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Les paroles d'un oeil curieux. Poésie
Mbaye Bamba
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782140290640
A l'image des chantres de la poésie africaine, l'auteur de Les paroles d'un oeil curieux a procédé à un savant mélange entre sonorités occidentales et couleurs locales pour mieux traduire les pulsations de son coeur. Magicien des mots et alchimiste du verbe, le poète, s'inspirant du Cheikh, est parvenu à réussir ce travail d'orfèvre à la manière de Baudelaire pétrissant "la boue pour en faire de l'or." Plusieurs genres poétiques sont revisités avec des tonalités différentes mettant en exergue le talent intrinsèque de l'écrivain. Ode, hagiographie, hymne, entre autres, se côtoient et relaient, à l'image des ondes hertziennes, les jaillissements d'une pensée soumise émanant des tréfonds d'un être subjugué par l'aura, le flegme et le charisme d'un guide aux grâces infinies. Le syncrétisme langagier, avec la profusion des indices de l'oralité, traduit également l'ancrage du poète au terroir. Le mélange hétéroclite des sons, couleurs et parfums confère au recueil un charme incantatoire.
Cet ouvrage est une collection de prières émaillées de panégyriques à l'endroit de Borom Touba. Il relate, dans certains poèmes, les Itinéraires de l'exil, la relation entre le Cheikh et le colon et certains évènements historiques qui ont marqué la longue communion du Cheikh avec les autorités Françaises, les rois locaux et ses disciples mourides. L'éloge des exploits et les bienfaits de Serigne Touba constituent le thème principal du recueil. Le Grand Magal de Touba, le Fondement de toute l'histoire, et aussi les "Qaçâyid", le Miracle du Cheikh sont bien là. Au terme de l'ouvrage, l'auteur n'a pas manqué de rendre hommage à certains Khalifes du Cheikh, des personnages qui l'ont beaucoup marqué.
Ngaïdé Abdarahmane ; Diop Babacar Mbaye ; Kassé Ka
Cet essai est certainement une allégorie. Il présente des images qu'il faut prendre pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire des «portraits conceptuels». En effet, les TPT/PTT (Tables-Planches-Tableaux/Planches-Tables-Tableaux) rendent compte, sous forme de palimpsestes, d'une superposition d'annonces de séminaires. Infinis séminaires avec des énoncés truffés de paradigmes gras et toutes leurs boursouflures, qui réfléchissent sur notre devenir. Ils ont pour vocation, soit de débattre des moyens de réduction de notre pauvreté, soit de combler l'ensemble de nos déficits, ou même de renforcer nos capacités dans tous les domaines, afin de nous conduire au dit Développement. Et finalement de réguler tous nos débits. Discours, infinis discours, que des banderoles flottantes montrent [s'agitant de partout comme des girouettes abandonnées à un vent tourbillonnaire !], pendant 365 jours, avant de devenir de simples fichus morceaux de tissus déchirés, déchiquetés de toutes parts et abandonnés aux intempéries, comme pour nous dire trêve de séminaires ! Pendant ce temps restent, empilées, contrites, macérées, acérées sur des tables-buvards-ba vards [amovibles assises sur de grossiers trépieds usés], comme des échos lointains, des communications servies, des hypothèses avancées, des solutions proposées et des recommandations finales dont la vocation est de dormir entre les pages de rapports ou de communiqués dont l'application, le suivi et les réorientations deviennent de permanents défis, parce que souffrant congénitalement de leur inapplicabilité. C'est ce que nous avons l'habitude d'appeler, de manière symptomatique, la littérature grise. Celle-ci est parfaitement rendue par ces tables «cancres», car elles expriment, avec toutes leurs nuances de couleurs, les milliers de messages tronqués qu'elles restituent sous la forme d'images (comme le résultat d'une «opposition des coïncidences» ?). C'est cela l'Art de l'In-vu, qui a pour vocation finale de démontrer l'envers de tous nos séminaires.
Comment peut-on s'assurer de la pérennité de la parole dans l'histoire ? Comment s'opère le travail d'archivage des faits anciens ? Peut-on parler de l'universalité des textes oraux ? Autant de questions que la première partie de ce numéro de la Revue Africaine tente de résoudre en se proposant d'examiner la valeur de la tradition orale dans la recherche scientifique, philosophique, artistique, littéraire, linguistique, sociologique... Il ne s'agit pas de mettre l'oralité face à l'écriture mais de montrer qu'il y a bien dans l'oralité des procédés et des mécanismes qui permettent de fixer, de mémoriser et de transmettre un fait historique. La deuxième partie de ce numéro est consacrée à des articles plurithématiques : la piraterie en Somalie, l'Afrique et la mondialisation, Nelson Mandela ou la force de la conscience et de la liberté, l'image du Noir dans le roman hugolien et Tengâna et Tense à Koudougou, une fête coutumière à l'épreuve du temps.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.