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Oeuvres. Tome 2, Le Héros, L'Arbitrage, La Tondue, La Fabula incerta du Caire, Edition bilingue fran
MENANDRE
BELLES LETTRES
59,00 €
Épuisé
EAN :9782251005782
Ce tome II de l'édition de Ménandre dans la "Collection des Universités de France" comprend les pièces dont une partie plus ou moins importante a été conservée grâce au papyrus du Caire, exception faite de la Samienne déjà publiée dans le premier tome par le regretté Jean-Marie Jacques comme l'une des trois pièces transmises avant tout par le Papyrus Bodmer. Tel, en effet, avait été le plan voulu jadis, après l'apparition du Dyscolos en 1958, par Alphonse Dain, et que Jean-Marie Jacques, après la mort de ce dernier en 1964, a entrepris de mettre en oeuvre. Mais s'il a pu ainsi publier, en trois volumes séparés formant le tome I, les trois pièces du Papyrus Bodmer, le travail occasionné par la publication de ses très riches et savantes éditions, en 2002 des Thériaques, en 2007 des Alexipharmaques de Nicandre, puis sa mort survenue le 2 novembre 2008, l'ont empêché de satisfaire son grand désir d'éditer les pièces restantes du Papyrus du Caire, ne serait-ce que l'Arbitrage. Jean Martin, savant éditeur de l'Atrabilaire aux PUF, aurait pu, lui aussi, publier ce tome II, mais là encore d'autres projets (Aratos, Libanios) l'en ont détourné, et sa mort, survenue le 9 janvier 2007, a tout arrêté. C'est un Français, Gustave Lefebvre qui, en juillet 1905, a découvert à Kôm Ishkaou ces fragments papyrologiques de Ménandre qu'il a édités avec une traduction en 1907 et repris en 1911 : une découverte et une édition qui ont marqué la véritable "résurrection" de Ménandre, selon le terme employé par Philippe-Ernest Legrand en 1908 dans la Revue de Paris. Dès 1908 également, Maurice Croiset a tenu à présenter une édition avec traduction et notes du joyau déjà reconnu qu'était l'Arbitrage. Pour la Tondue (sous le titre plus élégant mais trompeur de la Femme aux cheveux coupés), il faudra attendre 1927 pour que le Belge Marcel Hombert en donne une traduction française à peu près complète et soigneusement revue par Octave Guéraud, grand déchiffreur du papyrus du Caire et premier pressenti pour éditer le Ménandre de la "Collection des Universités de France". Plus tard enfin, en 1954, le Suisse Gorges Méautis contribuera à faire connaître en France les pièces du Papyrus du Caire en les traduisant dans son Crépuscule d'Athènes et Ménandre. Citons enfin les Extraits d'Aristophane et Ménandre, dus à Louis Bodin et Paul Mazon et qui, depuis 1908, ont donné sans cesse aux jeunes générations une première approche de ces trésors de la Comédie nouvelle. Sans cesse et jusqu'à une époque très récente, bien des papyrus, originaires en particulier d'Oxyrhynchos, sont venus compléter les fragments du Caire, essentiellement ceux de l'Arbitrage, posant parfois plus de problèmes qu'ils ne permettaient d'en résoudre. Ils ont fait et continuent de faire l'objet d'un immense travail international, comme déjà en leur temps les textes édités par Lefebvre. Ce sont les résultats de ce travail qui sont ici présentés. Cette édition est précédée d'une biographie de Ménandre qui manquait au tome I et que Jean-Marie Jacques aurait sans doute écrite si l'occasion lui en avait été donnée. Alain Blanchard est professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne.
Résumé : Ménandre a fait représenter sa comédie du Dyscolos devant le public athénien, en 316 avant Jésus-Christ. Le texte en a été retrouvé tout récemment sur des papyrus appartenant à la collection Bodmer (Genève) et publié par le professeur Victor Martin. La scène est à Phylê, un petit bourg de l'Attique, aux flancs du mont Parnès. Au cours d'une partie de chasse un jeune homme riche, Sostrate a rencontré une jolie paysanne et le dieu Pan a fait qu'il en tombe follement amoureux. Mais le père de la jeune fille, Cnémon, est affligé d'un caractère terriblement grincheux et misanthrope (c'est le sens du mot "dyscolos"). La plupart de ses proches l'ont abandonné, à commencer par sa femme et par Gorgias, le fils qu'elle avait eu d'un premier mariage. Cnémon vit très pauvrement avec sa fille, le seul être qu'il aime, et une vieille servante. Celte dernière a laissé tomber dans le puits de la maison une cruche et un croc à labourer. En voulant les repêcher, Cnémon tombe à son tour dans le puits. Gorgias et Sostrate le tirent de là, assez mal en point. Il comprend alors les dangers qu'il court à exploiter seul son petit domaine et abandonne celui-ci à Gorgias, dont il reconnaît maintenant les mérites. Gorgias marie sa demi-sour à Sostrate, qui obtient pour lui la main de sa propre sour. Il s'agit donc d'une comédie sentimentale dont les personnages sont tous sympathiques, mais aussi tous marqués d'un travers ou d'un ridicule, qui sauvegarde les droits de la vérité humaine. Cnémon lui-même, malgré son vilain caractère, est dans le fond un fort honnête homme, victime de l'exiguïté de son bien et du peu de fertilité de la terre attique. Un serviteur fripon et un cuisinier apportent un élément comique à l'action. L'état de conservation du texte grec, le fait qu'il s'agit d'une comédie de caractère sans allusions politiques, le style très proche de la langue familière ont fait penser que le Dyscolos pouvait être de nouveau mis à la scène, moyennant un minimum d'arrangements de détails. C'est cette adaptation que l'on présente ici à l'intention des spectateurs de langue française.
