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Buvons, buvons et moquons-nous du reste... Un livre, un film, avec 1 DVD
Apostolidès Jean-Marie ; Mazeron Michel ; Renaudin
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296556751
Cet ouvrage se présente comme un triptyque. Le panneau central offre une autobiographie à l'état brut de Michel Mazeron, le héros de notre histoire. Elle se compose de lettres envoyées à ses proches, ou de mémoires soumis à l'administration pour dénoncer l'injustice qui lui a été faite, et constitue l'Affaire Mazeron, proprement dite. Avec tout ceci se joue le rêve d'un autre monde au point de jouxter, littéralement, la folie, ou la déraison visionnaire... avec l'arrière-plan toujours présent de Mai 68, dont Mazeron fut un acteur, au sein du CMDO, et dans la mémoire de l'amitié et de l'échange avec Guy Debord, dont ce dernier veut bien, par une lettre inédite à Mazeron, se porter garant. Le panneau de gauche est une suite de quatre entretiens, dans le style du XVIIe siècle, entre les trois protagonistes et responsables du projet. Le panneau de droite est le film, Buvons, buvons et moquons-nous du reste ; docu-fiction qui met en scène Mazeron et sa forte présence par le verbe iconoclaste, aux limites de l'onirisme. Chaque panneau est en harmonie avec les deux autres et lui sert de miroir. A certains égards, ce triptyque rend la parole à un "vaincu" de Mai 68, qui a pris ses slogans au pied de la lettre... plutôt que de "faire carrière". Mais si "l'ambition est l'ultime refuge de l'échec" (Wilde), il est loisible de penser qu'une telle histoire, mi-tragique et mi- grotesque, laisse, encore et toujours, sa part sensible et vivante au rire et au rêve.
L'Hypnose théâtrale est le livre qui approfondit et réoriente l'essentiel des travaux que Jean-Marie Apostolidès a consacrés au théâtre, plus particulièrement au théâtre français dans ses rapports avec une société dont il a décrit de façon visionnaire les mutations fondamentales. Jean-Marie Apostolidès se penche sur le tournant historique décisif des années 1870-1914, entre le Second Empire et la Modernité, qu'il est le premier à analyser de cette manière : le passage du "théâtre frontal" , où les comédiens sont en contact direct avec le public, à un "théâtre hypnotique" . Celui-ci voit l'apparition de l'esthétique du quatrième mur, qui fait de la scène un espace fictionnel autonome où les comédiens sont perçus comme des êtres réels. Cette mutation engendre une nouvelle manière de participer au spectacle que ce livre analyse dans ses rapports avec le climat psychologique et sociologique de l'époque. Ce climat est celui d'une crise profonde, d'un sentiment de dégénérescence et d'épuisement, dont le théâtre, alors central, constitue l'un des remèdes. A partir de trois oeuvres qui ont marqué profondément la Fin de Siècle, L'Arlésienne d'Alphonse Daudet, Ubu roi d'Alfred Jarry et Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, l'auteur dégage le dispositif qui a permis aux spectateurs d'assimiler l'affaiblissement de la structure patriarcale autoritaire. Professeur à l'université de Stanford, Jean-Marie Apostolidès (1943-2023) fut un essayiste aux intérêts multiples, du théâtre classique au situationnisme (Debord le naufrageur, Flammarion) en passant par Hergé (Dans la peau de Tintin, Les Impressions Nouvelles).
