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Oeuvres. Tome 1, 1e partie, La samienne, Edition bilingue français-grec ancien
MENANDRE
BELLES LETTRES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782251001951
Le destin des oeuvres n'est pas toujours tragique: les papyri égyptiens réservent régulièrement d'heureuses surprises. Parmi elles, la publication, en 1907, d'un papyrus découvert deux années plus tôt dans les ruines d'Aphroditopolis, a mis au jour cinq pièces de Ménandre, dont La Samienne, malheureusement incomplète. Toutefois, la trame de la pièce est claire : Déméas, riche bourgeois athénien a adopté un fils, Moschion. Le "couple" père-fils vit dans la meilleure entente jusqu'à ce que l'amour s'en mêle: Déméas s'est épris d'une courtisane samienne, Chrysis, qu'il a installée chez lui. De son côté Moschion a séduit Plangon, une jeune fille pauvre. Un enfant, tenu secret, est né de leurs amours. Déméas consent à l'union des deux jeunes gens, mais quiproquos, disputes et péripéties, diffèrent sans cesse leur mariage. De ces retards successifs naît ce comique si particulier de la Comédie nouvelle: alors que d'ordinaire les personnages ont à surmonter des obstacles un père jaloux, un voyage, la différence sociale empêchent le mariage ici ce sont les personnages qui créent leurs propres difficultés et repoussent l'heureux dénouement final. La Samienne occupe la première partie du tome I des oeuvres de Ménandre, dont Le Dyscolos et Le Bouclier constituent le restant, et correspondent au codex Bodmerianus. La notice introductive fait le point des nombreuses hypothèses relatives à l'oeuvre, à Ménandre et à la pièce elle-même, probablement écrite dans la jeunesse de l'auteur. Une large part est réservée à la structure de la pièce et à l'organisation de ce texte fragmentaire. Un aperçu rapide de la comédie nouvelle est fourni et assorti de judicieuses pistes de lecture. L'histoire du texte, complexe, est relatée en détail, tandis que des notes accompagnent la lecture.
Résumé : Après deux tomes consacrés essentiellement aux deux grands témoins de Ménandre que sont le papyrus Bodmer et le papyrus du Caire - l'un et l'autre relevant sans doute du Choix byzantin - ce tome III marque une large ouverture. Certaines des comédies de Ménandre, éditées ici dans l'ordre alphabétique des titres grecs et précédant les Sicyoniens déjà édité comme tome IV, ont certes pu faire partie du Choix byzantin : le Haï, le Thrasyléon (complétant la triade commencée par la Tondue et associant, comme cette pièce, comique et pathétique masculin - un homme momentanément abandonné par la femme qu'il aime) et le Laboureur. (appartenant à une triade dont la couleur sociale est plus marquée). Mais, semble-t-il, à aucune des autres comédies il n'a été donné de franchir le cap fatidique du IVe siècle de notre ère. Elles ne sont cependant pas sans intérêt. Certaines d'entre elles ont retenu l'attention des poètes comiques latins dont l'oeuvre nous a été transmise : la Périnthienne (comme le montre l'Andria de Térence), l'Eunuque (adapté par le même Térence), et surtout la Double Tromperie, pour nous premier exemple concret et important, en raison de l'étendue du papyrus, d'un original grec adapté par Plaute (dans ses Bacchides). Quant aux autres comédies, leurs minces fragments ont toujours le mérite de nous faire mieux percevoir la diversité de l'art de Ménandre, en particulier dans la mise en scène, même si ce ne sont parfois que des "textes d'attente" dont on peut seulement espérer qu'ils seront un jour éclairés par de nouveaux papyrus. Une grande attention a été portée, d'autre part, aux documents archéologiques, en l'occurrence les très nombreux panneaux de mosaïque, éventuellement de peinture, qui illustrent les scènes en rapport avec le titre des pièces. Que ce soit par l'apparition constante de nouveaux papyrus ou de nouveaux documents archéologiques, les études sur Ménandre sont en constante progression et cette édition a cherché à en faire le point exact.
