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L'hypnose théâtrale
Apostolidès Jean-Marie
IMPRESSIONS NOU
26,00 €
Épuisé
EAN :9782390701675
L'Hypnose théâtrale est le livre qui approfondit et réoriente l'essentiel des travaux que Jean-Marie Apostolidès a consacrés au théâtre, plus particulièrement au théâtre français dans ses rapports avec une société dont il a décrit de façon visionnaire les mutations fondamentales. Jean-Marie Apostolidès se penche sur le tournant historique décisif des années 1870-1914, entre le Second Empire et la Modernité, qu'il est le premier à analyser de cette manière : le passage du "théâtre frontal" , où les comédiens sont en contact direct avec le public, à un "théâtre hypnotique" . Celui-ci voit l'apparition de l'esthétique du quatrième mur, qui fait de la scène un espace fictionnel autonome où les comédiens sont perçus comme des êtres réels. Cette mutation engendre une nouvelle manière de participer au spectacle que ce livre analyse dans ses rapports avec le climat psychologique et sociologique de l'époque. Ce climat est celui d'une crise profonde, d'un sentiment de dégénérescence et d'épuisement, dont le théâtre, alors central, constitue l'un des remèdes. A partir de trois oeuvres qui ont marqué profondément la Fin de Siècle, L'Arlésienne d'Alphonse Daudet, Ubu roi d'Alfred Jarry et Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, l'auteur dégage le dispositif qui a permis aux spectateurs d'assimiler l'affaiblissement de la structure patriarcale autoritaire. Professeur à l'université de Stanford, Jean-Marie Apostolidès (1943-2023) fut un essayiste aux intérêts multiples, du théâtre classique au situationnisme (Debord le naufrageur, Flammarion) en passant par Hergé (Dans la peau de Tintin, Les Impressions Nouvelles).
Au mois de mars de l'année 1957, un adolescent de 13 ans attend d'être reçu en audience privée avec ses parents par le pape Pie XII. Garçon très pieux, mauvais élève, il attend beaucoup de cette audience, et d'abord la confirmation de ce qu'il croît être une vocation religieuse. Confronté à l'attitude "réaliste ? du Saint Père, le garçon a la révélation soudaine que tout est fausseté, mensonge et comédie. À son retour de Rome, il renonce à la prêtrise pour se diriger vers le théâtre. Cet événement, qui peut sembler anecdotique et privé, sert de point de départ à l'auteur pour dresser le portrait de toute sa famille; il propose à cette occasion un tableau de la vie de province en France pendant un demi-siècle, dans ce qu'elle a d'étrange et de dérangeant. Peu à peu, l'autobiographe se transforme en historien, pour se muer enfin en romancier. Biographie de l'auteur Jean-Marie Apostolidès est professeur de littérature française et d'études théâtrales de l'Université de Stanford (Californie). Il est l'auteur de plusieurs livres très influents dans le domaine de l'histoire culturelle, dont Le Roi-Machine (Minuit), Le Prince sacrifié (Minuit), Cyrano, qui fut tout et qui ne fut rien (Les Impressions Nouvelles), Les Métamorphoses de Tintin (Flammarion, Champs), Tombeaux de Guy Debord (Flammarion, Champs), Ivan Chtcheglov, profil perdu (Allia) et Héroïsme et victimisation (Flammarion)."
Résumé : La minorité privilégiée issue des trois ordres, bénéficiaire de l'accumulation primitive du capital, ne s'est pas pensée comme une classe pendant le règne de Louis XIV : elle constitue une nation, incarnée dans le corps du monarque. Celui-ci est l'intermédiaire obligé par lequel s'énonce tout pouvoir et tout savoir. Les arts, contrôlés par l'Etat, sont mis à contribution pour rendre tangible l'imaginaire de ce corps symbolique. Metteur en scène de la représentation, roi machiniste qui fait de Versailles un décor permanent, Louis XIV engendre des courtisans qui, doués d'une sensibilité et d'un langage spéciaux, évoluent comme des satellites autour d'un astre lumineux. Mais la politique et l'économie, en s'autonomisant, acquièrent une puissance qui n'est plus contrôlable par un seul homme. Le rapport entre privé et symbolique s'en trouve modifié et l'inorganique envahit le corps du roi. Le prince se change dès lors en roi-machine tandis que la place royale est peu à peu investie par l'administration.
