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Spinoza démasqué
Méchoulan Henry
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204152143
Spinoza, philosophe adulé ! Pourtant après avoir développé le premier antisémitisme laïc, il a prôné un régime totalitaire en chantant la liberté. Dans un livre sacrilège, l'auteur met au jour les trucages du philosophe et tente d'en découvrir les raisons. Les écrits de Spinoza sont considérés comme intouchables. Cet ouvrage en lumière les inexplicables contradictions de certaines affirmations du philosophe avec sa propre philosophie et découvre le nombre invraisemblable de mensonges et d'affirmations gratuites, de trucages, qu'il s'agisse de citations bibliques extraites de leur contexte, de traductions orientées, d'omissions gênantes dans des passages de l'Ancien Testament auxquels il s'est livré. Après avoir arasé le judéo-christianisme, Spinoza invente pour le vulgaire une nouvelle religion fondée sur l'obéissance. L'auteur montre que derrière la liberté, elle rend possible l'émergence d'un Etat totalitaire. Dès lors que la guerre est profitable à l'Etat, tous doivent renoncer à leur liberté sans poser de question. L'auteur est sans doute le premier à dévoiler les nombreuses facettes d'un philosophe qui a mêlé la recherche de la vérité à ses propres préjugés. Au terme d'une étude iconoclaste, le livre montre que, le plus souvent, la raison chez Spinoza est en fait le masque de ses passions.
La ville d'Amsterdam a été le laboratoire de l'argent dans sa modernité et celui des libertés dans leur diversité. Libertés gagnées au prix du sang, contre l'Espagne d'un Philippe II cupide et intolérant. Grâce au lien circulaire entre argent et liberté, la ville, après la première révolution européenne qui enfanta la République des Provinces-Unies à la fin du XVIe siècle, fut seule capable dans le monde d'éradiquer le despotisme, la tyrannie, le fanatisme, bien avant les exigences de 1789. Elle accueillit les Juifs fuyant l'inquisition, les Protestants pourchassés dans leurs pays et d'autres hétérodoxes. Elle a aussi permis de faire entendre les voix de Descartes et de Spinoza que nous ne cessons encore d'interroger. Mais doit-on pour autant confondre argent et liberté, fin et moyens ? Amsterdam a-t-elle été fidèle à cette volonté de liberté honnie par les rois et les prêtres mais qui a sauvé des milliers de victimes de la violence et de l'intolérance ? Il appartient au lecteur d'apprécier l'usage que la ville faisait de son argent et de sa liberté, à l'heure où la République vivait son siècle d'or, et de ne pas oublier que le regard sur le passé n'est jamais neutre.
Sur l'Internet, nous pouvons tout découvrir, nous faisons des rencontres dont certaines bouleversent notre vie sentimentale ou sexuelle, nous nous lançons dans la création d'œuvres collectives, nous travaillons sans quitter notre maison, plaçons notre argent en étant mieux informés et achetons des produits meilleur marché... Tout semble possible, mais tout l'est-il vraiment ? Quel monde l'Internet nous prépare-t-il réellement ? Loin des idées reçues, Michel Béra et Eric Mechoulan décrivent le rôle déterminant que l'Internet s'apprête à jouer dans tous les domaines - éducation, économie, vie privée, etc. -, jetant ainsi les bases de la société de demain. Ils montrent surtout comment éviter que cet instrument de liberté ne finisse par nous asservir - nous et nos enfants...
Résumé : Aujourd'hui où la transmission scolaire ou médiatique des ?uvres littéraires semble de moins en moins évidente, il s'avère aussi inopportun de s'en scandaliser que d'en accepter l'inéluctable déclin. Il faut, au contraire, comprendre historiquement le statut particulier des textes littéraires et comment s'est constituée, dans nos sociétés, une " mémoire des ?uvres ". Mais si l'histoire sert simplement à déconstruire le canon des grandes ?uvres ou à ramener les créations d'un auteur à leur contexte le plus factuel, elle annihile les différences de valeur sans prendre en compte la valeur des différences. Il s'agit donc de ne pas escamoter rapidement la dimension esthétique des ?uvres. Loin de dissocier histoire et esthétique, il apparaît, à l'inverse, indispensable de mettre à l'épreuve leurs liens. Cet essai ne tente pas pour autant de fournir des recettes ou des méthodes pour l'histoire littéraire. Il tâche, de façon plus fondamentale, de dégager les conditions de possibilité d'une histoire esthétique de la littérature. Cela implique de réexaminer les principes mêmes du discours historiographique, de penser en particulier son rapport au temps, et de saisir les rôles spécifiques joués par les ?uvres littéraires dans cet ordre temporel. Cela oblige aussi à réfléchir sur le statut exceptionnel ou non des ?uvres esthétiques au sein des productions courantes du discours. Cela force enfin à appréhender le lieu commun entre les textes littéraires et les pratiques langagières. A chaque fois, il s'agira de penser comment les ?uvres sont simultanément " signes d'histoire " et " résistances à l'histoire ", mises en ?uvre contingentes et exemplarités des situations. L'enjeu ne consiste donc pas simplement à redonner à la littérature une place centrale dans nos pratiques quotidiennes, mais à comprendre, dans une perspective historique, comment des ?uvres littéraires ont survécu au contexte de leur production et comment cette " survie " en dit très long sur la vie elle-même : vie d'autrefois comme vie d'aujourd'hui.
