points, procède à de fructueux renversements épistémologiques. Le Moyen-âge souffre d'une perception négative non seulement auprès du grand public mais aussi de certaines fractions du monde académique, considéré qu'il est comme un âge de religiosité bigote et d'obscurantisme. Or, de nombreuses problématiques de cette époque font écho à celles des mondes créole et caribéen : passage de l'oral à l'écrit d'une langue vernaculaire, établissement des textes anciens et question de l'anonymat auctorial, singularité de l'acte traductif en contexte diglossique ou multiglossique et bien d'autres. Cette étude, à la fois profondément érudite et hardie conceptuellement, parle donc directement aux Caribéens d'aujourd'hui et plus largement, à tous ceux qui, en ces temps de mondialisation, sont amenés à vivre dans un univers où les certitudes ou les évidences (le territoire, la langue maternelle etc.) sont de plus en plus ébranlées.
Ici Corinne Mencé-Caster se demande comment écrire la domination quand on se trouve en position consciente ou inconsciente de dominé ou de dominant. Selon quelles postures ou impostures ? Gerry L'Etang s'arrête sur un cas d'écriture de la domination par un dominé devenu dominant en endossant les représentations et intérêts des détenteurs du pouvoir. André Lucrèce expose le témoignage d'un abolitionniste sur l'atrocité esclavagiste la plus extrême et analyse les mécanismes au travers desquels la domination aboutit parfois au mal absolu. La condition esclave est également étudiée par Liliane Fardin, qui se penche sur le traitement de ce thème par un romancier (et historien) contemporain. Max Bélaise fait l'exégèse du récit de voyage d'un "moine-soldat" mobilisé au début d'une colonisation pour l'évangélisation d'esclaves, et étudie les conséquences actuelles d'une christianisation violente. Concernant la distribution de noms infamants aux nouveaux libres après l'Abolition, Philippe Chanson examine les résultats de cette stratégie coloniale de dénommer pour dominer et s'interroge : peut-on échapper à son nom ? En partant d'une fable créole, Jean Bernabé met au jour la domination coloniale comme génératrice de contentieux entre peuples colonisés et questionne la notion d'identité. Ici enfin, Raphaël Confiant prend la mesure de la position complexe des langues dominées dans un écosystème linguistique mondialisé dont le fonctionnement n'incite guère à leur traduction.
Résumé : Des générations de soignants ont déjà utilisé cet ouvrage et ont étudié avec lui. Il est devenu un classique ! Nous avons respecté la même règle que pour les précédentes éditions : n'ayez aucune crainte face à des matières qui pourraient avoir l'air compliquées ! Nous avons rassemblé dans un seul livre, en essayant d'être compréhensible et synthétique, les connaissances de base, les avis d'experts et ce qui relève du contrôle des connaissances en termes de biologie, d'anatomie et de physiologie. Qu'est-ce qui rend ce livre si particulier ? Un langage clair qui facilite la compréhension des notions complexes. Les objectifs d'apprentissage et les questions de révision servent aux contrôles des connaissances. Des encadrés au fil du texte soulignent les techniques de soins, les aspects médicaux, des notions importantes et des aspects de prévention. Environ 500 illustrations en couleurs, des photographies et des images histologiques complètent le texte. Des indications sur des spécificités physiologiques liées à l'âge sont développées dans deux chapitres sur les enfants et les personnes âgées. Tout ceci et encore bien d'autres aspects font de cet ouvrage un livre indispensable pour les soignants en formation et dans leur pratique quotidienne. Il s'agit de la 5e édition en langue française.
Résumé : Des ports de l'Atlantique aux confins de l'Europe centrale, des oeuvres témoignent, à travers les visages d'hommes et de femmes enlevés à l'Afrique, d'une tragédie : celle de la traite négrière. Or, la France connaît depuis quelques années une vague de dégradations majeures de son patrimoine et la destruction en règle des figures associées à l'esclavage. Figés dans la pierre des façades, dans le calcaire ou dans le marbre, mais aussi dans le fer des enseignes, voire le plomb des fontaines, ces témoins silencieux d'un sombre passé méritent pourtant qu'on s'y attarde, afin de mieux le comprendre et avant que ses traces n'aient été effacées, Tel est l'objet de cet ouvrage, tout à la fois érudit livre d'histoire et d'histoire de l'art, qui nous transporte à travers la France et toute l'Europe dans les pas de ce "noir passé".
L'histoire du Nouveau Monde, et donc des Antilles, fourmille de légendes et de héros mythiques, d'intrépides religieux devenus boucaniers, pirates ou corsaires, de courageux chefs amérindiens, Taïnos ou Caribes, de valeureux Nègres Marrons à la tête de révoltés libérant leurs frères captifs de l'enfer des plantations de canne à sucre et, cependant, les légendes les plus connues des Antillais sont celles qui parient de l'Ancien Monde, de l'Europe ou même de l'Asie. Ici quatre légendes inédites des Antilles, comme les quatre points cardinaux d'un archipel mythologique, l'Archipel des Caraibes, font revivre des héros inconnus du grand public. Entre la légende de "Sésé", sur l'île de la Dominique, la jeune femme qui aurait été à l'origine de la guerre entre Arawaks et Caraibes et celle de "l'Homme du Continent", sur l'île de Marie-Galante, quatre siècles se sont écoulés. Contrairement aux contes le plus souvent pure imagination, les légendes sont les pierres angulaires de la tradition orale, ce qui reste dans la mémoire des hommes d'une histoire non écrite, histoire qui se raconte de génération en génération. Pas de Peuple sans légende. Les légendes livrées ici sont sans doute la clé de voûte qui permet un accès sublimé à la Culture Antillaise.
Comment l'homme qui a été le premier gouverneur noir de la République, le premier résistant de l'Empire lors du second conflit mondial, a-t-il pu rester si longtemps ignoré du grand public ? Le 14 juin 1940, les Français abasourdis qui assistent impuissants au défilé des Allemands sur les Camps Elysées, sont loin d'imaginer le déluge de fer, de sang et de feu que Hitler va déverser sur toute l'Europe sur un fond de haine raciale absolue avec la collaboration du régime de Vichy. Depuis l'Appel du général de Gaulle le 18 juin 1940, un homme, le gouverneur Félix Eboué, depuis le Tchad, décide de rallier toute l'Afrique-Equatoriale française à la France Libre. Souvent à peine âgés de vingt ans, abandonnant leur famille, ces hommes partiront de toutes les colonies d'Afrique noire, de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, sans arme, sans argent, mal vêtus et mal nourris, au péril de leur vie pour rendre à la France sa liberté. Fort du soutien de cette armée le gouverneur général Félix Eboué offrira au général de Gaulle et aux alliés anglais et américains une base de départ pour la reconquête du territoire national. Cette armée que Félix Eboué, chef énergique et audacieux constituera depuis Brazzaville, capitale de la France Libre, permettra au général Leclerc de participer à la libération de Paris en 1944 et au général de Lattre de Tassigny d'assurer la victoire finale contre la barbarie nazie. Cette bande dessinée retrace des rives de Guyane au Panthéon le parcours authentique et le destin hors du commun du gouverneur général Félix Eboué.