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Dyscolos
MENANDRE
GALLIMARD
4,05 €
Épuisé
EAN :9782070243839
Ménandre a fait représenter sa comédie du Dyscolos devant le public athénien, en 316 avant Jésus-Christ. Le texte en a été retrouvé tout récemment sur des papyrus appartenant à la collection Bodmer (Genève) et publié par le professeur Victor Martin. La scène est à Phylê, un petit bourg de l'Attique, aux flancs du mont Parnès. Au cours d'une partie de chasse un jeune homme riche, Sostrate a rencontré une jolie paysanne et le dieu Pan a fait qu'il en tombe follement amoureux. Mais le père de la jeune fille, Cnémon, est affligé d'un caractère terriblement grincheux et misanthrope (c'est le sens du mot "dyscolos"). La plupart de ses proches l'ont abandonné, à commencer par sa femme et par Gorgias, le fils qu'elle avait eu d'un premier mariage. Cnémon vit très pauvrement avec sa fille, le seul être qu'il aime, et une vieille servante. Celte dernière a laissé tomber dans le puits de la maison une cruche et un croc à labourer. En voulant les repêcher, Cnémon tombe à son tour dans le puits. Gorgias et Sostrate le tirent de là, assez mal en point. Il comprend alors les dangers qu'il court à exploiter seul son petit domaine et abandonne celui-ci à Gorgias, dont il reconnaît maintenant les mérites. Gorgias marie sa demi-sour à Sostrate, qui obtient pour lui la main de sa propre sour. Il s'agit donc d'une comédie sentimentale dont les personnages sont tous sympathiques, mais aussi tous marqués d'un travers ou d'un ridicule, qui sauvegarde les droits de la vérité humaine. Cnémon lui-même, malgré son vilain caractère, est dans le fond un fort honnête homme, victime de l'exiguïté de son bien et du peu de fertilité de la terre attique. Un serviteur fripon et un cuisinier apportent un élément comique à l'action. L'état de conservation du texte grec, le fait qu'il s'agit d'une comédie de caractère sans allusions politiques, le style très proche de la langue familière ont fait penser que le Dyscolos pouvait être de nouveau mis à la scène, moyennant un minimum d'arrangements de détails. C'est cette adaptation que l'on présente ici à l'intention des spectateurs de langue française.
Résumé : Le Dyscolos a fait date dans l'histoire de la redécouverte de Ménandre. En effet, il s'agit pour nous non seulement de la seule pièce conservée dans sa totalité, mais encore de la seule qui puisse être datée avec quelque précision, en 317, sous l'archontat de Démogénès. La pièce est fondée sur le retardement, selon les principes de la comédie nouvelle, d'un dénouement prévisible et heureux. Sostrate, jeune et riche citoyen du dème de Phylé, aperçoit, lors d'une partie de chasse, une jolie paysanne. Le chasseur est rapidement pris au piège de l'amour. Si la jeune femme est aisément conquise, son père Cnémon, misanthrope notoire, est plus dur à séduire. Les bougonnements du barbon jaloux et atrabilaire, et les flagorneries timides et maladroites du jeune homme, sont les ressorts de l'intrigue, qui se termine, bien évidemment par l'union heureuse des deux jeunes gens. Cette pièce occupe le deuxième volet du premier tome des oeuvres de Ménandre. L'introduction fait le point sur les dernières découvertes papyrologiques et replace la pièce dans la carrière de Ménandre. Le Dyscolos, serait un texte de jeunesse, légèrement postérieur à La Samienne. Les influences philosophiques et littéraires de cette comédie édifiante et sentimentale sont soulignées : les liens avec le "mésotès" aristotélicien notamment sont finement discutés. De judicieuses pistes de lecture sont suggérées, tandis que l'histoire du texte est analysée en détail. Des notes éclairent la lecture.