Résumé : Il y a plus de vingt ans disparaissait Guy Debord, l?un des derniers grands intellectuels français, figure mythique des mouvements d?avant-garde de la seconde moitié du XXe siècle. Ecrivain, cinéaste, penseur révolutionnaire, autodésigné "ennemi de son siècle", il a été le chef de file de l?Internationale lettriste (1953-1957) puis de l?Internationale situationniste (1957-1972), et, à partir de son oeuvre majeure, La Société du spectacle (1967), l?infatigable pourfendeur de la société de consommation. Mais Debord était également, selon ses mots et comme le révèlent ses archives, "un déclassé conspirateur, un aventurier ne respectant rien parce que n?ayant rien à perdre", un "enfant gâté, qui a toujours cru que le monde était fait pour lui faire plaisir et n?a jamais été capable de ressentir les choses au-delà de cet infantilisme affectif", un "Capricorne patient comme le grisou qui s?accumule dans les galeries de mines de la société". C?est qu?il était bien placé pour connaître l?homme qui se cachait derrière le mythe qu?il s?était forgé, et cette part d?ombre que l?impressionnant travail d?investigation de Jean-Marie Apostolidès met enfin au jour. Une biographie intime et sans concession où l?on découvre un homme qui construit sa vie comme une oeuvre d?art, en se rêvant tour à tour bandit, chef de bande, agitateur, général d?armée, empereur et philosophe.
Résumé : Retournant aux sources de notre civilisation, l'auteur de ce livre montre qu'elles donnent naissance à deux systèmes de valeurs, en perpétuel conflit l'un avec l'autre. Le premier, dont les racines plongent dans la barbarie préchrétienne, engendre une culture de l'héroïsme, faite de violence, de domination et d'accomplissement de soi dans un cadre aristocratique. Le second, issu des valeurs judéo-chrétiennes, donne naissance à une culture de la victimisation, fondée sur la pitié, le respect d'autrui et le renoncement à soi, dans un cadre potentiellement démocratique et égalitaire. L'opposition, à l'intérieur de chaque individu, entre les valeurs de l'héroïsme et celles de la victimisation, entraîne un conflit fondamental qui caractérise l'ensemble de nos comportements. Ce modèle d'explication du dynamisme culturel, simple sans être simpliste, permet de mieux comprendre les caractéristiques de la sensibilité collective ainsi que la nature des liens sociaux qui attachent les individus les uns aux autres. Paru une première fois en 2003, cet essai, politiquement incorrect, a été entièrement justifié par le tournant actuel de la société française, qui a fait choix de la victimisation au détriment de l'héroïsme, unanimement condamné au cours des révoltes de Mai 1968.
Qui était " René avant Magritte " ? Une énigme, que personne, jusqu'ici, n'avait cherché à éclaircir. C'est ce qu'a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l'investigation qu'il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant les témoins encore vivants de la jeunesse du peintre et en fréquentant les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte-rendu de ce travail colossal de recherche a été rédigé sur le ton d'une enquête policière. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du " Pays noir " de Charleroi puis à Bruxelles, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère - tout ce passé dont le peintre refusera toujours de parler - et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière et le choc de la découverte du Chant d'amour de Giorgio de Chirico. Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l'esprit subversif d'un " Ceci n'est pas une pipe ", véritable manifeste surréaliste, en germe dans l'enfance et la jeunesse turbulentes de René Magritte. Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l'enquête de terrain et permettent d'éclairer d'un jour totalement nouveau une oeuvre qui ne cesse de nous interpeller. De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu'il a fréquentés, enrichissent l'intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte.
Malgré la résistance de Roland Barthes à l'histoire littéraire et à la logique séculaire que l'école imposait, le XIXe siècle constitue dans son oeuvre un pivot, dont on ne peut se débarrasser à si bon compte, et sur lequel il bute dès qu'il veut construire certains de ses objets d'élection : une histoire des "écritures", une histoire des "mythologies". Si, dans le titre, le pluriel s'est imposé, c'est parce que ses rapports à ce siècle repère furent multiples et parce que, tout au long de sa carrière, ils n'ont cessé d'évoluer. Siècle amical lors de son adolescence, plutôt mal vu au temps de la "nouvelle critique" structuraliste, le XIXe siècle rentre en grâce à partir de S/Z et des Fragments du discours amoureux, et plus encore dans les derniers séminaires sous les auspices du romantisme allemand. La place qui leur revient a été ici donnée aux principaux auteurs de prédilection : Balzac, Chateaubriand, Stendhal, Flaubert, sans oublier Michelet, un auteur qui pourtant "n'était pas son genre". Mais ont été prises en compte aussi des affinités plus partielles (Baudelaire, Nietzsche), voire bien plus ambiguës (Zola). Plus qu'une étude raisonnée, ce volume propose donc une approche en mosaïque des amours et désamours du lecteur et de l'auditeur pour certains créateurs, certaines oeuvres, parfois même pour de simples phrases qui façonnent une oeuvre et un imaginaire critique. Mais il dessine en fin de compte un panorama aussi complet que possible du rapport de Barthes au XIXe siècle : à sa littérature principalement, mais aussi à sa musique, à sa philosophie et à son histoire.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.