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Sébastien Vaillant, Charles Darwin et la difficile découverte de la sexualité des plantes
Mazliak Paul
L'HARMATTAN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782343248288
Contrairement aux espèces animales où les deux sexes sont généralement séparés, 95 % des plantes à fleurs sont hermaphrodites. Dans l'Antiquité, les plantes étaient souvent tenues pour asexuées. Au XVIIe siècle, les organes génitaux des plantes furent reconnus, notamment par Sébastien Vaillant dans son Discours sur la structure des fleurs (1717). Darwin montra que les fécondations croisées des plantes hermaphrodites, entre fleurs différentes, étaient beaucoup plus productives en graines que les autofécondations au sein d'une même fleur. D'où l'hypothèse d'ancêtres monosexués fusionnant pour donner les plantes hermaphrodites. Aux XIXe et XXe siècles, les microscopistes découvrirent la double-fécondation des ovules des pistils par les anthérozoïdes du pollen des étamines. Au XXe siècle, le séquençage de l'ADN des pièces florales permit de comprendre leur nature et leur position. L'ADN des chromosomes sexuels des plantes dioïques a aussi été séquencé.
Si l'origine des plantes à fleurs était restée pour Darwin et de son propre aveu "un abominable mystère" ainsi qu'il l'écrivit en 1879, l'évolution du règne végétal au cours des temps géologiques a désormais son histoire. Les filiations que l'on sait établir à partir de l'ADN des plantes ajoutées aux innombrables fossiles végétaux mis à jour depuis bientôt trois siècles ont, depuis, éclairci ce mystère. En s'appuyant sur des arguments anatomiques autant que génétiques, Paul Mazliak présente clairement comment les plantes fossiles ont pu conduire aux végétaux d'aujourd'hui. Après avoir rappelé quelles sont les hypothèses actuelles sur les origines de la vie, l'auteur décrit le temps des bactéries, suivi du temps des algues marines. Après la conquête des terres émergées, vient le temps des mousses, des prêles et des fougères caractéristiques des grandes forêts carbonifères de l'ère primaire. On verra que la flore terrestre ne fut jamais plus luxuriante qu'à cette époque, quand les arbres géants poussaient dans les marécages où s'est ensuite accumulée la houille. L'ère secondaire fut celle des conifères et, depuis l'ère tertiaire, ce sont les plantes à fleurs - arbustes, arbres et plantes herbacées - qui ont finalement conquis tous les milieux de la planète. Mais, résultant d'une évolution longue de plusieurs millions d'années, on sait que cette étonnante biodiversité des plantes est aujourd'hui mise en péril par les activités humaines... Dépourvu de tout jargon technique, l'ouvrage est accessible à tous: enseignants et étudiants, scientifiques et philosophes, professionnels et amateurs. Sa principale originalité consiste en une présentation nouvelle de la botanique fondée sur l'emboîtement successif, dans les organismes végétaux, de structures de plus en plus complexes au fur et à mesure de leur apparition au cours de l'évolution.
Résumé : Cet ouvrage présente, pour la première fois et de façon très didactique, les clés pour comprendre la vernalisation (exigence de températures définies, fraîches ou chaudes, pour la mise à fleurs) et le photopériodisme (exigence d'une photopériodicité définie : jours longs ou jours courts, pour la floraison). Trois séries de recherches visant à expliquer les mécanismes de la floraison sont exposées : les recherches physiologiques des XIXe et XXe siècles mettant en évidence l'influence de la température et de la longueur du jour ; les recherches génétiques de la seconde moitié du XXe siècle qui ont révélé l'existence des gènes de floraison et de plus de cent gènes régulateurs contrôlant leur expression ; les recherches épigénétiques (2003-2011) qui ont permis de comprendre comment les plantes "calculaient" la longueur des jours ou le degré de température nécessaires à leur floraison.
Où, quand et comment les sciences de la vie sont-elles nées ? Dans une langue claire, évitant tout jargon technique, Paul Mazliak nous conte ici l'aventure des trépanations préhistoriques ; il nous fait découvrir les traités akkadiens de diagnostics et de pronostics vieux de cinq mille ans et conservés sur des tablettes d'argile, les grandes collections médicales indiennes de l'époque védique, l'oeuvre d'Hippocrate et celle d'Aristote, les traités chinois d'acupuncture, ainsi que les nombreux autres textes qui jalonnent la constitution de la pensée médicale tout au long de l'Antiquité. Ce savoir était tellement abouti qu'après Galien (deuxième siècle de notre ère), il faudra attendre Darwin, Pasteur, Claude Bernard ou Mendel pour que soit élaborée la biologie moderne.Professeur à l'université Pierre et Marie Curie (Paris-VI/ Jussieu), Paul Mazliak y a dirigé pendant vingt ans le laboratoire de physiologie cellulaire et moléculaire. Docteur honoris causa de l'université de Neuchâtel, auteur de plusieurs ouvrages d'enseignement, il se consacre désormais à l'histoire des sciences.
Résumé : Magendie (1783-1855), l'un des plus grands médecins français du XIXe siècle, s'opposa avec fougue au vitalisme qui dominait la biologie de son époque et fut ensuite considéré comme le véritable créateur de la recherche expérimentale en physiologie. Rejetant tous les systèmes élaborés a priori, il ne s'attachait qu'à la collecte des faits révélés par des expériences menées sur des animaux vivants : les vivisections qu'il réalisa provoquèrent d'ailleurs de vives polémiques. Sa découverte majeure, validée après une longue polémique avec le physiologiste anglais Charles Bell, fut la démonstration du rôle sensitif des racines postérieures des nerfs rachidiens et du rôle moteur des racines antérieures. Grâce aux expériences menées en amphithéâtre devant ses auditeurs, il montrait que les grandes fonctions communes à tous les Vertébrés (circulation, respiration, digestion) comportaient nombre de phénomènes explicables par des lois physiques : c'est ce qu'il nomma très hardiment "les phénomènes physiques de la vie". Cet ouvrage retrace l'itinéraire de ce savant oublié qui fut pendant vingt ans professeur au Collège de France. L'auteur, Paul Mazliak, y décrit les étapes de la constitution de la physiologie expérimentale en ponctuant son propos d'extraits d'articles ou d'ouvrages non republiés depuis le XIXe siècle.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.