Au mois de mars de l'année 1957, un adolescent de 13 ans attend d'être reçu en audience privée avec ses parents par le pape Pie XII. Garçon très pieux, mauvais élève, il attend beaucoup de cette audience, et d'abord la confirmation de ce qu'il croît être une vocation religieuse. Confronté à l'attitude "réaliste ? du Saint Père, le garçon a la révélation soudaine que tout est fausseté, mensonge et comédie. À son retour de Rome, il renonce à la prêtrise pour se diriger vers le théâtre. Cet événement, qui peut sembler anecdotique et privé, sert de point de départ à l'auteur pour dresser le portrait de toute sa famille; il propose à cette occasion un tableau de la vie de province en France pendant un demi-siècle, dans ce qu'elle a d'étrange et de dérangeant. Peu à peu, l'autobiographe se transforme en historien, pour se muer enfin en romancier. Biographie de l'auteur Jean-Marie Apostolidès est professeur de littérature française et d'études théâtrales de l'Université de Stanford (Californie). Il est l'auteur de plusieurs livres très influents dans le domaine de l'histoire culturelle, dont Le Roi-Machine (Minuit), Le Prince sacrifié (Minuit), Cyrano, qui fut tout et qui ne fut rien (Les Impressions Nouvelles), Les Métamorphoses de Tintin (Flammarion, Champs), Tombeaux de Guy Debord (Flammarion, Champs), Ivan Chtcheglov, profil perdu (Allia) et Héroïsme et victimisation (Flammarion)."
Comme en Grèce, le théâtre classique en France doit son émergence au chevauchement de deux systèmes de valeurs à la fois inévitables et incompatibles. Les conflits naissant de leur opposition, ne pouvant s'exprimer ni dans l'espace politique ni dans la dimension religieuse, empruntent la voie de l'art. Grâce à sa relative autonomie, la scène théâtrale offre aux auteurs la possibilité d'explorer les arcanes du gouvernement des hommes. Alors que, dans Le roi-machine, le souverain était saisi dans sa fonction d'organisateur, tout ensemble metteur en scène et héros d'un spectacle politique, ici l'image monarchique est analysée dans son apparence sacrée. Au théâtre, le rex et le sacerdos ne sont plus incompatibles. Le premier incarne l'Etat, il gère le réel dans la longue durée, selon une temporalité historique à la fois cyclique et oscillatoire. Le second prend en charge l'imaginaire et, sur une autre scène, il se sacrifie en représentation. Le temps tragique qui en découle est l'envers de celui de l'histoire; il est subjectif, personnel, incommunicable. C'est le temps du vécu intime, celui du fantasme; il se présente comme un instant longuement suspendu grâce aux procédés rhétoriques mis en oeuvre dans les tirades. A la charnière de la religion et de l'art, le théâtre sous Louis XIV s'apparente à un rituel qui permet à la collectivité d'accomplir le "travail de deuil" des valeurs anciennes, absolues, liées à la société médiévale. En les représentant sous forme de symptômes, en permettant leur récitation tragique, la scène classique assure leur évacuation, ou du moins leur offre une autre place, à l'intérieur de la conscience individuelle, parce qu'elles sont désormais incompatibles avec les valeurs de la modernité fondées sur la comparaison, l'échange monétaire et la mise en relation, c'est-à-dire la relativité. Cette interprétation politique de la littérature permet une relecture nouvelle des grandes oeuvres de Corneille, Racine et Molière.
Résumé : Il y a plus de vingt ans disparaissait Guy Debord, l?un des derniers grands intellectuels français, figure mythique des mouvements d?avant-garde de la seconde moitié du XXe siècle. Ecrivain, cinéaste, penseur révolutionnaire, autodésigné "ennemi de son siècle", il a été le chef de file de l?Internationale lettriste (1953-1957) puis de l?Internationale situationniste (1957-1972), et, à partir de son oeuvre majeure, La Société du spectacle (1967), l?infatigable pourfendeur de la société de consommation. Mais Debord était également, selon ses mots et comme le révèlent ses archives, "un déclassé conspirateur, un aventurier ne respectant rien parce que n?ayant rien à perdre", un "enfant gâté, qui a toujours cru que le monde était fait pour lui faire plaisir et n?a jamais été capable de ressentir les choses au-delà de cet infantilisme affectif", un "Capricorne patient comme le grisou qui s?accumule dans les galeries de mines de la société". C?est qu?il était bien placé pour connaître l?homme qui se cachait derrière le mythe qu?il s?était forgé, et cette part d?ombre que l?impressionnant travail d?investigation de Jean-Marie Apostolidès met enfin au jour. Une biographie intime et sans concession où l?on découvre un homme qui construit sa vie comme une oeuvre d?art, en se rêvant tour à tour bandit, chef de bande, agitateur, général d?armée, empereur et philosophe.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.