Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Revue africaine N° 4 : Civilisation de l'oralité et fixation de la mémoire
Diop Babacar Mbaye ; Dieng Doudou
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296118164
Comment peut-on s'assurer de la pérennité de la parole dans l'histoire ? Comment s'opère le travail d'archivage des faits anciens ? Peut-on parler de l'universalité des textes oraux ? Autant de questions que la première partie de ce numéro de la Revue Africaine tente de résoudre en se proposant d'examiner la valeur de la tradition orale dans la recherche scientifique, philosophique, artistique, littéraire, linguistique, sociologique... Il ne s'agit pas de mettre l'oralité face à l'écriture mais de montrer qu'il y a bien dans l'oralité des procédés et des mécanismes qui permettent de fixer, de mémoriser et de transmettre un fait historique. La deuxième partie de ce numéro est consacrée à des articles plurithématiques : la piraterie en Somalie, l'Afrique et la mondialisation, Nelson Mandela ou la force de la conscience et de la liberté, l'image du Noir dans le roman hugolien et Tengâna et Tense à Koudougou, une fête coutumière à l'épreuve du temps.
Ngaïdé Abdarahmane ; Diop Babacar Mbaye ; Kassé Ka
Cet essai est certainement une allégorie. Il présente des images qu'il faut prendre pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire des «portraits conceptuels». En effet, les TPT/PTT (Tables-Planches-Tableaux/Planches-Tables-Tableaux) rendent compte, sous forme de palimpsestes, d'une superposition d'annonces de séminaires. Infinis séminaires avec des énoncés truffés de paradigmes gras et toutes leurs boursouflures, qui réfléchissent sur notre devenir. Ils ont pour vocation, soit de débattre des moyens de réduction de notre pauvreté, soit de combler l'ensemble de nos déficits, ou même de renforcer nos capacités dans tous les domaines, afin de nous conduire au dit Développement. Et finalement de réguler tous nos débits. Discours, infinis discours, que des banderoles flottantes montrent [s'agitant de partout comme des girouettes abandonnées à un vent tourbillonnaire !], pendant 365 jours, avant de devenir de simples fichus morceaux de tissus déchirés, déchiquetés de toutes parts et abandonnés aux intempéries, comme pour nous dire trêve de séminaires ! Pendant ce temps restent, empilées, contrites, macérées, acérées sur des tables-buvards-ba vards [amovibles assises sur de grossiers trépieds usés], comme des échos lointains, des communications servies, des hypothèses avancées, des solutions proposées et des recommandations finales dont la vocation est de dormir entre les pages de rapports ou de communiqués dont l'application, le suivi et les réorientations deviennent de permanents défis, parce que souffrant congénitalement de leur inapplicabilité. C'est ce que nous avons l'habitude d'appeler, de manière symptomatique, la littérature grise. Celle-ci est parfaitement rendue par ces tables «cancres», car elles expriment, avec toutes leurs nuances de couleurs, les milliers de messages tronqués qu'elles restituent sous la forme d'images (comme le résultat d'une «opposition des coïncidences» ?). C'est cela l'Art de l'In-vu, qui a pour vocation finale de démontrer l'envers de tous nos séminaires.
Ce livre explore comment le récit, la littérature, l'art et les pratiques culturelles peuvent devenir des instruments de soin. A travers les travaux de séminaires internationaux menés par l'Université de Rouen Normandie et l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l'ouvrage propose une réflexion pluridisciplinaire et interculturelle sur la vulnérabilité, la guérison et la mémoire. De la littérature sur les blessures morales des soldats à la prise en charge de la maladie mentale en Afrique de l'Ouest, en passant par le conte thérapeutique et les pratiques artistiques en milieu hospitalier, les auteurs montrent que le soin dépasse la médecine traditionnelle ou moderne : il inclut l'écoute, la narration et la valorisation de l'expérience subjective du patient. Le récit devient ainsi un outil de relation, de réparation et de compréhension. Philosophie, littérature, anthropologie, psychologie et arts offrent un regard neuf sur la santé, invitant chercheurs et professionnels à reconnaître la singularité du patient et à considérer culture et histoire personnelle comme vecteurs essentiels de la guérison. Avec les contributions de : Anke Bédoucha, Anne Boissel, Clémence Delbart-Seye, Mohamadou Moustapha Dieye, Ismahan Soukeyna Diop, Denis Assane Diouf, Dominique Jean, Bah Jean-Pierre Kouakou , Annie Hourcade Sciou, Déborah Lévi-Bertherat, Babacar Mbaye Diop, Cheikh Ndiaye, Khady Ndiaye, Mamadou Sadio Diallo, Moussa Sagna.
Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l'attaque contre l'ennemi allemand. Les soldats s'élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d'Alfa, son ami d'enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s'enfuit. Lui, le paysan d'Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l'effroi. Au point d'effrayer ses camarades. Son évacuation à l'Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d'ultime et splendide résistance à la première boucherie de l'ère moderne.
Il existe un service de Dieu et un service militaire. De même, il existe un service du peuple. Le religieux se consacre à Dieu et le militaire dédie sa vie à l'armée. L'homme politique consciencieux consacre sa vie à son peuple. C'est un appel intérieur qui guide son engagement et non la quête effrénée de privilèges. La politique n'est pas une profession. Elle est une vocation de servir la communauté. Elle peut conduire jusqu'à donner sa vie pour permettre à d'autres de vivre. C'est cette conviction profonde que je veux partager avec la jeunesse africaine engagée dans la lutte pour une Seconde Emancipation des peuples africains. "
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.