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La méthode de la philosophie africaine. De l'expression à la pensée complexe en Afrique Noire
Bassong Mbog
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782296046771
Le déficit d'une herméneutique rationnelle, cohérente et pertinente des mythes africains est au cœur du cul-de-sac théorique de la philosophie africaine moderne. Celle-ci se heurte encore à l'obstacle épistémologique des traditions rationalistes dominantes. Ce qui est ainsi en jeu, c'est la problématique du statut ontologique de la vérité pour laquelle la méthode philosophique moderne n'a pas de réponse, malgré les concepts ingénieux développés depuis l'antiquité grecque. La philosophie moderne est en crise : crise à la fois ontologique et épistémologique au terme d'une connaissance dite rationnelle qui ignore ce qui réellement est. Parce que les mythes cosmologiques africains rencontrent la science dans la quête de la vérité, il importe de prendre au sérieux la pensée symbolique africaine dont la génération actuelle des philosophes a à peine tiré quelque enseignement digne d'intérêt. Tel est le sens que nous donnons à la présente contribution.
Elle l'embrassait sur une joue, y laissait une trace de rouge, il l'essuyait avec son mouchoir et voilà : il se baladait dans les rues, la bouche de Marie roulée en boule au fond de sa poche." Lui, c'est Julien, un adolescent de dix-sept ans, amoureux fou de sa cousine Marie, son ainée de quelques années et qui est l'épouse de Gustave, un bon gros dont "une gentillesse naturelle, provenant du coeur, arrondit les joues". Julien parviendra-t-il à conquérir Marie ? Comme l'Histoire se mêle à sa modeste histoire, il croit tenir sa chance le jour de l'assassinat du président de la République Paul Doumer par Gorgulof. On est en 1932, à Jarzieux, une petite ville industrielle de la région lyonnaise. Un petit monde, saisi au jour le jour, dans sa diversité drôle ou émouvante. L'impérieuse Emilie, la mère de Julien, qui est "corsetée jusqu'à la gorge comme dans une armure de combat" et qui veut assurer à son fils un destin de "bourgeois". Boris, un demi-Russe, baptisé prince par un patron de bistrot, Boris qui chevauche une moto rouge et qui regarde Marie "avec des yeux à raconter Le Petit Poucet". L'oncle Malosse, un anar rêveur à la jambe de bois qui hésite entre utiliser un revolver ou écouter chanter un serin. L'abbé Cordes, un don Quichotte portant soutane. Et bien d'autres. Julien restera-t-il seul, dépassé par les événements, prisonnier de ses rêves de passion et de liberté ? Tout sonne vrai dans ce roman aussi précis dans son évocation d'une époque que léger et tendre quand il peint de jeunes amours. Un récit qui fourmille de détails insolites ou originaux.
Nous sommes désormais fondés à penser une théorie économique africaine capable de suggérer à l'humanité postmoderne, une somme de connaissances susceptibles de conjurer le chaos que préparent l'économie de marché, la polarisation mondiale du capital et la destruction de l'ordre écologique à l'échelle planétaire. Il y a trois raisons à cela. Premièrement, la question de la valeur, toujours non résolue depuis Karl Marx, trouve sa solution dans la pensée économique africaine. La présente contribution a pour but d'en dévoiler l'identité symbolique, la signification matérielle, la portée scientifique et la puissance de la forme. Deuxièmement, le communautarisme africain et son corollaire, le primat de la valeur, laissent entrevoir une lutte efficace contre le désordre social, politique, économique et écologique induit par la raison économique et l'individualisme méthodologique de l'Occident. Nous montrons comment fonctionne l'instance politique et idéologique dans la réalisation du phénomène économique de la valeur et la conjuration du désordre économique. Troisièmement, l'Afrique doit renouer avec son humanisme ancestral porteur d'un développement avec épanouissement sinon elle ne sera plus face à la misère structurelle, au chômage, au pillage de ses ressources naturelles et à la corruption sans cesse croissante de l'élite politique à la solde d'intérêts matériels et immatériels opposés à son épanouissement. Elle y attend une réhabilitation du pouvoir initiatique africain et l'invention d'une forme de l'Etat compatible avec la palabre africaine et les intérêts des communautés historiques auto-instituées. Tels sont les grands axes de la présente réflexion.
Des recherches probantes nous fondent à penser que les Africains ont toujours entrevu la question de Dieu sous l'angle d'une réflexion scientifique, en rapport avec l'état du savoir aux diverses époques de l'histoire. Dans l'ensemble : pas de messie, pas de prophète, pas de révélation, pas de dogme. Pour n'avoir jamais rencontré Dieu, les sages d'Afrique ont échafaudé une religion rationnelle dont la symbolique dévoile des vérités conformes aux découvertes de la cosmologie de notre temps. Certaines de ces vérités ont été reprises par les religions du Livre (christianisme et islam) qui s'en sont progressivement détachées, en ouvrant la voie à des notions nouvelles telles que la "foi", la "révélation", le "dogme", etc., très éloignées de leur version première, scientifique et négro-égyptienne. C'est en fin de compte l'homme qui dit Dieu et le sacré selon son bon vouloir. Aussi faut-il en finir avec ces certitudes "absolues", sources de tant de fanatismes, d'exclusivismes, de guerres de religions et de religions de guerre qui font tant de mal à l'humanité. Si la loi de la vie c'est bien la diversité, autant tourner le dos à cet archaïsme culturel qui prescrit de contraindre des nations à adopter des religions différentes des leurs, de surcroît intolérantes, esclavagistes et guerrières par ailleurs, sans rapport avec les avancées de la science.
Fabienne Bassang nous fait découvrir sa passion pour le cur dans l'art et la tradition populaire en Alsace. Le cur y est omniprésent : peint, sculpté, brodé, gravé. L'auteure nous livre également son carnet d'adresses.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.