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Emir Kusturica
Méjean Jean-Max
GREMESE
22,00 €
Épuisé
EAN :9788873016250
Avec seulement huit films à son actif, Kusturica a réussi à se faire aimer, autant pour ses images que pour sa musique, même s'il a la réputation d'être un géant barbu pas si tendre que ça. Un géant créateur d'images, inventeur d'un monde magique où résonnent les voix des femmes, et les orchestres des mariages et des enterrements. Un univers où Chagall et Fellini auraient rencontré les Gitans. Kustirica est devenu l'un des cinéastes les plus fidèles à ses idées et à ses engagements, à Cannes en mai 2005 et, plus récemment, en novembre 2005 en Argentine pour critiquer la politique américaine. Délibérément provocateur, poète, humaniste, inventeur d'un monde magique et décalé, il n'hésite pas à jouer avec la vie et les sentiments dans des films devenus depuis longtemps cultes: papa est en voyage d'affaires (Palme d'Or à Cannes en 1985), Le Temps des Gitans (Prix de la mise en scène à Cannes en 1989), Arizona Dream, Underground (Palme d'Or à Cannes en 19945), La Vie est un miracle. Jean-Max Méjean a tenté de mieux cerner son ?uvre, film par film - y compris ceux en voie de réalisation, comme Promets-le moi et Maradona -, dans une perspective à la fois poétique, politique et sincère.
Comment parler de cinéma ? Cet ouvrage collectif veut surtout aborder le problème de la critique de cinéma en ce début de XXIe siècle. En cherchant à savoir ce qui pousse les critiques actuels à continuer à parler de cet art évanescent et quelquefois carrément mercantile, nous avons tenté de mieux appréhender l'utilité de la critique de cinéma par la bouche même de ceux qui l'analysent - et même, pour certains, le font - philosophes, psychanalystes, écrivains, professeurs ou tout simplement critiques. Comment parler du cinéma, comment parler aussi des images qui le constituent ? Avec l'intervention de critiques étrangers et de personnalités diverses comme, entre autres, André Asséo, Stéphane Zagdanski, Roger Dadoun, Virginie Despentes, Pierre Etaix, Gérard Lenne, Maria Koleva, etc., voici un ensemble de textes qui propose des réponses à une seule et même question Comment parler de cinéma ?
La vie et l'uvre de Jean Vigo sont marquées par une fulgurance tragique. Celui qu'Henri Langlois a comparé à Rimbaud est né en 1905 et a été marqué à vie par son enfance placée sous le signe de la tragédie. Il n'a que 12 ans lorsque son père, l'anarchiste Almedeyra, meurt dans des circonstances dramatiques à la prison de Fresnes, où l'a mené une sombre histoire de trahison. Pendant longtemps, Jean Vigo sera considéré comme le " fils du traître ". Atteint depuis toujours de tuberculose, il ira pendant toute sa jeunesse de pensions en sanatoriums, et c'est au cours de l'un de ces séjours médicaux dans les Pyrénées qu'il rencontrera Lydu avec laquelle il aura un enfant, Luce. On pourrait presque dire que c'est l'art, d'abord la photo, puis le cinéma, qui vont le sauver. C'est au cinéma qu'il vouera sa vie entière, une vie courte (puisqu'il s'éteindra à l'âge de 29 ans), mais intense. En seulement cinq ans, et quelque quatre films dont un seul long-métrage, il laissera une uvre magnifique et magique qui marquera à jamais le cinéma et la poésie notamment le surréalisme ainsi qu'en témoigne L'Atalante, hommage à la vie des mariniers mais aussi aux amours débutantes. Un chef-d'uvre.
En 1966, le monde connaît de grands bouleversements : la France tourne le dos à l'OTAN, ta révolution culturelle débute en Chine, [Argentine est confrontée à un coup d'Etat militaire... Cette même année, Gérard Oury réalise La Grande Vadrouille, sans mesurer alors que son film allait rencontrer un succès aussi phénoménal et quasi planétaire, imposant définitivement le burlesque à la française et deux acteurs de génie, André Bourvil et Louis de Funès, qui s'amusent à forcer les traits de leurs "caractères" à la manière de la commedia dell'arte. Entre farce et tragédie, un peu comme il le fera en 1973 avec Les Aventures de Rabbi Jacob, Gérard Oury raconte à sa façon une histoire de ta Seconde Guerre mondiale et de la Résistance, qui fait se rencontrer deux personnages que tout oppose : un maestro de l'Opéra de Paris, caricature d'Herbert von Karajan et de Sergiu Celibidache, autoritaire et prétentieux, et un petit peintre en bâtiment, timide et modeste. Le film se déroule en 1942 alors qu'un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterrissent dans différents lieux de la capitale. En tes aidant à passer en zone libre, nos deux civils bien franchouillards vont devenir malgré eux des héros de la Résistance. Film haletant, plein de rebondissements et de facéties, La Grande Vadrouille, dont le titre ne va pas sans évoquer en creux le chef d'oeuvre de Jean Renoir, La Grande Illusion, parle aussi à sa façon de l'horreur de la guerre, mais sauve l'humanité par cette touche d'humour qui fait tout le sel de l'esprit du Schnorrer exprimant la force de l'humour juif qu'on avait vu à l'oeuvre dans Le Dictateur de Charlie Chaplin.
