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Félix Vallotton
McGuinness Patrick ; Poletti Katia ; Amory Dita ;
CINQ CONTINENTS
39,00 €
Épuisé
EAN :9788874398942
Dans d'éloquentes peintures aux couleurs saturées et des gravures sur bois d'une économie de moyens inédite, Félix Vallotton a créé des images qui comptent parmi les plus emblématiques du Paris fin de siècle. Arrivé de Lausanne, sa ville natale, dans la capitale à l'âge de seize ans, l'artiste suisse a restitué des instantanés caustiques de la vie quotidienne des Parisiens : tumulte de la rue, foule avide de consommation au grand magasin Le Ban Marché, ou encore rendez-vous clandestins de couples à huis clos. On lui doit aussi des portraits, de subtiles natures mortes, des nus, des paysages et d'élégants intérieurs inspirés de son cadre familial. Beaucoup d'entre eux distillent une vague impression de malaise. Ce volume s'attache à mettre en évidence l'originalité de l'oeuvre de Vallotton à travers une cinquantaine de tableaux et bon nombre des xylographies les plus importantes de l'artiste, dont les sujets s'étendent des manifestations de rue aux atrocités de la Première Guerre mondiale. Sous la plume d'auteurs faisant autorité, plusieurs essais explorent les trouvailles techniques de Vallotton et la place complexe qu'il occupe dans l'histoire des débuts de l'art moderne. lis rendent vivant le travail de cet artiste aujourd'hui encore dérangeant.
De la gare de départ, la station Quartier-Léopold, il ne reste aujourd'hui qu'une façade. Depuis Bruxelles on était acheminé par le fer jusqu'au Grand-Duché de Luxembourg via Namur. Les entrepreneurs anglais qui construisirent cette ligne, la 162, au mitan du dix-neuvième siècle, prévoyaient de la prolonger jusqu'aux Indes. Mais il est arrivé aux partisans de l'expansion infinie que la vitesse et les changements qu'ils fomentaient leur ont été pour ainsi dire retournés, et que les prodiges annoncés sont devenus inutiles et désuets, sur fond de dépérissement. Ainsi de la poignée de gares - et avec elles l'ombre portée de villes ou de quartiers dans l'ambiance d'une vie qui allait encore en avant - où ne subsistent des furieux espoirs de la première Révolution industrielle que des amas métalliques aux tons de rouille, des panneaux à peine lisibles, des brouillards inhabités qu'on dirait faits pour nuancer le chagrin qu'on en a. Un peu plus d'une vingtaine de ces stations (c'est plus qu'il n'en faut à une Passion) que Patrick McGuinness a traversées des centaines de fois depuis sa jeunesse : la figure s'en révèle, à chaque fois en un poème, comme la source affleurant d'une profonde nappe de la mémoire, la sienne aussi bien que celle des générations qui l'y ont conduit.
Au sud de Londres, quelques jours avant Noël, est retrouvé le cadavre d'une jeune femme étranglée. Le narrateur, Ander, officier de police, enquête sur le crime avec son assistant le grassouillet Gary. Suspect : M. Wolphram, voisin de la victime, ancien professeur de lycée en retraite. Il se dit innocent. Au fur et à mesure que les interrogatoires se multiplient, Ander est pris d'un sentiment de déjà-vu. Il se remémore sa propre éducation dans un pensionnat privé connu pour ses problèmes de harcèlement : M. Wolphram y avait été un de ses professeurs. Solitaire et marginal, passant ses journées à écouter de la musique, il devient la proie de la presse à scandale et des réseaux sociaux. Ils le harcèlent d'injures. Le voici assassin, pédophile, à lyncher. Une journaliste sans scrupules alimente le scandale en publiant des témoignages biaisés sur celui qu'on surnomme désormais "le loup de Chapelton". Dans ce subtil mélange d'enquête et de remémoration, Ander en vient à se rappeler une autre affaire où Wolphram avait été mêlé, et où il s'était révélé bienveillant. Défaut majeur dans ce temps où les chiens des réseaux sociaux aboient et réclament la mort d'hommes vite désignés à leur vindicte. Au fait, coupable, l'est-il ou non, le gentil professeur ?
La Diva aux longs cils est un choix des poèmes de Charles Dantzig depuis son premier recueil, Le chauffeur est toujours seul, jusqu'au Bestiaire. Il est complété par deux séries de poèmes inédits, "Un jour dans la vie du monde" et "Musée des yeux", et précédé de textes en prose sur la poésie. Choix effectué par Patrick McGuinness, professeur de littérature française à l'Université d'Oxford.
