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Guide bleu. Edition bilingue français-anglais
McGuinness Patrick ; Ortlieb Gilles
FARIO
14,50 €
Épuisé
EAN :9791091902151
De la gare de départ, la station Quartier-Léopold, il ne reste aujourd'hui qu'une façade. Depuis Bruxelles on était acheminé par le fer jusqu'au Grand-Duché de Luxembourg via Namur. Les entrepreneurs anglais qui construisirent cette ligne, la 162, au mitan du dix-neuvième siècle, prévoyaient de la prolonger jusqu'aux Indes. Mais il est arrivé aux partisans de l'expansion infinie que la vitesse et les changements qu'ils fomentaient leur ont été pour ainsi dire retournés, et que les prodiges annoncés sont devenus inutiles et désuets, sur fond de dépérissement. Ainsi de la poignée de gares - et avec elles l'ombre portée de villes ou de quartiers dans l'ambiance d'une vie qui allait encore en avant - où ne subsistent des furieux espoirs de la première Révolution industrielle que des amas métalliques aux tons de rouille, des panneaux à peine lisibles, des brouillards inhabités qu'on dirait faits pour nuancer le chagrin qu'on en a. Un peu plus d'une vingtaine de ces stations (c'est plus qu'il n'en faut à une Passion) que Patrick McGuinness a traversées des centaines de fois depuis sa jeunesse : la figure s'en révèle, à chaque fois en un poème, comme la source affleurant d'une profonde nappe de la mémoire, la sienne aussi bien que celle des générations qui l'y ont conduit.
L'Anthologie de la poésie symboliste et décadente comble une lacune dans l'édition française en offrant un choix quasi exhaustif de cette période qui compte parmi les plus riches et les plus influentes de la poésie française. Pour la plupart des poètes en question, il est en effet difficile, sinon impossible, de se procurer actuellement le moindre recueil, et on est loin de les trouver tous dans des anthologies. Des grands poètes aux moins connus, de Banville à Valéry et de Mallarmé à Jarry , c'est soixantaine et onze écrivains (plus un choix des poètes du Chat noir) qui sont ici présentés, montrant toutes les tendances de la poésie du temps, et faisant de cette anthologie la plus complète à ce jour sur le sujet. Elle contribuera sans doute à remettre à sa juste place cette école d'où est sorti tout le modernisme anglo-saxon. Dès 1913, Ezra Pound reconnaissait dans New Age la principale revue de ce mouvement "L'histoire de la gloire poétique anglaise est l'histoire de vols réussis à la poésie française" - entendu au symbolisme et au décadentisme. Quant à T. S. Eliot, c'est à Gourmont qu'il a reconnu sa dette dans The Sacred Wood, et l'on pourrait citer quantité d'autres exemples qui font que la notoriété de Jules Laforgue, de Marcel Schwob, de Maurice Maeterlinck, est bien plus grande aux Etats-Unis et en Angleterre que dans leurs pays natals. Leurs pays en effet, car, s'ils sont unis par la langue française, les symbolistes le sont aussi par un cosmopolitisme remarquable, puisqu'ils étaient belges, polonais, suisses, grecs, américains d'origine aussi bien que français. Choix, préface, notices biographiques et bibliographiques de Patrick McGuinness.
Résumé : L'Anthologie de la poésie symboliste et décadente comble une lacune dans l'édition française en offrant un choix quasi exhaustif de cette période qui compte parmi les plus riches et les plus influentes de la poésie française. Pour la plupart des poètes en question, il est en effet difficile, sinon impossible, de se procurer actuellement le moindre recueil, et on est loin de les trouver tous dans des anthologies. Des grands poètes aux moins connus, de Banville (1823-1891) à Mallarmé (1842-1898) et à Jarry (1873-1907), c'est soixante et onze écrivains (plus un choix des poètes du Chat noir) qui sont ici présentés, montrant toutes les tendances de la poésie du temps, et faisant de cette anthologie la plus complète à ce jour sur le sujet. Elle contribue à remettre à sa juste place cette école d'où est sorti tout le modernisme anglo-saxon. Dès 1913, Ezra Pound (1885-1972) reconnaissait dans New Age la principale revue de ce mouvement "L'histoire de la gloire poétique anglaise est l'histoire de vols réussis à la poésie française" - entendu au symbolisme et au décadentisme. Quant à T. S. Eliot (1888-1965), c'est à Gourmont (1858-1915) qu'il a reconnu sa dette dans The Sacred Wood, et l'on pourrait citer quantité d'autres exemples qui font que la notoriété de Jules Laforgue (1860-1887), de Marcel Schwob (1867-1905), de Maurice Maeterlinck (1862-1949), est bien plus grande aux Etats-Unis et en Angleterre que dans leurs pays natals. Leurs pays en effet, car, s'ils sont unis par la langue française, les symbolistes le sont aussi par un cosmopolitisme remarquable, puisqu'ils étaient belges, polonais, suisses, grecs, américains d'origine aussi bien que français.
Résumé : Fils de diplomate qui a beaucoup voyagé à travers le monde, enseignant à Oxford, Patrick McGuinness a un lieu de mémoire secret. C'est la ville de Bouillon, en Belgique, où se trouve la maison de sa grand-mère. Il y est allé enfant, il n'a cessé d'y revenir, il y retourne à son tour avec ses propres enfants. Bouillon, si proche de Charleville, où Rimbaud a vu le jour, de Sedan, où l'armée française a été défaite par les troupes prussiennes en 1870. Bouillon, ville de deux mille habitants qui a jadis été au coeur de l'Europe et a vu naître le chef du parti collaborationniste belge pendant la Deuxième Guerre mondiale. Bouillon avec son pittoresque de murs où d'antiques "réclames" vantent la Mandarine Napoléon, Bouillon où se parlent deux langues, la flamande et wallonne ("en Belgique, même les moines trappistes doivent choisir dans quelle langue se taire"), bouillon de culture et de rêverie. C'est dans ce grenier de sa mémoire que se nourrit l'imagination de l'écrivain.
1989. Un jeune professeur anglais est nommé à Bucarest en remplacement d'un confrère. Nous sommes trois mois avant la chute de Ceausescu, mais cela, il l?ignore. Guidé par Leo, un trafiquant au marché noir, il découvre un pays où tout est rare et rationné, de l'électricité à la liberté. Les seules choses qui prospèrent sont l'ennui et les petits arrangements. Tout le monde s?espionne, on ne sait à qui l'on peut faire confiance. Au milieu de cette dangereuse morosité et de la déliquescence du régime survient l'amour, qui va tout modifier.McGuinness dévoile une capacité à varier les tempos. Un séjour roumain dont l?on sort rincé et ébloui, avec la certitude de tenir entre les mains un livre important et un auteur marquant. Alexandre Fillon, Lire.Quelle fresque ! Quel mouvement ! Jusqu?au dénouement où McGuinness parvient à conclure superbement une symphonie pour un monde en flammes. Étienne de Montety, Le Figaro littéraire.
Deux essais, l'un sur Julien Gracq, l'autre sur Claude Simon, constituent ce petit volume. Pierre Bergounioux nous permet de lire ces deux auteurs dont les manières et la matière d'écriture sont si dissemblables, comme les interprètes du temps qui les a vu naître et vivre. Tout deux ont connu une même épreuve, et en partie construit leurs oeuvres sous le choc de l'effondrement général que constituèrent, pour la vieille société où ils avaient vu le jour, la guerre de 14 ? -? 18 puis la défaite de 1940.