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La pitoyable histoire de Leo Singer
Menasse Robert
VERDIER
19,27 €
Épuisé
EAN :9782864323273
Une trilogie viennoise. Vienne, 1965. Leo Singer, étudiant en philosophie, rencontre Judith Katz, étudiante en lettres. Leo rêve sur son ?uvre à venir, mais il est incapable de la réaliser. Judith se moque de son idéalisme, mais elle lui sert d'inspiratrice. Du coup, ce n'est pas elle qu'il aime, mais une idée abstraite. Aussi Leo n'est-il pas triste mais exalté quand lui parvient la nouvelle de la mort probable de Judith : il croit pouvoir puiser dans le souvenir de leur passion la force d'achever son livre. Que Judith, qui n'est pas morte, réapparaisse soudain, et leur histoire, après une brève flambée d'enthousiasme, tourne mal. Devenu meurtrier de celle qu'il a cru aimer, mais qui, elle, a aimé un autre homme, Leo Singer lui dédiera son essai enfin achevé : mais ce livre n'est pas de lui... Robert Menasse, né à Vienne en 1954, est l'auteur d'un essai ironique sur l'esprit autrichien intitulé Le Pays sans qualités.
La légende nous dit qu'au retour de leur expédition en Colchide, à la recherche de la Toison d'or, Jason et les Argonautes, héros de la mythologie grecque, auraient rapporté le faisan des rives du Phase. Depuis, apprécié tant pour la finesse de sa chair que pour la beauté de son plumage, le faisan s'adapte parfaitement à la captivité. Simple et rentable, l'élevage du faisan est accessible aux amateurs comme aux professionnels. Dans cet ouvrage sont recensés les différentes variétés de faisans, leurs besoins alimentaires, les maladies qui les atteignent et leurs traitements. Clairs, précis, les conseils de l'auteur vous aideront à construire votre élevage et à le faire prospérer, qu'il soit à but lucratif ou tout simplement destiné au repeuplement.
Le jour ou J. F. Kennedy a été tué, le jour où la raf a enlevé un industriel, le jour où le mur est tombé ? autant d?événements qui croisent nos propres histoires d?amour ou de séparation, de mariage ou de deuil. Chacun était quelque part lorsque ça s?est passé. Chacun peut dire Je. Dans ces nouvelles, toute une génération peut se reconnaître, celle qui est née après la Seconde Guerre mondiale, a vibré en 1968 pour les idéologies gauchistes qui foisonnaient dans les universités et qui, en 1989, bouche bée devant son poste de télévision, a assisté en direct à la chute du Mur de Berlin, à la fin de l?ordre de l?après-guerre. Entre deux voyages, une rupture sentimentale, un colloque d?écrivains et une ballade dans Vienne, Robert Menasse nous dresse le portrait de héros qui voient l?histoire s?inviter au plus intime de leur existence. Comment intervient sur la vie d?un homme un événement de portée internationale: le jour où Kennedy a été assassiné, le jour où la Fraction Armée rouge a enlevé un industriel, le jour de la chute du Mur, ou plus prosaïquement le jour où l?équipe de foot grecque a été championne d?Europe... Chacun était quelque part quand quelque chose se passait. Celui qui le raconte dit ?je? parce que c?est comme s?il y était. Chacun peut dire ?je?. Alliant une liberté de ton très contemporaine à l?élégance et à la légèreté de l?esprit viennois, ces nouvelles illustrent comment, à l?ère des médias triomphants, nous vivons désormais les grands événements en direct, et comment notre conscience historique s?en trouve profondément bouleversée.
Sur les rives du lac Léman, la vie lui sourit : la société de robotique qu'il a créée avec son ami Dan connaît des succès prometteurs et il forme une famille unie avec son épouse Claudia et leur fille Pénélope. Pourtant, quelques grains de sable viennent enrayer les rouages de ce bonheur. Lors d'un voyage d'affaires au Japon, Nathan fait une rencontre qui va faire basculer sa vie. Il nous entraîne dans un road movie à travers la mégapole tokyoïte et le Japon traditionnel jusqu'au moment où son aventure se révèle aussi mystérieuse qu'inattendue.
Résumé : Après 1945, les nationalismes européens cédèrent la place à la coopération. Aujourd'hui ce projet de paix est menacé : les échecs démocratiques s'ajoutent aux crises qui conduisent au repli des populations et à la peur. Et, dans de nombreux pays, les hommes politiques ne font plus que fustiger l'Europe et attiser le nationalisme. Robert Menasse explique et défend ici l'idée européenne, invitant à critiquer et à surmonter les contradictions systémiques de l'Union. L'Europe est une fois encore à la croisée des chemins : soit nous réussissons ce qui n'a encore jamais eu cours dans l'histoire, à savoir la construction d'une démocratie postnationale, soit nous retombons dans l'Europe des seuls Etats-nations - avec les conséquences et les dangers que l'histoire ne devrait que trop nous rappeler.
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.