Ménandre a donné au monde tous les personnages classiques de la comédie : le jeune amoureux, la fille de joie blanche, le père autoritaire, voire tyrannique (ou le père trop bon enfant), la mère acariâtre, la courtisane au grand coeur, le jeune voluptueux, l'amoureux transi, l'entremetteuse, l'esclave futé, etc. Caractères qui se retrouveront chez les auteurs comiques du XVIIe siècle français et en premier lieu chez Molière. On le jouait au théâtre et on le lisait même dans les fêtes privées au point que l'adage naquit qu'il "était plus facile pour les convives de se passer de vin que de Ménandre" . Jusqu'à une époque récente l'oeuvre de Ménandre était surtout connu par les imitations qu'en avaient données Plaute et Térence. Mais une série de découvertes tout au long du XXe siècle nous a restitués de grands fragments de ses pièces : en 1905, la moitié de l'Arbitrage et plus d'un tiers de la Tondue. En 1959, un papyrus a restitué l'intégralité du Misanthrope et de très larges extraits de la Samienne. Dans les années 1960 et 1970, de nouveaux fragments ont été découverts du Paysan, des Syconiens et de la Double Tromperie ; les années 1990 ont rendu presque les deux tiers du Bouclier. C'est aussi sur la base de ces découvertes que Philippe Renault a établi ses traductions. Un résumé de chaque pièce accompagne les extraits traduits et permet de les situer dans le contexte général de l'ouvrage.
L'oeuvre de Ménandre, bien que célébrée dans l'Antiquité, ne nous a pas été transmise par la tradition médiévale. La comédie intitulée Les Sicyoniens en particulier a été redécouverte à l'époque moderne à partir de maigres fragments conservés dans l'Anthologie de Stobée et dans les notes de scholiastes. D'autres fragments ont été retrouvés par Pierre Jouguet lors de fouilles effectuées dans un cimetière antique en Egypte. Enfin, en 1962, un plastron provenant du même cimetière et démonté par Nicole Parichon et Alain Blanchard révéla cinq autres fragments de la pièce. Ce sont ces différents extraits qui sont présentés dans l'édition établie par Alain Blanchard et présentée dans la Collection des Universités de France. L'oeuvre, écrite à la fin du IVe siècle avant J. -C appartient au courant que l'on nomme habituellement "comédie nouvelle" . Ménandre y a dépeint l'amour entre un mercenaire nommé Stratophanès et la jeune Philouménè, enlevée dans son enfance par des pirates. Les deux personnages découvrent au cours de la pièce leur origine athénienne, tandis que le parasite Théron parvient à séduire la courtisane Malthakè. Bien que le contexte politique dans lequel la pièce a été écrite soit incertain, on y retrouve néanmoins une critique vive de l'oligarchie représentée à travers le personnage de Smicrinès, père de Stratophanès dont le portrait peut être rapproché de celui fait des oligarques par Platon dans la République ou par Théophraste dans ses Caractères. L'édition des Belles Lettres propose au lecteur les fragments des Sicyoniens de Ménandre réunis et traduits par Alain Blanchard. Le texte est précédé d'une riche introduction précisant l'histoire de la redécouverte de ces fragments. Dans cette introduction, Alain Blanchard a tenté de redonner une cohérence à ces fragments en reconstituant la trame d'une action qui comprend de nombreuses lacunes. Le lecteur trouvera aussi dans cette notice une discussion sur la signification politique de la pièce et sur le problème posé par sa datation.
Résumé : Amusantes souvent, irritantes et même dérangeantes parfois, les maximes transmises depuis l'Antiquité par de nombreux recueils voués à satisfaire siècle après siècle différents publics sont dans leur grande majorité anonymes, même si l'on reconnaît çà et là des extraits de Ménandre ou d'autres poètes comiques et tragiques connus. C'est néanmoins sous le titre de Sentences de Ménandre qu'on se plait souvent à les mentionner. Nées en Grèce, christianisées, traduites en arabe, en slavon, elles ont connu de multiples remaniements et adaptations ; en plus du corpus principal d'un bon millier de maximes, nous avons voulu joindre les recueils retravaillés par Grégoire de Nazianze, Maxime Planude et Georges Hermonyme en raison de leur cohérence, et nous avons ajouté les variations construites sur les joutes oratoires sans nul doute fictives entre Ménandre et Philistion, qui connaissent quatre versions. Le lecteur distinguera dans ces corpus, outre les bons mots qui sont le sel des discussions entre amis, les thèmes de prédilection de notre culture occidentale, inlassablement repris pour transmettre sans doute les valeurs qui devaient garantir la cohésion et le bon ordre de la société. De l'école aux conversations de dîners entre gens de bonne compagnie, ces maximes sont parvenues jusqu'à nous : certaines sont démodées, d'autres restent universelles, et on aime à penser que notre XXIe siècle en supprimera certaines et en ajoutera de nouvelles, continuant ainsi la longue chaîne de cette littérature dite gnomologique, celle des maximes sentencieuses ou satiriques.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.