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L'ECRITURE DE L'EXCES. FICTION FANTASTIQUE ET POETIQUE DE LA TERREUR.
MELLIER DENIS
CHAMPION
69,00 €
Épuisé
EAN :9782745302243
La théorie littéraire a voulu lire le fantastique comme essentiellement lié à l'ambiguïté du sens et à l'incertitude des formes, plaçant son enjeu dans une herméneutique de l'indétermination. Mais devant l'insistance des apparitions fantastiques - monstres, vampires ou spectres - à s'objectiver dans la fiction, à rendre toujours plus explicite leur présence, il convient de requalifier, désormais, à l'intérieur du champ fantastique, ce qui a toujours constitué, depuis son origine gothique, son autre modalité : une écriture de l'excès. Examinée depuis ses origines, dans les rapports du sublime, du gothique et du grotesque, jusqu'à sa systématisation dans l'écriture de Lovecraft, la poétique de la terreur rend visible dans l'excès spectaculaire des formes fantastiques, une scène spéculaire. Dans le jeu de l'hyperréalisme descriptif et de la rhétorique de l'indicible, l'écriture dramatise, dans l'effroi, ses limites. Dans le prisme hyperbolique de la terreur, le fantastique de l'excès offre aussi un redoublement de l'effet de -fiction : si le monstre, dans la fiction, s'objective, hors l'imaginaire, pour terrifier les personnages, comment lisons-nous sa fiction - toute fiction - pour que lui soit ainsi consenti un tel effet pathétique ?
La notion d'enveloppe est présente chez Freud, mais elle doit beaucoup à Didier Anzieu et à Didier Houzel pour sa conceptualisation. Elle prend forme au moment où la psychanalyse réalise que le travail associatif sur les " contenus " suppose préalablement l'existence de " contenants " suffisamment stables chez le sujet. L'extension de la clinique des enveloppes au corps, aux différents âges de la vie, aux groupes, familles ou institutions, voire à la réalité matérielle, pose cependant question. N'y a-t-il pas une trop grande facilité à les utiliser comme une image ? Sommes-nous toujours bien en présence de l'élaboration d'une " expérience traumatique " ? Peut-on les envisager comme une " formation psychique " ? Cet ouvrage propose pour cela une nouvelle théorisation de la perception en psychanalyse. Les enveloppes sont repérées comme des " processus de lien " entre soi et l'autre dans les crises ou les situations pathologiques, somatiques, psychiques ou sociales. Leur mise au travail exige écoute, attention et spécificité des dispositifs.
Résumé : Comment intervenir quand un bébé est trop en détresse pour exprimer sa souffrance? Comment apporter un soin psychique à des sujets trop en souffrance pour formuler une demande? Cet " état de détresse" doit pouvoir être reconnu, contenu et transformé par un travail de lien. A partir d'une approche psychanalytique résolument intersubjective et groupale, la fonction contenante est analysée ici selon 5 axes : une conflictualité archaïque ; le rôle des affects ou émotions ; la dynamique de l'attention ; le travail d'équipe ; la contenance du dispositif. Un tel paradigme est particulièrement utile en clinique institutionnelle où le travail reste très dépendant du non-verbal, du ressenti et des groupes.
Comment accueillir un bébé ? Comment travailler en équipe ? Pourquoi les changements sont-ils si longs en institution ? " A la rencontre de deux complexités : celle de la vie psychique du bébé et celle de la vie institutionnelle " (D. Houzel), ce livre aborde des problèmes essentiels qui concernent plus d'une équipe, en crèche ou dans d'autres institutions. Le désir d'améliorer l'accueil rencontre des résistances qu'il faut pouvoir repérer. L'organisation du travail est sous-tendue par une vie imaginaire où se trouvent impliqués les trois partenaires : le professionnel, l'enfant et sa famille. Les anxiétés des bébés, ou des accueillis, se diffusent, se transmettent et suscitent des défenses chez tout un chacun et dans les groupes. L'attention des équipes est dépendante de cette " gestion " des émotions, les conflits peuvent paralyser sa croissance. Cet ouvrage s'articule en quatre parties qui explorent le travail des équipes : - La transformation des phénomènes de " chouchou " dans un groupe ; - La contenance de la figure du bouc émissaire et de l'agressivité ; - Les effets de la séparation et des alliances entre équipe et parents ; - Les crises et l'histoire du cadre institutionnel. La crèche devient ainsi l'observatoire de processus présents dans tout établissement qui a une fonction d'accueil ou de" contenant "des anxiétés de personnes accueillies. En privilégiant ici une approche psychanalytique du groupe et de l'observation du bébé, avec notamment les travaux de W.R. Bion, E. Bick et R. Kaës, l'auteur construit un modèle pour comprendre la vie des équipes. Fruit d'une longue expérience de psychologue clinicien, très documenté et illustré, ce travail, conçu à l'usage des psychologues et des professionnels de la petite enfance, servira aussi aux autres équipes pluridisciplinaires, aux formateurs et aux étudiants. Il intéressera ceux qui croient à la vie psychique et aux effets de l'inconscient au-delà du cabinet du psychanalyste en institution ou en prévention.
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leur mère. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard.