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LES JUIFS D'ESPAGNE : HISTOIRE D'UNE DIASPORA 1492-1992
MECHOULAN H
LEVI
28,97 €
Épuisé
EAN :9782867461965
1492. L'Espagne conquérante lance ses caravelles à la découverte d'un Nouveau Monde cependant que, championne de l'Occident chrétien, elle achève la Reconquista sur les Maures et parachève le travail de l'Inquisition en chassant ses Juifs, présents dans le pays depuis 1 400 ans. Certains, que les Espagnols appelleront avec mépris " marranes ", sont convertis de force mais continuent de professer leur religion en secret. D'autres - la majorité - prennent les routes de l'exil et essaiment dans toute l'Europe : Bordeaux, Londres, Amsterdam, Gênes, Venise, Livourne, Istanbul et jusque dans le Nouveau Monde. Envers et contre tout, ils continueront à pratiquer leur religion. Intégrés au pays d'accueil, ils n'en resteront pas moins séfarades, n'oubliant ni l'Espagne, ni leur langue d'origine. Leur histoire, composite, est à l'image de leur diaspora. Les meilleurs spécialistes, universitaires et chercheurs de chaque pays concerné, apportent leur contribution, sous la direction d'Henry Méchoulan.
Sur l'Internet, nous pouvons tout découvrir, nous faisons des rencontres dont certaines bouleversent notre vie sentimentale ou sexuelle, nous nous lançons dans la création d'œuvres collectives, nous travaillons sans quitter notre maison, plaçons notre argent en étant mieux informés et achetons des produits meilleur marché... Tout semble possible, mais tout l'est-il vraiment ? Quel monde l'Internet nous prépare-t-il réellement ? Loin des idées reçues, Michel Béra et Eric Mechoulan décrivent le rôle déterminant que l'Internet s'apprête à jouer dans tous les domaines - éducation, économie, vie privée, etc. -, jetant ainsi les bases de la société de demain. Ils montrent surtout comment éviter que cet instrument de liberté ne finisse par nous asservir - nous et nos enfants...
Face aux réquisitoires contre l'argent au nom de la liberté, nous avons voulu montrer comment l'argent a permis à la liberté de s'installer et comment il a veillé sur elle à partir d'un exemple et non d'un modèle: Amsterdam au temps de Spinoza. La ville a été le laboratoire de l'argent dans sa modernité et celui des libertés dans leur diversité. Grâce au lien circulaire entre argent et liberté, Amsterdam, après la première révolution européenne qui enfante la République des Provinces-Unies à la fin du xvte siècle, est seule capable dans le monde d'éradiquer le despotisme, la tyrannie, le fanatisme, bien avant les exigences de 1789; elle a permis de faire entendre les voix de Descartes et de Spinoza que nous ne cessons encore d'interroger. Mais doit-on pour autant confondre argent et liberté, fin et moyens? Amsterdam a-t-elle été fidèle à cette volonté de liberté honnie par les rois et les prêtres mais qui a sauvé des milliers de victimes de la violence et de l'intolérance? Il appartient au lecteur de juger ce que la ville a fait de son argent et de sa liberté à l'heure où la République vit son siècle d'or, et de ne pas oublier que le regard sur le passé n'est jamais neutre. Biographie de l'auteur Directeur de Recherche au CNRS, Henry Méchoulan est Docteur ès Lettres, Docteur de l'Université de Salamanque et membre correspondant de l'Académie royale des Sciences morales et politiques de Madrid
L'Espagne, au zénith de sa puissance, offre le spectacle d'une force sans raison. La conversion ou la mort, telle a été, le plus souvent, l'alternative offerte à l'Autre, à celui qui n'appartient pas au nouveau peuple élu, destiné par Dieu à accomplir ses desseins providentiels. La mentalité espagnole du Siècle d'Or se trouve confrontée à des êtres qu'elle méprise ou abomine. Comment réagit-elle, quelle idéologie la fait-elle s'ériger en juge et paladin de l'honneur de Dieu, honneur confondu avec la hantise de la pureté raciale ? Indiens massacrés, juifs pourchassés, morisques décimés et expulsés, où trouve-t-on la justification de tant de sang ? Mais le fanatisme est-il vraiment le prix de l'honneur de Dieu ? Nombreux furent les penseurs espagnols, connus ou méconnus, qui s'élevèrent avec courage contre cette perversion de l'amour d'autrui. Victimes et bourreaux changent sans que jamais s'achève cette farce grotesque et sanguinaire. Le Siècle d'Or n'est pas si loin ; il nous questionne encore. Les idéologies semblent se démoder, elles ne font que se travestir.
