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Ecrire la domination
L'Etang Gerry ; Mencé-Caster Corinne
CARAIBEDITIONS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782917623732
Ici Corinne Mencé-Caster se demande comment écrire la domination quand on se trouve en position consciente ou inconsciente de dominé ou de dominant. Selon quelles postures ou impostures ? Gerry L'Etang s'arrête sur un cas d'écriture de la domination par un dominé devenu dominant en endossant les représentations et intérêts des détenteurs du pouvoir. André Lucrèce expose le témoignage d'un abolitionniste sur l'atrocité esclavagiste la plus extrême et analyse les mécanismes au travers desquels la domination aboutit parfois au mal absolu. La condition esclave est également étudiée par Liliane Fardin, qui se penche sur le traitement de ce thème par un romancier (et historien) contemporain. Max Bélaise fait l'exégèse du récit de voyage d'un "moine-soldat" mobilisé au début d'une colonisation pour l'évangélisation d'esclaves, et étudie les conséquences actuelles d'une christianisation violente. Concernant la distribution de noms infamants aux nouveaux libres après l'Abolition, Philippe Chanson examine les résultats de cette stratégie coloniale de dénommer pour dominer et s'interroge : peut-on échapper à son nom ? En partant d'une fable créole, Jean Bernabé met au jour la domination coloniale comme génératrice de contentieux entre peuples colonisés et questionne la notion d'identité. Ici enfin, Raphaël Confiant prend la mesure de la position complexe des langues dominées dans un écosystème linguistique mondialisé dont le fonctionnement n'incite guère à leur traduction.
Résumé : L'île sur laquelle se déroule l'intrigue ressemble fort à la Martinique, mais il pourrait s'agir de n'importe quelle autre île perfusée où l'on ne produit plus que de l'illusion et qui se retrouverait éperdue si un jour le cargo, en provenance d'une autre société qui les alimente, n'arrivait plus. Les choses seraient particulièrement compliquées pour la Martinique et la Guadeloupe, où l'empoisonnement par le chlordécone d'une bonne partie des terres arables rendrait la tragédie plus aiguë qu'ailleurs.
L'auteure a repéré dans le créole guadeloupéen un terme, celui de tèbè, dont elle a entrepris l'exploration sémantique. Les interprétations que recouvre en Guadeloupe la notion de tèbè (arriéré mental, hyper soumis, docile, ensorcelé, etc.) sont recueillies, mises en contexte, examinées à travers leur prise en charge préventive et thérapeutique, puis traitées dans leur évolution. Elle s'est alors rendu compte que le terme renvoie à des réalités multiples : en plus de qualifier des enfants et des adultes caractérisés par une certaine arriération mentale, il réfère aussi à des individus qui sont rendus tèbè de manière passagère, lorsqu'ils traversent certaines circonstances de vie. L'ouvrage aborde le système des représentations populaires, caractérisé par certaines propositions interprétatives. Et se rencontre là le thème essentiel du mal expédié, inséré dans les croyances magiques, phénomène caractéristique des Antilles. Cette recherche témoigne aussi de la confusion des catégories qui se fait dans l'esprit de bon nombre d'individus qui, bien que guadeloupéens, ne sont pas vraiment au fait de la culture populaire de leur île et voient dans le mot tèbè un simple terme de désignation du handicap et non un syndrome plus vaste, aux manifestations et aux causalités multiples. Geneviève Francius soulève une question théorique fondamentale sur le sens commun et sur la culture en général, que l'on peut définir comme un système de représentations partagées, dans lequel peuvent se rejoindre le thérapeute et le consultant.
L'effervescence dont la peinture est l'objet depuis quelques années en Martinique, méritait qu'un ouvrage ambitieux présente les acteurs de cette efflorescence et donne accès à leurs oeuvres. Comprendre ce phénomène, l'accompagner, valoriser ces peintres et leur talent, offrir une étude globale sur la peinture en Martinique, de son apparition à nos jours, sont les objectifs de ce volume. Près de 300 oeuvres de 70 artistes sont ici données à voir, et plusieurs de ces peintres d'hier et d'aujourd'hui font l'objet de développements. Une trentaine de plasticiens contemporains précisent le sens général de leur démarche artistique, ainsi que leur rapport à la Martinique. Nombre de tableaux sont décryptés par des critiques d'art ou des écrivains. Ces pages ciselées, volontiers poétiques, offrent des lectures personnelles, des interprétations sensibles qui sont aussi des oeuvres d'art : à l'esthétique picturale répond une esthétique scripturale. Ce livre donne donc aussi à lire de la littérature.
Résumé : Récit de vie d'un prêtre hindou commandeur d'habitation à la Martinique Cet ouvrage est le récit de vie d'Antoine Tangamen dit Zwazo (1902-1992). Sa compétence en matière d'hindouisme à la Martinique en fit l'interlocuteur principal de ceux qui s'intéressaient à cette religion. De ceux qui, ethnologues ou non, pressentaient qu'avec lui disparaîtrait tout un monde. Et surtout de tous ces dévots qui se pressaient la semaine devant sa porte pour le prier d'organiser leurs cérémonies. Car le dimanche, quand s'arrêtaient les tambours cérémoniels, l'homme dialoguait avec les dieux. Il a également vécu un siècle de condition indienne, de créolisation indienne dans une commune du nord de l'île. Il a enfin connu les transformations de la société de plantation, d'habitation, dont il fut un rouage essentiel : un commandeur, contremaître des récoltes. Grand témoin d'un siècle et de ses mutations, il nous laisse ce récit.
Faire rimer hasard d'un contrôle de gendarmerie avec destinée, rencontrer l'homme idéal au mariage de son ultime amie célibataire, voir emménager sur son palier la fille dont on rêve depuis le lycée, ne pas laisser les différences de coutumes ou de religions nous séparer, aller au-delà des apparences pour découvrir les blessures sous le vernis de l'image marketing d'un collègue auteur... et laisser parler ses émotions.