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Soin et narrativité. Perspectives interculturelles
Diop Babacar Mbaye ; Hourcade Sciou Annie
HERMANN
28,15 €
Épuisé
EAN :9791037047175
Ce livre explore comment le récit, la littérature, l'art et les pratiques culturelles peuvent devenir des instruments de soin. A travers les travaux de séminaires internationaux menés par l'Université de Rouen Normandie et l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l'ouvrage propose une réflexion pluridisciplinaire et interculturelle sur la vulnérabilité, la guérison et la mémoire. De la littérature sur les blessures morales des soldats à la prise en charge de la maladie mentale en Afrique de l'Ouest, en passant par le conte thérapeutique et les pratiques artistiques en milieu hospitalier, les auteurs montrent que le soin dépasse la médecine traditionnelle ou moderne : il inclut l'écoute, la narration et la valorisation de l'expérience subjective du patient. Le récit devient ainsi un outil de relation, de réparation et de compréhension. Philosophie, littérature, anthropologie, psychologie et arts offrent un regard neuf sur la santé, invitant chercheurs et professionnels à reconnaître la singularité du patient et à considérer culture et histoire personnelle comme vecteurs essentiels de la guérison. Avec les contributions de : Anke Bédoucha, Anne Boissel, Clémence Delbart-Seye, Mohamadou Moustapha Dieye, Ismahan Soukeyna Diop, Denis Assane Diouf, Dominique Jean, Bah Jean-Pierre Kouakou , Annie Hourcade Sciou, Déborah Lévi-Bertherat, Babacar Mbaye Diop, Cheikh Ndiaye, Khady Ndiaye, Mamadou Sadio Diallo, Moussa Sagna.
Du 5:au 6 avril 2005, s'est tenu, à l"université de Rouen, un colloque en hommage au 50e anniversaire de la parution du grand ouvrage de Cheikh Anta Diop: Nations nègres et culture. Son enseignement sur les fondements d'une civilisation africaine moderne, sur les principes de la constitution d'une fédération d'Etats démocratiques africains et sur l'identité culturelle entre l'Egypte et l'Afrique noire, sur l'unité Linguistique en Afrique noire et sa théorie en physique nucléaire méritaient un colloque sur le parcours exceptionnel de I'Homme. Des thèmes très chers à Cheikh Anta Diop comme l'Afrique et l'Occident (Chapitre 1), les sources égyptiennes de la civilisation africaine (Chapitre II) et l'apport de la communauté noire et de l'Egypte, à la civilisation (Chapitre Ill), constituent les différentes parties de cet ouvrage. Les quelques faits présentés ici montrent que point n'est besoin de se lancer dans une argumentation compliquée pour départager les protagonistes du débat portant sur les relations pro-africaines. Sur le plan strictement scientifique les traditions africaines par leur apport décisif permettent de clore aujourd'hui le débat et de mieux classer la civilisation égyptienne, mais nous ne sommes pas naïfs au point de croire qu'il en sera rapidement ainsi, car les motivations qui animent certains sont loin d'être purement scientifiques. C'est à dire que l'idéologie, qui a fait tant de mal à l'Afrique et aux Africains, a encore malheureusement de beau jour devant elle. Les auteurs:. Bwemba Bong, Momar Mbaye, Bernard Zongo, Cheikh M'Backé Diop, Babacar Mbaye Diop, Sall Aboubacry, Moussa Doudou Dieng, Jean Paul Mbe-Lek, Cheikh Moctar Bâ, Théophile Obenga"
Comment peut-on s'assurer de la pérennité de la parole dans l'histoire ? Comment s'opère le travail d'archivage des faits anciens ? Peut-on parler de l'universalité des textes oraux ? Autant de questions que la première partie de ce numéro de la Revue Africaine tente de résoudre en se proposant d'examiner la valeur de la tradition orale dans la recherche scientifique, philosophique, artistique, littéraire, linguistique, sociologique... Il ne s'agit pas de mettre l'oralité face à l'écriture mais de montrer qu'il y a bien dans l'oralité des procédés et des mécanismes qui permettent de fixer, de mémoriser et de transmettre un fait historique. La deuxième partie de ce numéro est consacrée à des articles plurithématiques : la piraterie en Somalie, l'Afrique et la mondialisation, Nelson Mandela ou la force de la conscience et de la liberté, l'image du Noir dans le roman hugolien et Tengâna et Tense à Koudougou, une fête coutumière à l'épreuve du temps.
Ngaïdé Abdarahmane ; Diop Babacar Mbaye ; Kassé Ka
Cet essai est certainement une allégorie. Il présente des images qu'il faut prendre pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire des «portraits conceptuels». En effet, les TPT/PTT (Tables-Planches-Tableaux/Planches-Tables-Tableaux) rendent compte, sous forme de palimpsestes, d'une superposition d'annonces de séminaires. Infinis séminaires avec des énoncés truffés de paradigmes gras et toutes leurs boursouflures, qui réfléchissent sur notre devenir. Ils ont pour vocation, soit de débattre des moyens de réduction de notre pauvreté, soit de combler l'ensemble de nos déficits, ou même de renforcer nos capacités dans tous les domaines, afin de nous conduire au dit Développement. Et finalement de réguler tous nos débits. Discours, infinis discours, que des banderoles flottantes montrent [s'agitant de partout comme des girouettes abandonnées à un vent tourbillonnaire !], pendant 365 jours, avant de devenir de simples fichus morceaux de tissus déchirés, déchiquetés de toutes parts et abandonnés aux intempéries, comme pour nous dire trêve de séminaires ! Pendant ce temps restent, empilées, contrites, macérées, acérées sur des tables-buvards-ba vards [amovibles assises sur de grossiers trépieds usés], comme des échos lointains, des communications servies, des hypothèses avancées, des solutions proposées et des recommandations finales dont la vocation est de dormir entre les pages de rapports ou de communiqués dont l'application, le suivi et les réorientations deviennent de permanents défis, parce que souffrant congénitalement de leur inapplicabilité. C'est ce que nous avons l'habitude d'appeler, de manière symptomatique, la littérature grise. Celle-ci est parfaitement rendue par ces tables «cancres», car elles expriment, avec toutes leurs nuances de couleurs, les milliers de messages tronqués qu'elles restituent sous la forme d'images (comme le résultat d'une «opposition des coïncidences» ?). C'est cela l'Art de l'In-vu, qui a pour vocation finale de démontrer l'envers de tous nos séminaires.
Résumé : "Monsieur Diop mène dans ce livre un excellent travail de déconstruction et de réappropriation de la notion d'art africain. L'art africain a manqué de critiques et de commentateurs africains et s'est vu dépossédé. dès le départ pourrait-on dire, de sa théorisation au profit de regards étrangers. Le grand mérite de l'auteur est d avoir abordé un sujet complexe et encore mal étudié, où beaucoup restent prisonniers des catégories coloniales au moment même où la réflexion est aussi mise sous pression par les catégories de l'art contemporain. Monsieur Diop est appelé a devenir un spécialiste de premier plan de l'art africain dans ce qu'il a de contemporain comme dans ce au il a de classique."
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.