Résumé : Ce tome II de l'édition de Ménandre dans la "Collection des Universités de France" comprend les pièces dont une partie plus ou moins importante a été conservée grâce au papyrus du Caire, exception faite de la Samienne déjà publiée dans le premier tome par le regretté Jean-Marie Jacques comme l'une des trois pièces transmises avant tout par le Papyrus Bodmer. Tel, en effet, avait été le plan voulu jadis, après l'apparition du Dyscolos en 1958, par Alphonse Dain, et que Jean-Marie Jacques, après la mort de ce dernier en 1964, a entrepris de mettre en oeuvre. Mais s'il a pu ainsi publier, en trois volumes séparés formant le tome I, les trois pièces du Papyrus Bodmer, le travail occasionné par la publication de ses très riches et savantes éditions, en 2002 des Thériaques, en 2007 des Alexipharmaques de Nicandre, puis sa mort survenue le 2 novembre 2008, l'ont empêché de satisfaire son grand désir d'éditer les pièces restantes du Papyrus du Caire, ne serait-ce que l'Arbitrage. Jean Martin, savant éditeur de l'Atrabilaire aux PUF, aurait pu, lui aussi, publier ce tome II, mais là encore d'autres projets (Aratos, Libanios) l'en ont détourné, et sa mort, survenue le 9 janvier 2007, a tout arrêté. C'est un Français, Gustave Lefebvre qui, en juillet 1905, a découvert à Kôm Ishkaou ces fragments papyrologiques de Ménandre qu'il a édités avec une traduction en 1907 et repris en 1911 : une découverte et une édition qui ont marqué la véritable "résurrection" de Ménandre, selon le terme employé par Philippe-Ernest Legrand en 1908 dans la Revue de Paris. Dès 1908 également, Maurice Croiset a tenu à présenter une édition avec traduction et notes du joyau déjà reconnu qu'était l'Arbitrage. Pour la Tondue (sous le titre plus élégant mais trompeur de la Femme aux cheveux coupés), il faudra attendre 1927 pour que le Belge Marcel Hombert en donne une traduction française à peu près complète et soigneusement revue par Octave Guéraud, grand déchiffreur du papyrus du Caire et premier pressenti pour éditer le Ménandre de la "Collection des Universités de France". Plus tard enfin, en 1954, le Suisse Gorges Méautis contribuera à faire connaître en France les pièces du Papyrus du Caire en les traduisant dans son Crépuscule d'Athènes et Ménandre. Citons enfin les Extraits d'Aristophane et Ménandre, dus à Louis Bodin et Paul Mazon et qui, depuis 1908, ont donné sans cesse aux jeunes générations une première approche de ces trésors de la Comédie nouvelle. Sans cesse et jusqu'à une époque très récente, bien des papyrus, originaires en particulier d'Oxyrhynchos, sont venus compléter les fragments du Caire, essentiellement ceux de l'Arbitrage, posant parfois plus de problèmes qu'ils ne permettaient d'en résoudre. Ils ont fait et continuent de faire l'objet d'un immense travail international, comme déjà en leur temps les textes édités par Lefebvre. Ce sont les résultats de ce travail qui sont ici présentés. Cette édition est précédée d'une biographie de Ménandre qui manquait au tome I et que Jean-Marie Jacques aurait sans doute écrite si l'occasion lui en avait été donnée. Alain Blanchard est professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne.
Résumé : Le Dyscolos a fait date dans l'histoire de la redécouverte de Ménandre. En effet, il s'agit pour nous non seulement de la seule pièce conservée dans sa totalité, mais encore de la seule qui puisse être datée avec quelque précision, en 317, sous l'archontat de Démogénès. La pièce est fondée sur le retardement, selon les principes de la comédie nouvelle, d'un dénouement prévisible et heureux. Sostrate, jeune et riche citoyen du dème de Phylé, aperçoit, lors d'une partie de chasse, une jolie paysanne. Le chasseur est rapidement pris au piège de l'amour. Si la jeune femme est aisément conquise, son père Cnémon, misanthrope notoire, est plus dur à séduire. Les bougonnements du barbon jaloux et atrabilaire, et les flagorneries timides et maladroites du jeune homme, sont les ressorts de l'intrigue, qui se termine, bien évidemment par l'union heureuse des deux jeunes gens. Cette pièce occupe le deuxième volet du premier tome des oeuvres de Ménandre. L'introduction fait le point sur les dernières découvertes papyrologiques et replace la pièce dans la carrière de Ménandre. Le Dyscolos, serait un texte de jeunesse, légèrement postérieur à La Samienne. Les influences philosophiques et littéraires de cette comédie édifiante et sentimentale sont soulignées : les liens avec le "mésotès" aristotélicien notamment sont finement discutés. De judicieuses pistes de lecture sont suggérées, tandis que l'histoire du texte est analysée en détail. Des notes éclairent la lecture.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.