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Campagnes lombardes du Moyen Age. L'économie et la société rurales dans la région de Bergame, de Cré
Menant François ; Feller Laurent
ECOLE ROME
24,99 €
Épuisé
EAN :9782728317998
La réédition d'une monographie régionale majeure qui a renouvelé le champ de l'histoire économique et sociale de l'Occident latin à l'époque féodale Campagnes lombardes du Moyen Age est une monographie régionale majeure qui a fortement contribué à renouveler le champ de l'histoire économique et sociale de l'Occident latin à l'époque féodale. L'ouvrage écrit une véritable histoire du développement d'une société, celle de la Lombardie, de la construction de son cadre de vie et des rapports sociaux qui en découlent. Il analyse les transformations de son environnement et étudie les fondements matériels de la croissance examinée dans ses aspects agraires. En s'appuyant sur une masse documentaire considérable, il aboutit à des résultats tout à fait remarquables qui permettent notamment de mieux comprendre la maîtrise de l'eau et l'élevage transhumant dans la société féodale. En mettant au centre de son travail les campagnes et le paysage, l'auteur rappelle aussi que la seigneurie, son évolution et les modalités d'exercice des pouvoirs qu'elle contient, constitue la clef de lecture essentielle de l'économie médiévale. Les rapports sociaux qui y naissent et s'y développent constituent l'axe sur lequel tourne l'ensemble de tout l'édifice des pouvoirs comme de la production et de l'échange. Une oeuvre à la fois classique et novatrice, ici rééditée et mise à disposition d'un large public dans la collection Classiques de l'Ecole française de Rome.
Coq de village, baille, serf opulent, paysan-marchand : voilà de bien singulières figures qui se détachent de la vision lisse des sociétés villageoises. Acteurs majeurs de la vie économique, ils mènent de subtiles stratégies d'accès pour conquérir et préserver les positions dominantes. Ils occupent une position ambiguë entre le seigneur et les habitants, représentants de leurs semblables, mais aussi au service du puissant. Pleinement insérés dans leur village, mais s'en distinguant par des pratiques sociales d'affirmation et de distinction, ils sont hors du commun . Historiens et archéologues ont recherché, sur la longue durée, mais aussi par études de cas significatives, moins à établir une nouvelle typologie de ces élites rurales qu'à penser plus globalement leur rôle, leurs manières d'exister au monde et d'animer son évolution.
Résumé : Fondée en 1894, adossée à la Société d'histoire littéraire de la France, la Revue d'histoire littéraire de la France est l'une des plus anciennes et plus importantes publications pour qui s'intéresse à la littérature française du XVe siècle à nos jours. Trimestrielle, les articles publiés privilégient toujours les apports nouveaux sur le plan des connaissances objectives : biographies des écrivains, histoire de l'édition des oeuvres, de leur réception, de leur interprétation, études de sources, histoire des genres, des formes, des thèmes et des motifs. Une partie importante de chaque numéro est constituée par des comptes rendus d'édition et d'ouvrages critiques récents, qui offrent un panorama très large de la recherche actuelle.
Weber Florence ; Menant François ; Coquery Natacha
Quelles sont les conditions sociales et intellectuelles de la mise en oeuvre d'un calcul économique ? En portant attention aux techniques intellectuelles utilisées par les acteurs économiques, dans leur matérialité même, les historiens et anthropologues ici réunis ont découvert d'étonnantes convergences entre l'histoire des mathématiques chinoises et celle du Moyen Age occidental, des continuités surprenantes entre les façons de tenir ses comptes du XIIIe au XVIIIe siècle. Ils ont surtout mieux compris l'intérêt de confronter des données issues d'univers sociaux éloignés : loin de tenir pour acquise la partition du monde entre ce qui est économique et ce qui ne l'est pas, leur questionnement porte sur les modalités du calcul pratique et en restitue les cadres rituels et cognitifs. Nouvelle édition augmentée du volume imprimé Ecrire, compter, mesurer. Vers une histoire des rationalités pratiques (2006, 280 p. , épuisé) et de son volet numérique (ECM/2, coll. "Actes de la recherche à l'ENS" n° 3, 2006, 152 p.), tous deux régulièrement utilisés et cités par les étudiants et les chercheurs.
L'auteur avait livré en 1989 à la fois une étude sur le passage de la peinture dite archaïque à la peinture "naturaliste", imitative, de la Grèce de Périclès à la Rome de Ciceron, mais aussi une histoire de "l'histoire de l'Art" dans l'Antiquité gréco-romaine, mettant en confrontation les extraordinaires découvertes de l'archéologie avec ce que les textes anciens disent de la peinture. De sorte que l'ouvrage parvient à éclairer la construction progressive de toute la tradition occidentale de l'image en relation avec ce que les Anciens voulaient de la peinture. Héritage dans lequel va puiser abondamment, à chaque moment de l'histoire de l'archéologie, pensons à l'invention de Pompéi au XVIIIe siècle, la Renaissance et la modernité pour renouveler son imaginaire plastique.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
Le manuscrit laissé par l'auteur à sa mort a été publié par deux de ses amis les plus proches, dont notamment Paul Veyne qui signe une courte préface pour sa réédition. L'ouvrage de 1981 reste la grande étude générale sur le phénomène de la gladiature dans la Rome ancienne. Les origines, sans doute en Italie du Sud, autour du IVe siècle avant notre ère, à l'apparition à Rome des premiers spectacles liés également aux combats de l'homme contre la bête, l'auteur examine ensuite la condition des gladiateurs, l'économie des spectacles, leur déroulement. Dans une réflexion finale qui a fait date, Georges Ville s'interrogeait sur ce qui avait rendu possible la gladiature et sur ce qui la fait disparaître.
Cette thèse, parue en 1973, porte sur la mise au jour des structures du système agraire de la région du Latium médiéval. L'historien dégage la révolution castrale de l'"incastellamento", correspondant au passage d'un habitat dispersé à un habitat concentré en "castra", villages fortifiés. Le développement de ce nouveau système entraînera l'édification d'autres structures économiques et agraires.