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Chassés de l'enfer
Menasse Robert ; Rocher-Jacquin Marianne ; Rocher
VERDIER
28,90 €
Épuisé
EAN :9782864324393
Qu'est-ce qui pousse Viktor Abravanel, vingt-cinq ans après son baccalauréat, à dénoncer en public le passé nazi de ses anciens professeurs, quitte à les accuser tous sans discernement ? N'est-ce pas pour lui une manière de régler ses comptes avec sa jeunesse, avec une famille où figurent à la fois un père juif et un oncle antisémite ? C'est en tout cas parce qu'il a travaillé sur celui qui fut le premier maître de Spinoza, Samuel Manasseh ben Israël, qu'il en est venu à s'interroger sur ses propres éducateurs. Entre Viktor, historien autrichien d'aujourd'hui, et le rabbin d'Amsterdam à qui ses ouvrages de compilation valurent une célébrité sans lendemain, des liens troublants se tissent au fil des pages de ce roman, par d'incessants allers-retours entre le présent et le passé. Mais le destin du jeune juif et de ses parents, " chassés de l'enfer " portugais par l'Inquisition, n'est pourtant pas exactement superposable à celui de Viktor, de son père et de ses grands-parents rescapés de la persécution nazie ; et c'est aussi sur l'illusion d'une histoire qui se répéterait que Robert Menasse invite à s'interroger.
A Komprechts, village autrichien proche de la frontière tchèque, la situation n'est pas brillante en ce début d'année 1989: après la carrière, c'est la verrerie qui risque de fermer. König, le maire, croit trouver le remède dans la reconversion du village en haut lieu de tourisme vert. Un musée de la Pierre rappellera le souvenir de la carrière. Mais la vieille madame Nemec, qui a toujours vécu à proximité, acceptera-t-elle que l'on transforme sa maison en musée? Cette même année, Roman rentre du Brésil pour s'installer chez sa mère: celle-ci vient de se remarier avec un garçon à peine plus âgé que lui et d'acheter une ferme pour se lancer dans l'agriculture biologique. Fragmentée, et visionnée par les enquêteurs qui travaillent sur un crime mystérieux à partir d'une vidéo tournée par Roman, c'est toute la réalité confuse d'une région d'Europe centrale à la fin du vingtième siècle qui s'écrit ici à l'aide des touches d'un magnétoscope. Avance rapide, pause ou retour en arrière, telles sont les trois possibilités, sans doute également illusoires, qui s'offrent à la conscience des personnages, au fil d'une narration où enjeux intimes et tensions collectives sont étroitement liés, où le tragique et le grotesque ne cessent de se côtoyer
Une trilogie viennoise. Vienne, 1965. Leo Singer, étudiant en philosophie, rencontre Judith Katz, étudiante en lettres. Leo rêve sur son ?uvre à venir, mais il est incapable de la réaliser. Judith se moque de son idéalisme, mais elle lui sert d'inspiratrice. Du coup, ce n'est pas elle qu'il aime, mais une idée abstraite. Aussi Leo n'est-il pas triste mais exalté quand lui parvient la nouvelle de la mort probable de Judith : il croit pouvoir puiser dans le souvenir de leur passion la force d'achever son livre. Que Judith, qui n'est pas morte, réapparaisse soudain, et leur histoire, après une brève flambée d'enthousiasme, tourne mal. Devenu meurtrier de celle qu'il a cru aimer, mais qui, elle, a aimé un autre homme, Leo Singer lui dédiera son essai enfin achevé : mais ce livre n'est pas de lui... Robert Menasse, né à Vienne en 1954, est l'auteur d'un essai ironique sur l'esprit autrichien intitulé Le Pays sans qualités.
Résumé : Comment redonner confiance en l?Union européenne, alors même que l?Europe traverse une crise sans précédent, et que les politiques comme les citoyens de ses Etats membres ne cessent de la défier ? C?est la question à laquelle s?attelle Robert Menasse dans cet essai instructif, souvent drôle et franchement vivifiant. Européen convaincu, Menasse décide de plonger en ethnologue au coeur des institutions de l?Union et enquête à Bruxelles auprès des hommes et des femmes qui travaillent à la réalisation du projet européen. C?est de cette faune cosmopolite et engagée que l?auteur s?inspire. Il livre ici un vibrant plaidoyer pour que l?Europe, née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans une volonté de dépasser les nationalismes, mais surtout ses citoyens ne perdent jamais de vue la paix durable et la prospérité que ces institutions supranationales nous ont assurées. Défense de l?Europe dans ses fondements, Un messager pour l?Europe, loin de se limiter à un projet hagiographique, aide à penser les enjeux de la construction européenne et son avenir.
Sur les rives du lac Léman, la vie lui sourit : la société de robotique qu'il a créée avec son ami Dan connaît des succès prometteurs et il forme une famille unie avec son épouse Claudia et leur fille Pénélope. Pourtant, quelques grains de sable viennent enrayer les rouages de ce bonheur. Lors d'un voyage d'affaires au Japon, Nathan fait une rencontre qui va faire basculer sa vie. Il nous entraîne dans un road movie à travers la mégapole tokyoïte et le Japon traditionnel jusqu'au moment où son aventure se révèle aussi mystérieuse qu'inattendue.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.