Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Machine arrière
Menasse Robert
VERDIER
15,22 €
Épuisé
EAN :9782864323921
A Komprechts, village autrichien proche de la frontière tchèque, la situation n'est pas brillante en ce début d'année 1989: après la carrière, c'est la verrerie qui risque de fermer. König, le maire, croit trouver le remède dans la reconversion du village en haut lieu de tourisme vert. Un musée de la Pierre rappellera le souvenir de la carrière. Mais la vieille madame Nemec, qui a toujours vécu à proximité, acceptera-t-elle que l'on transforme sa maison en musée? Cette même année, Roman rentre du Brésil pour s'installer chez sa mère: celle-ci vient de se remarier avec un garçon à peine plus âgé que lui et d'acheter une ferme pour se lancer dans l'agriculture biologique. Fragmentée, et visionnée par les enquêteurs qui travaillent sur un crime mystérieux à partir d'une vidéo tournée par Roman, c'est toute la réalité confuse d'une région d'Europe centrale à la fin du vingtième siècle qui s'écrit ici à l'aide des touches d'un magnétoscope. Avance rapide, pause ou retour en arrière, telles sont les trois possibilités, sans doute également illusoires, qui s'offrent à la conscience des personnages, au fil d'une narration où enjeux intimes et tensions collectives sont étroitement liés, où le tragique et le grotesque ne cessent de se côtoyer
Résumé : Après 1945, les nationalismes européens cédèrent la place à la coopération. Aujourd'hui ce projet de paix est menacé : les échecs démocratiques s'ajoutent aux crises qui conduisent au repli des populations et à la peur. Et, dans de nombreux pays, les hommes politiques ne font plus que fustiger l'Europe et attiser le nationalisme. Robert Menasse explique et défend ici l'idée européenne, invitant à critiquer et à surmonter les contradictions systémiques de l'Union. L'Europe est une fois encore à la croisée des chemins : soit nous réussissons ce qui n'a encore jamais eu cours dans l'histoire, à savoir la construction d'une démocratie postnationale, soit nous retombons dans l'Europe des seuls Etats-nations - avec les conséquences et les dangers que l'histoire ne devrait que trop nous rappeler.
Qu'est-ce qui pousse Viktor Abravanel, vingt-cinq ans après son baccalauréat, à dénoncer en public le passé nazi de ses anciens professeurs, quitte à les accuser tous sans discernement ? N'est-ce pas pour lui une manière de régler ses comptes avec sa jeunesse, avec une famille où figurent à la fois un père juif et un oncle antisémite ? C'est en tout cas parce qu'il a travaillé sur celui qui fut le premier maître de Spinoza, Samuel Manasseh ben Israël, qu'il en est venu à s'interroger sur ses propres éducateurs. Entre Viktor, historien autrichien d'aujourd'hui, et le rabbin d'Amsterdam à qui ses ouvrages de compilation valurent une célébrité sans lendemain, des liens troublants se tissent au fil des pages de ce roman, par d'incessants allers-retours entre le présent et le passé. Mais le destin du jeune juif et de ses parents, " chassés de l'enfer " portugais par l'Inquisition, n'est pourtant pas exactement superposable à celui de Viktor, de son père et de ses grands-parents rescapés de la persécution nazie ; et c'est aussi sur l'illusion d'une histoire qui se répéterait que Robert Menasse invite à s'interroger.
Sur les rives du lac Léman, la vie lui sourit : la société de robotique qu'il a créée avec son ami Dan connaît des succès prometteurs et il forme une famille unie avec son épouse Claudia et leur fille Pénélope. Pourtant, quelques grains de sable viennent enrayer les rouages de ce bonheur. Lors d'un voyage d'affaires au Japon, Nathan fait une rencontre qui va faire basculer sa vie. Il nous entraîne dans un road movie à travers la mégapole tokyoïte et le Japon traditionnel jusqu'au moment où son aventure se révèle aussi mystérieuse qu'inattendue.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.