L'oeuvre de Ménandre, bien que célébrée dans l'Antiquité, ne nous a pas été transmise par la tradition médiévale. La comédie intitulée Les Sicyoniens en particulier a été redécouverte à l'époque moderne à partir de maigres fragments conservés dans l'Anthologie de Stobée et dans les notes de scholiastes. D'autres fragments ont été retrouvés par Pierre Jouguet lors de fouilles effectuées dans un cimetière antique en Egypte. Enfin, en 1962, un plastron provenant du même cimetière et démonté par Nicole Parichon et Alain Blanchard révéla cinq autres fragments de la pièce. Ce sont ces différents extraits qui sont présentés dans l'édition établie par Alain Blanchard et présentée dans la Collection des Universités de France. L'oeuvre, écrite à la fin du IVe siècle avant J. -C appartient au courant que l'on nomme habituellement "comédie nouvelle" . Ménandre y a dépeint l'amour entre un mercenaire nommé Stratophanès et la jeune Philouménè, enlevée dans son enfance par des pirates. Les deux personnages découvrent au cours de la pièce leur origine athénienne, tandis que le parasite Théron parvient à séduire la courtisane Malthakè. Bien que le contexte politique dans lequel la pièce a été écrite soit incertain, on y retrouve néanmoins une critique vive de l'oligarchie représentée à travers le personnage de Smicrinès, père de Stratophanès dont le portrait peut être rapproché de celui fait des oligarques par Platon dans la République ou par Théophraste dans ses Caractères. L'édition des Belles Lettres propose au lecteur les fragments des Sicyoniens de Ménandre réunis et traduits par Alain Blanchard. Le texte est précédé d'une riche introduction précisant l'histoire de la redécouverte de ces fragments. Dans cette introduction, Alain Blanchard a tenté de redonner une cohérence à ces fragments en reconstituant la trame d'une action qui comprend de nombreuses lacunes. Le lecteur trouvera aussi dans cette notice une discussion sur la signification politique de la pièce et sur le problème posé par sa datation.
Résumé : Amusantes souvent, irritantes et même dérangeantes parfois, les maximes transmises depuis l'Antiquité par de nombreux recueils voués à satisfaire siècle après siècle différents publics sont dans leur grande majorité anonymes, même si l'on reconnaît çà et là des extraits de Ménandre ou d'autres poètes comiques et tragiques connus. C'est néanmoins sous le titre de Sentences de Ménandre qu'on se plait souvent à les mentionner. Nées en Grèce, christianisées, traduites en arabe, en slavon, elles ont connu de multiples remaniements et adaptations ; en plus du corpus principal d'un bon millier de maximes, nous avons voulu joindre les recueils retravaillés par Grégoire de Nazianze, Maxime Planude et Georges Hermonyme en raison de leur cohérence, et nous avons ajouté les variations construites sur les joutes oratoires sans nul doute fictives entre Ménandre et Philistion, qui connaissent quatre versions. Le lecteur distinguera dans ces corpus, outre les bons mots qui sont le sel des discussions entre amis, les thèmes de prédilection de notre culture occidentale, inlassablement repris pour transmettre sans doute les valeurs qui devaient garantir la cohésion et le bon ordre de la société. De l'école aux conversations de dîners entre gens de bonne compagnie, ces maximes sont parvenues jusqu'à nous : certaines sont démodées, d'autres restent universelles, et on aime à penser que notre XXIe siècle en supprimera certaines et en ajoutera de nouvelles, continuant ainsi la longue chaîne de cette littérature dite gnomologique, celle des maximes sentencieuses ou satiriques.
Résumé : Après deux tomes consacrés essentiellement aux deux grands témoins de Ménandre que sont le papyrus Bodmer et le papyrus du Caire - l'un et l'autre relevant sans doute du Choix byzantin - ce tome III marque une large ouverture. Certaines des comédies de Ménandre, éditées ici dans l'ordre alphabétique des titres grecs et précédant les Sicyoniens déjà édité comme tome IV, ont certes pu faire partie du Choix byzantin : le Haï, le Thrasyléon (complétant la triade commencée par la Tondue et associant, comme cette pièce, comique et pathétique masculin - un homme momentanément abandonné par la femme qu'il aime) et le Laboureur. (appartenant à une triade dont la couleur sociale est plus marquée). Mais, semble-t-il, à aucune des autres comédies il n'a été donné de franchir le cap fatidique du IVe siècle de notre ère. Elles ne sont cependant pas sans intérêt. Certaines d'entre elles ont retenu l'attention des poètes comiques latins dont l'oeuvre nous a été transmise : la Périnthienne (comme le montre l'Andria de Térence), l'Eunuque (adapté par le même Térence), et surtout la Double Tromperie, pour nous premier exemple concret et important, en raison de l'étendue du papyrus, d'un original grec adapté par Plaute (dans ses Bacchides). Quant aux autres comédies, leurs minces fragments ont toujours le mérite de nous faire mieux percevoir la diversité de l'art de Ménandre, en particulier dans la mise en scène, même si ce ne sont parfois que des "textes d'attente" dont on peut seulement espérer qu'ils seront un jour éclairés par de nouveaux papyrus. Une grande attention a été portée, d'autre part, aux documents archéologiques, en l'occurrence les très nombreux panneaux de mosaïque, éventuellement de peinture, qui illustrent les scènes en rapport avec le titre des pièces. Que ce soit par l'apparition constante de nouveaux papyrus ou de nouveaux documents archéologiques, les études sur Ménandre sont en constante progression et cette édition a cherché à en faire le point exact.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.