Résumé : L'Anthologie de la poésie symboliste et décadente comble une lacune dans l'édition française en offrant un choix quasi exhaustif de cette période qui compte parmi les plus riches et les plus influentes de la poésie française. Pour la plupart des poètes en question, il est en effet difficile, sinon impossible, de se procurer actuellement le moindre recueil, et on est loin de les trouver tous dans des anthologies. Des grands poètes aux moins connus, de Banville (1823-1891) à Mallarmé (1842-1898) et à Jarry (1873-1907), c'est soixante et onze écrivains (plus un choix des poètes du Chat noir) qui sont ici présentés, montrant toutes les tendances de la poésie du temps, et faisant de cette anthologie la plus complète à ce jour sur le sujet. Elle contribue à remettre à sa juste place cette école d'où est sorti tout le modernisme anglo-saxon. Dès 1913, Ezra Pound (1885-1972) reconnaissait dans New Age la principale revue de ce mouvement "L'histoire de la gloire poétique anglaise est l'histoire de vols réussis à la poésie française" - entendu au symbolisme et au décadentisme. Quant à T. S. Eliot (1888-1965), c'est à Gourmont (1858-1915) qu'il a reconnu sa dette dans The Sacred Wood, et l'on pourrait citer quantité d'autres exemples qui font que la notoriété de Jules Laforgue (1860-1887), de Marcel Schwob (1867-1905), de Maurice Maeterlinck (1862-1949), est bien plus grande aux Etats-Unis et en Angleterre que dans leurs pays natals. Leurs pays en effet, car, s'ils sont unis par la langue française, les symbolistes le sont aussi par un cosmopolitisme remarquable, puisqu'ils étaient belges, polonais, suisses, grecs, américains d'origine aussi bien que français.
Campagnolo Matteo ; Fallani Carlo-Maria ; Spina Lu
De l'aigle à la louve s'adresse à la fois au passionné de l'Antiquité et au féru de zoologie, mais également au zoologue antiquisant ou à l'antiquisant zoologue. L'ouvrage apporte un éclairage original, tout aussi scientifiquement contrôlé que convivial, sur quelque cent vingt monnaies de la République romaine, intailles, camées et pâtes de verre, faisant partie d'une collection prestigieuse et unique en son genre. Les deniers en argent n'étaient pas uniquement voués aux transactions commerciales, au paiement des soldats et au règlement des impôts. Ils véhiculaient la propagande politique, les croyances religieuses, certaines histoires ou légendes servant à asseoir la réputation des familles qui cherchaient à s'illustrer dans la cité. Parmi les sujets représentés, les animaux sont particulièrement à l'honneur, qu'il s'agisse d'animaux réels, d'animaux mythiques, ou d'animaux totémiques. C'est dire combien ces objets, chargés de multiples significations, constituent une documentation aussi précieuse qu'inépuisable. Le texte et les photos qui l'accompagnent éclairent le sens de ces antiquités, les sortant tout à coup d'un silence plus que millénaire.
Pionnier de la photographie japonaise et éminent éditeur de photographie durant l?ère Meiji, Ogawa Kazumasa (1860-1929) a publié à l?intention du marché occidental un grand nombre de livres illustrés présentant des vues du Japon traditionnel. L?ouvrage qui paraît en 1896 sous le titre Some Japanese Flowers, dont il existe un exemplaire original dans les collections du J. Paul Getty Museum, présente de délicates images de fleurs indigènes japonaises, notamment des lotus, plusieurs variétés de chrysanthèmes et de lys, et des volubilis, prises par Ogawa lui-même et tirées selon un procédé appelé phototypie, les épreuves ayant ensuite été coloriées à la main. La présente publication reproduit les trente-huit planches de l?édition originale.
Résumé : Émile Savitry, peintre puis photographe, a côtoyé tout ce que le Paris des années trente abritait d?artistes, d?écrivains, d?intellectuels du monde entier. Le succès fulgurant que reçut sa première exposition de peinture surréaliste, introduite par Aragon en 1929, fait fuir cet homme modeste à Tahiti avec Georges Malkine. À son retour, il découvre Django Reinhard sur le port Toulon qu?il révèle et ramène à Paris pour lui faire connaître le monde du jazz. Le café du Dôme, La Coupole, ce carrefour Vavin qu?il ne quittera plus, lui réservent ses plus belles rencontres, les frères Prévert, Paul Grimault, Alberto Giacometti, Anton Prinner, Victor Brauner, Oscar Dominguez. Avec Brassaï, puis Robert Doisneau il développe sa carrière de photographe à l?agence Rapho. Il sera reporter, immortalisant les réfugiés républicains de la guerre d?Espagne comme le petit peuple du quartier de Pigalle, photographe de plateau pour Marcel Carné sur Les Portes de la Nuit et La Fleur de l?Âge, de mode pour Vogue et Harper?s Bazaar avant de retourner à la peinture. Ses portraits d?artistes d?une intimité complice et ses photographies de nu qui lui valent un véritable succès au Japon témoignent de sa profonde sensibilité. Surpris par la maladie, Émile Savitry meurt prématurément en 1967. Ce catalogue monographique est le premier consacré à ce photographe humaniste. Son oeuvre méconnue et foisonnante mérite aujourd?hui d?être mise en lumière.