Huglo Marie-Pascale ; Moser Walter ; Méchoulan Eri
En ce début de siècle, rien ne semble plus présent que le passé. Qu'est-ce donc qui nous passionne autant ? Alors que la modernité s'est fondée sur le rejet de la tradition et du poids de la mémoire, on cherche aujourd'hui dans le patrimoine ou les commémorations des figures tutélaires ou de frivoles nostalgies. Mais ce passé omniprésent n'échappe pas pour autant au spectaculaire, et il repose sur une amnésie collective d'autant plus inquiétante qu'elle porte les masques fétiches de l'autrefois. Par le souvenir de tant de choses, que désirons-nous oublier ? Quels héritages impliquent nos modes d'appropriation culturelle du passé ? Les essais recueillis dans ce volume abordent diverses facettes de notre rapport au passé. Que ce soit dans les arts médiatiques, la littérature et le cinéma, par la musique, l'histoire ou l'architecture, en fonction de notre expérience de la ville ou du quotidien, ce sont à chaque fois nos manières de recycler la mémoire et donc, aussi, de mettre en pratique l'oubli, qui sont attentivement analysées.
Il y a la Méditerranée, la lumière, l'île d'Elbe au loin. Mais ce n'est pas un lieu de vacances. C'est une terre sur laquelle ont poussé brutalement les usines et les barres de béton. Depuis les balcons uniformes, on a vue sur la mer, sur les jeux des enfants qui ont fait de la plage leur cour de récréation. La plage, une scène idéale pour la jeunesse de Piombino. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent en chefs de bandes, les filles en starlettes de la télévision. De quoi oublier les conditions de travail à l'aciérie, les mères accablées, les pères démissionnaires... Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les souveraines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, rêvent d'évasion et parient sur une amitié inconditionnelle pour s'emparer de l'avenir.
Résumé : Vienne, 1888. Au 10 de la Seilerstätte se dresse un immeuble cossu, érigé cent ans auparavant par le fondateur de la dynastie des Alt, célèbres constructeurs de pianos, sur lesquels Mozart lui-même a joué. Bien que sans titre nobiliaire, les Alt s'astreignent aux règles non écrites imposées à la haute société viennoise. Des règles mises à mal par l'arrivée dans la famille d'Henriette Stein qui, bien que baptisée, n'en demeure pas moins d'origine juive, et, fait tout aussi dérangeant aux yeux des Alt, bien résolue à profiter de la vie sans se laisser corseter. Dans ces années qui précèdent la Première Guerre mondiale, Vienne est portée par un tourbillon de fêtes et de création. Mais l'on perçoit déjà les fêlures du rêve austro-hongrois, la remise en question de la mixité ethnique, la montée des revendications sociales. Dans ce concert dissonant, chacun joue sa partition. Franz, l'époux d'Henriette, qui dirige l'entreprise familiale, se trouve confronté au mouvement ouvrier ; Otto, procureur sévère, s'accroche aux conventions ; tandis que la belle Henriette choque avec ses amours extra-conjugales...
Y a-t-il plus chouette cadeau de Noël qu'une nuit dans une isba au milieu des bois enneigés, ou bien un tour en ville sur un tank immaculé? Cela semble parfait, féérique, tout à fait charmant. Mais dans l'Ukraine un peu folle d'Andreï Kourkov, les choses peuvent vite dégénérer, votre promise se retrouver nue sur scène, votre tour opérateur s'avérer un adepte du tourisme extrême et la Révolution orange contrecarrer vos projets pour les fêtes... Avec ces nouvelles inédites, Kourkov se joue du genre avec brio pour offrir trois fables de Noël empreintes de bizarrerie et d'optimisme.
Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs: l?enfance dans sa cage d?or à Saigon, l?arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d?un bateau au large du golfe de Siam, l?internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, Ru dit le vide et le trop-plein, l?égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragi-comiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d?un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d?argent ou la puissance d?une odeur d?assouplissant, Kim Thúy restitue le Vietnam d?hier et d?aujourd?hui avec la maîtrise d?un grand écrivain.