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Pour une histoire esthétique de la littérature
Méchoulan Eric
PUF
28,50 €
Épuisé
EAN :9782130536185
Aujourd'hui où la transmission scolaire ou médiatique des ?uvres littéraires semble de moins en moins évidente, il s'avère aussi inopportun de s'en scandaliser que d'en accepter l'inéluctable déclin. Il faut, au contraire, comprendre historiquement le statut particulier des textes littéraires et comment s'est constituée, dans nos sociétés, une " mémoire des ?uvres ". Mais si l'histoire sert simplement à déconstruire le canon des grandes ?uvres ou à ramener les créations d'un auteur à leur contexte le plus factuel, elle annihile les différences de valeur sans prendre en compte la valeur des différences. Il s'agit donc de ne pas escamoter rapidement la dimension esthétique des ?uvres. Loin de dissocier histoire et esthétique, il apparaît, à l'inverse, indispensable de mettre à l'épreuve leurs liens. Cet essai ne tente pas pour autant de fournir des recettes ou des méthodes pour l'histoire littéraire. Il tâche, de façon plus fondamentale, de dégager les conditions de possibilité d'une histoire esthétique de la littérature. Cela implique de réexaminer les principes mêmes du discours historiographique, de penser en particulier son rapport au temps, et de saisir les rôles spécifiques joués par les ?uvres littéraires dans cet ordre temporel. Cela oblige aussi à réfléchir sur le statut exceptionnel ou non des ?uvres esthétiques au sein des productions courantes du discours. Cela force enfin à appréhender le lieu commun entre les textes littéraires et les pratiques langagières. A chaque fois, il s'agira de penser comment les ?uvres sont simultanément " signes d'histoire " et " résistances à l'histoire ", mises en ?uvre contingentes et exemplarités des situations. L'enjeu ne consiste donc pas simplement à redonner à la littérature une place centrale dans nos pratiques quotidiennes, mais à comprendre, dans une perspective historique, comment des ?uvres littéraires ont survécu au contexte de leur production et comment cette " survie " en dit très long sur la vie elle-même : vie d'autrefois comme vie d'aujourd'hui.
Quand Amsterdam se libère du joug espagnol à la fin du XVIe siècle, la ville ne compte aucun juif. Cinquante ans plus tard, elle abrite la plus florissante communauté juive du monde et voit naître Spinoza. Comment des juifs du secret, pratiquant un catholicisme de façade depuis 1492 dans la péninsule Ibérique, ont-ils pu réussir à construire la Jérusalem du Nord, vitrine du judaïsme occidental, et contribuer à l'aventure économique d'Amsterdam ? Cet ouvrage retrace le destin d'une communauté née de la rencontre entre l'éternelle espérance juive et l'exceptionnelle tolérance hollandaise.
Face aux réquisitoires contre l'argent au nom de la liberté, nous avons voulu montrer comment l'argent a permis à la liberté de s'installer et comment il a veillé sur elle à partir d'un exemple et non d'un modèle: Amsterdam au temps de Spinoza. La ville a été le laboratoire de l'argent dans sa modernité et celui des libertés dans leur diversité. Grâce au lien circulaire entre argent et liberté, Amsterdam, après la première révolution européenne qui enfante la République des Provinces-Unies à la fin du xvte siècle, est seule capable dans le monde d'éradiquer le despotisme, la tyrannie, le fanatisme, bien avant les exigences de 1789; elle a permis de faire entendre les voix de Descartes et de Spinoza que nous ne cessons encore d'interroger. Mais doit-on pour autant confondre argent et liberté, fin et moyens? Amsterdam a-t-elle été fidèle à cette volonté de liberté honnie par les rois et les prêtres mais qui a sauvé des milliers de victimes de la violence et de l'intolérance? Il appartient au lecteur de juger ce que la ville a fait de son argent et de sa liberté à l'heure où la République vit son siècle d'or, et de ne pas oublier que le regard sur le passé n'est jamais neutre. Biographie de l'auteur Directeur de Recherche au CNRS, Henry Méchoulan est Docteur ès Lettres, Docteur de l'Université de Salamanque et membre correspondant de l'Académie royale des Sciences morales et politiques de Madrid
Sur l'Internet, nous pouvons tout découvrir, nous faisons des rencontres dont certaines bouleversent notre vie sentimentale ou sexuelle, nous nous lançons dans la création d'œuvres collectives, nous travaillons sans quitter notre maison, plaçons notre argent en étant mieux informés et achetons des produits meilleur marché... Tout semble possible, mais tout l'est-il vraiment ? Quel monde l'Internet nous prépare-t-il réellement ? Loin des idées reçues, Michel Béra et Eric Mechoulan décrivent le rôle déterminant que l'Internet s'apprête à jouer dans tous les domaines - éducation, économie, vie privée, etc. -, jetant ainsi les bases de la société de demain. Ils montrent surtout comment éviter que cet instrument de liberté ne finisse par nous asservir - nous et nos enfants...
Comment penser l'espace numérique et rendre compte de son caractère à la fois structuré, mouvant et collectif ? Comment trouver un dispositif qui permet un dialogue ouvert, parvenant à saisir le sens des infrastructures numériques, sans les cristalliser en une essentialisation appauvrissante ? L'échange de courriels a semblé aux auteurs le moyen le plus approprié de faire de la théorie et de mettre en place un geste de pensée qui s'accorde avec la culture numérique, permettant d'envisager cette dernière avec un regard critique. Pendant un an et demi (de septembre 2015 à mars 2017), Eric Méchoulan et Marcello Vitali-Rosati ont donc échangé questions et réponses, afin d'essayer d'identifier les caractéristiques du numérique espaces, temps et enjeux politiques en continuité avec la tradition du dialogue philosophique.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.