Piero Spila - un des plus grands spécialistes italiens de cinéma - retrace en détails la vie et la carrière de Bernardo Bertolucci. Le lecteur a ainsi l'occasion de découvrir, ou de redécouvrir, ce personnage populaire et incontournable du cinéma. Ses parents, son enfance, son amour pour la poésie, ses influences, ses échecs et ses succès... Afin de fournir des repères concrets, sont présents dans ce volume une biographie détaillée et datée, année après année, ainsi qu'un " Alphabet Bertolucci " qui présente et définit des objets, personnes ou concepts clefs dans la vie de Bertolucci. De plus, Spila a procédé à une analyse détaillée des oeuvres du cinéaste. Chacun de ses films est présenté, résumé et traité avec une grande minutie. Nous découvrons ainsi les dessous de l'ensemble de ses films, parmi lesquels se trouvent des oeuvres incontournables telles que Le Dernier Empereur, Le Dernier tango à Paris ou encore 1900. Toujours dans un soucis de clarté, une filmographie résumant chacun des films se trouve à la fin du livre.
Quatrième volume de la série signée par l'équipe scientifique résidant à Bletchley Park, le centre de décryptage le plus connu du Royaume-Uni. Chaque page présente un ou plusieurs puzzles logiques pour un total de 128 pages de pur divertissement. La vaste et variée gamme d'énigmes a été spécialement conçue par des experts afin de permettre au lecteur d'exercer son esprit tout en s'amusant, il est ainsi invité à résoudre des puzzles d'une difficulté plus ou moins élevée. Le niiveau de difficulté augmente au fur et à mesure que l'on avance dans la résolution des énigmes. Dans les dernières pages du volume sont présentées les solutions, accompagnées des explications nécessaires.
Vous souvenez-vous de la scène mémorable de Kill Bill : Vol 1, dans laquelle Elle Driver est envoyée pour tuer La Mariée dans son lit d'hôpital ? Ou de la scène du braquage avec laquelle débute Pulp Fiction, ou encore du début de Inglourious Basterds, avec la visite de l'officier nazi dans la ferme où est cachée une famille juive ? Au-delà des dialogues, de la performance des acteurs et du scénario, ces moments-là, ainsi que d'autres du cinéma de Tarantino, illustrent parfaitement sa manière de filmer et les artifices visuels auxquels le réalisateur a recours pour porter ses histoires : bien plus habile en ce sens que la majorité de ses contemporains, Tarantino sait comment utiliser les positions et les mouvements de la caméra pour transmettre au public des émotions telles que la tension, le sentiment du conflit ou d'une menace imminente, le pressentiment d'une violence explosive. En reprenant ainsi les mouvements de certaines des prises magistrales qui abondent dans le cinéma de Tarantino, Kenworthy examine en détail ces codes expressifs si particuliers, à la lumière desquels il déchiffre, un à un, tous les plans de chaque séquence sélectionnée, il explique les mécanismes psychologiques déclenchés chez le spectateur par les mouvements de la caméra et il identifie des règles générales à appliquer dans des situations similaires. Un véritable manuel pratique de réalisation que chaque cinéaste - môme en herbe - pourra facilement mettre en application sur le terrain pour insuffler à son histoire le suspens visuel nécessaire.
Le mot "réalisateur" ne décrit pas quelque chose que nous faisons, mais quelque chose que nous devenons, et que nous resterons 24 heures par jour, sans interruption. Partant de ce constat, Bartesaghi propose aux lecteurs une nouvelle approche de la réalisation, articulée autour de différentes étapes sensorielles permettant de développer toutes les habilités dont un cinéaste a besoin, qu'il soit débutant ou expert. Le premier sens traité dans ce livre avec nombre de références, remarques et exemples tirés de films célèbres, est la vue : la capacité de voir le monde à travers l'oeil du réalisateur et de réussir à le raconter en images sans sortir des étroits confins visuels du cadre. Suivent ensuite le toucher, l'ouïe, l'odorat et le goût, jusqu'au dernier, ce "sixième sens" qui pour Bartesaghi est la "vision", complète de l'histoire et du film mêlée à la capacité d'impliquer - avant même les spectateurs - tous ceux qui contribueront à la réalisation, des acteurs aux techniciens. Cet ouvrage, qui se conclut par l'analyse d'une célèbre scène du Cercle des poètes disparus de Peter Weir, représente un excellent outil pour développer rapidement et en profondeur les "six" sens du réalisateur : pour apprendre à saisir les stimulus extérieurs, à les transformer en sources d'inspiration et à réaliser précisément le film qu'on avait en tête.