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Depardieu à Cinecittà
Méjean Jean-Max
HEMISPHERES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782377010882
Lorsque Bernardo Bertolucci tourne quelques scènes de son Novecento à Cinecittà, il rencontre peut-être Federico Fellini qui, de son côté, y termine son Casanova. Bertolucci lui présente alors Gérard Depardieu et Robert de Niro. Mais Fellini est surtout attiré par le visage et la faconde de Depardieu ; il imagine alors tourner une vie du célèbre peintre lombard, Il Caravaggio, et propose à Gérard Depardieu de faire des essais pour le rôle titre. Depardieu est bien sûr enthousiasmé et vient s'installer quelque temps à Rome pour mieux entrer dans la peau du personnage. Le voici déambulant sur les traces du peintre — qui vécut un temps près de la piazza Navona —, contemplant ses oeuvres dans des églises baroques magnifiques, s'entraînant à peindre fleurs et fruits comme le maître, qui s'en était fait à ses débuts une spécialité. Le livre est ainsi l'occasion de redécouvrir comment travaillait Federico Fellini à Cinecittà, et l'affirmation grandissante du talent du jeune Depardieu. Bien sûr, tout cela est presque imaginaire : une rêverie. Mais une rêverie passionnante mettant en scène la rencontre de ces trois génies ; et pas complètement inventée en ce qui concerne Federico Fellini, puisque certains souvenirs de Depardieu y font référence ainsi qu'à Mastroianni, et aux repas plantureux et arrosés qu'ils prirent ensemble. Quant au Caravage, voici une belle occasion de revenir sur sa vie et son oeuvre...
Des relations souvent étroites ont été entretenues entre l'opéra et le cinéma. Ce livre s'en veut le témoignage. Grâce aux travaux d'une vingtaine de chercheurs, à la très riche documentation et à l'iconographie proposées par Enrico Giacovelli, à la fois spécialiste du cinéma et de la musique, L'Opéra à l'écran pourrait vite devenir un ouvrage incontournable aussi bien pour les cinéphiles que pour les mélomanes. Près de mille films cités, une cinquantaine décortiqués par des experts (critiques et artistes), une riche documentation illustrée de photogrammes non seulement des films analysés, mais aussi de nombreux autres : l'ensemble constitue une somme rarement éditée. Les liens entre opéra et cinéma s'y trouvent abordés suivant diverses approches, allant de l'adaptation d'opéras intégraux à des films d'inspiration opératique. Sans être exhaustif, le livre offre un large panorama sur deux arts qui conjuguent leurs spécificités pour donner naissance à des oeuvres singulières.
Avec seulement huit films à son actif, Kusturica a réussi à se faire aimer, autant pour ses images que pour sa musique, même s'il a la réputation d'être un géant barbu pas si tendre que ça. Un géant créateur d'images, inventeur d'un monde magique où résonnent les voix des femmes, et les orchestres des mariages et des enterrements. Un univers où Chagall et Fellini auraient rencontré les Gitans. Kustirica est devenu l'un des cinéastes les plus fidèles à ses idées et à ses engagements, à Cannes en mai 2005 et, plus récemment, en novembre 2005 en Argentine pour critiquer la politique américaine. Délibérément provocateur, poète, humaniste, inventeur d'un monde magique et décalé, il n'hésite pas à jouer avec la vie et les sentiments dans des films devenus depuis longtemps cultes: papa est en voyage d'affaires (Palme d'Or à Cannes en 1985), Le Temps des Gitans (Prix de la mise en scène à Cannes en 1989), Arizona Dream, Underground (Palme d'Or à Cannes en 19945), La Vie est un miracle. Jean-Max Méjean a tenté de mieux cerner son ?uvre, film par film - y compris ceux en voie de réalisation, comme Promets-le moi et Maradona -, dans une perspective à la fois poétique, politique et sincère.
Un nouveau livre sur Woody Allen qui apporte un regard différent sur tous ses films et surtout qui tente d'offrir une approche analytique d'une ?uvre divertissante et complexe à la fois. En effet Woody qui rit et Allen qui pleure sont les deux facettes d'un créateur qui plonge son inspiration dans le burlesque traditionnel mais aussi dans la magie, et qui s'inspire des plus grands cinéastes de la très riche histoire du cinéma mondial. Jean-Max Méjean, comme il avait su le faire pour Federico Fellini, propose ici une analyse de Woody Allen qui n'oublie aucunement l'aspect philosophique de son travail, ni son aspect psychologique. Le livre tente donc de percer le mystère d'un créateur prolifique et ponctuel qui, chaque année, donne rendez-vous à son imagination et essaie de comprendre les névroses de ses personnages et du monde qui les entoure. New York, la femme, le comique, la judéité, la psychanalyse, l'hypocondrie, la misanthropie parfois, le rire et les larmes sans oublier la solitude et le désarroi, tous ces archétypes sont convoqués pour brosser un portrait quasi complet d'un des plus grands cinéastes vivants. Entre drame et comédie, un cinéma à l'image de notre vie, revue et corrigée par un grand illusionniste. On sort alors de cette lecture, un peu envoûté comme Alice, avec pour seule envie, celle de clamer : Tout le monde love you Woody.
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...
Depuis que j'ai arpenté la médina de Fès un petit matin de printemps, alors qu'elle s'éveillait presque, j'ai été touché par la grâce. Et il m'a sauté aux yeux que cette ville méritait bien davantage d'attention qu'elle n'en reçoit Depuis, j'y suis revenu à plusieurs reprises et l'ai arpentée de long en large. Parler de Fès, écrire un livre sur Fès est presque devenu pour moi une obsession. Les guides sur le Maroc s'étendent assez largement sur cette cité, mais c'est, me semble- t-il, avec une approche utilitaire, mercantile, destinée à un rapide passage touristique. Fès vaut mieux que cela. Fès est le coeur du Royaume, son âme, le souffle spirituel du Makhzen. Elle en est aussi la conscience, l'histoire, le souvenir vivant. Fès mêle toutes les populations, de l'aristocrate à la peau blanche et à l'accent caractéristique, citadin et rural à la fois, au descendant d'esclave noir, au juif converti et au " blédard " au teint basané, chassé du Rifpar le dénuement et travaillant comme un forçat pour un salaire de misère. Je me suis donné la mission de faire découvrir l'âme de Fès, ce qui fait sa personnalité, sa singularité, ce qui la distingue de ses concurrentes. Plus encore : de dévoiler ses secrets ..." Didier Destremau
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.