Résumé : 1492. L'Espagne conquérante lance ses caravelles à la découverte d'un Nouveau Monde cependant que, championne de l'Occident chrétien, elle achève la Reconquista sur les Maures et parachève le travail de l'Inquisition en chassant ses Juifs, présents dans le pays depuis 1 400 ans. Certains, que les Espagnols appelleront avec mépris " marranes ", sont convertis de force mais continuent de professer leur religion en secret. D'autres - la majorité - prennent les routes de l'exil et essaiment dans toute l'Europe : Bordeaux, Londres, Amsterdam, Gênes, Venise, Livourne, Istanbul et jusque dans le Nouveau Monde. Envers et contre tout, ils continueront à pratiquer leur religion. Intégrés au pays d'accueil, ils n'en resteront pas moins séfarades, n'oubliant ni l'Espagne, ni leur langue d'origine. Leur histoire, composite, est à l'image de leur diaspora. Les meilleurs spécialistes, universitaires et chercheurs de chaque pays concerné, apportent leur contribution, sous la direction d'Henry Méchoulan.
Résumé : Manifeste de la philosophie cartésienne, le Discours de la méthode (1637) est tout à la fois le récit d'un cheminement intellectuel et l'illustration magistrale d'un projet : fonder l'unité des sciences et constituer une science universelle. Foyer d'une oeuvre foisonnante, le Discours revendique les droits de la raison contre toute tradition et toute autorité. C'est pourquoi il assigne à la philosophie une tâche : s'élever à 1a certitude. La présente édition, augmentée d'un dossier, entend mettre en évidence le jeu de résonances qui relie le Discours aux autres textes de Descartes.
Spinoza Baruch ; Akkerman Fokke ; Steenbakkers Pie
Résumé : Ce volume contient l'édition critique et la traduction française de l'Ethica, munies d'une introduction, de notes et de deux annexes (sur les mathématiques et la physique). L'établissement du texte par Fokke Akkerman et Piet Steenbakkers prend pour base l'édition latine des Opera posthuma de 1677, confrontée avec la version néérlandaise des Nagelate Schriften et avec le manuscrit récemment découvert dans les archives du Vatican ? seul témoin connu de l'état du travail en 1675, transcrit par un ami de Spinoza (van Gent) à l'usage d'un autre (Tschirnhaus) et demeuré inconnu jusqu'en 2010. La traduction de Pierre-François Moreau met en application les principes définis pour la série des oeuvres de Spinoza, fondés sur la recherche de la cohérence lexicale et conceptuelle et sur l'analyse des écarts sémantiques. Elle établit la première édition française du livre le plus célèbre de Spinoza prenant en compte les apports du manuscrit découvert en 2010.
Édition bilingue latin-français (page par page) des Oeuvres complètes sous la direction de Pierre-François Moreau. Est déjà paru Traité théologico-politique (publié en 1999). --Ce texte fait référence à l'édition Broché.
Léviathan de Hobbes (qui paraît en 1651) est un des rares textes fondateurs de la philosophie, comme la République de Platon, auquel son auteur le comparait. Il jette, en effet, les bases de la tradition politique moderne, en inventant le mythe de la souveraineté : considérant leur état naturel, effrayés par l'exacerbation mortelle de leurs passions, les hommes décidèrent, par leur faculté propre de vouloir et de penser, de se doter d'une loi commune, artificielle, qu'un individu ou une assemblée aura pour tâche d'élaborer et de mettre en oeuvre. Avec Hobbes, l'histoire se substitue à la théologie : ce n'est plus dans le divin que la loi se fonde, mais dans l'humanité. Voici désormais cette oeuvre majeure de la philosophie politique occidentale rendue accessible à chacun, grâce à la traduction intégrale et inédite de Gérard Mairet.