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L'audience
Apostolidès Jean-Marie
IMPRESSIONS NOU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782874490538
Au mois de mars de l'année 1957, un adolescent de 13 ans attend d'être reçu en audience privée avec ses parents par le pape Pie XII. Garçon très pieux, mauvais élève, il attend beaucoup de cette audience, et d'abord la confirmation de ce qu'il croît être une vocation religieuse. Confronté à l'attitude "réaliste ? du Saint Père, le garçon a la révélation soudaine que tout est fausseté, mensonge et comédie. À son retour de Rome, il renonce à la prêtrise pour se diriger vers le théâtre. Cet événement, qui peut sembler anecdotique et privé, sert de point de départ à l'auteur pour dresser le portrait de toute sa famille; il propose à cette occasion un tableau de la vie de province en France pendant un demi-siècle, dans ce qu'elle a d'étrange et de dérangeant. Peu à peu, l'autobiographe se transforme en historien, pour se muer enfin en romancier. Biographie de l'auteur Jean-Marie Apostolidès est professeur de littérature française et d'études théâtrales de l'Université de Stanford (Californie). Il est l'auteur de plusieurs livres très influents dans le domaine de l'histoire culturelle, dont Le Roi-Machine (Minuit), Le Prince sacrifié (Minuit), Cyrano, qui fut tout et qui ne fut rien (Les Impressions Nouvelles), Les Métamorphoses de Tintin (Flammarion, Champs), Tombeaux de Guy Debord (Flammarion, Champs), Ivan Chtcheglov, profil perdu (Allia) et Héroïsme et victimisation (Flammarion)."
Trois individus ayant vécu à des moments différents de l'histoire sont arbitrairement réunis dans l'espace abstrait d'une scène de théâtre. Il s'agit du marquis de Sade, de l'écrivain romantique Marie Lafarge et d'une mystérieuse espagnole, cloîtrée dans un couvent de Poitiers, la soeur Josefa Menéndez. Chacun d'eux revit son existence et sa passion, exacerbée en raison de l'enfermement auquel il est soumis. L'excès, le délire et la mauvaise foi caractérisent leurs discours jusqu'au moment où ces trois vies brisées se rejoignent en un chant collectif.
L'Hypnose théâtrale est le livre qui approfondit et réoriente l'essentiel des travaux que Jean-Marie Apostolidès a consacrés au théâtre, plus particulièrement au théâtre français dans ses rapports avec une société dont il a décrit de façon visionnaire les mutations fondamentales. Jean-Marie Apostolidès se penche sur le tournant historique décisif des années 1870-1914, entre le Second Empire et la Modernité, qu'il est le premier à analyser de cette manière : le passage du "théâtre frontal" , où les comédiens sont en contact direct avec le public, à un "théâtre hypnotique" . Celui-ci voit l'apparition de l'esthétique du quatrième mur, qui fait de la scène un espace fictionnel autonome où les comédiens sont perçus comme des êtres réels. Cette mutation engendre une nouvelle manière de participer au spectacle que ce livre analyse dans ses rapports avec le climat psychologique et sociologique de l'époque. Ce climat est celui d'une crise profonde, d'un sentiment de dégénérescence et d'épuisement, dont le théâtre, alors central, constitue l'un des remèdes. A partir de trois oeuvres qui ont marqué profondément la Fin de Siècle, L'Arlésienne d'Alphonse Daudet, Ubu roi d'Alfred Jarry et Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, l'auteur dégage le dispositif qui a permis aux spectateurs d'assimiler l'affaiblissement de la structure patriarcale autoritaire. Professeur à l'université de Stanford, Jean-Marie Apostolidès (1943-2023) fut un essayiste aux intérêts multiples, du théâtre classique au situationnisme (Debord le naufrageur, Flammarion) en passant par Hergé (Dans la peau de Tintin, Les Impressions Nouvelles).
Debord a toujours fait de la pratique le critère ultime des jugements de valeur qu'il porte sur lui-même et autrui. Jean-Marie Apostolidès le prend au mot. Face à un homme qui n'a eu de cesse, sa vie durant, de se fabriquer une image (cf. Mémoires ou encore Panégyrique), il convient de mener une enquête véridique, de court-circuiter la "réception spectaculaire" au profit d'une simple et commune "interprétation". C'est l'objet de cet ouvrage initialement publié chez Exils (1999). L'ouvrage se compose de trois parties, dont la plus importante - "Les tombeaux de Guy Debord" - explore la sensibilité intellectuelle de Debord et recense quels furent ses maîtres : Pascal, Retz, La Rochefoucauld ou Saint-Simon, Johan Huizinga (Le Déclin du Moyen Age). L'auteur y suggère que la loi inconsciente qui gouverne l'oeuvre debordienne est que "les fils ne valent pas les pères" : la perfection serait toujours "avant" et l'Histoire serait synonyme de décadence...
Jean-Marie Apostolidès est professeur de littérature française et d'études théâtrales à l'Université de Stanford (Californie). Il a déjà publié deux livres majeurs sur Hergé: Les Métamorphoses de Tintin (Flammarion, Champs) et Dans la peau de Tintin (Les Impressions Nouvelles). Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages très influents dans le domaine de l'histoire culturelle, dont Le Roi-Machine (Minuit), Le Prince sacrifié (Minuit) et Tombeaux de Guy Debord (Flammarion, Champs). On lui doit également un roman autobiographique L'Audience, et un roman graphique, Konoshiko (en collaboration avec Luc Giard), tous deux aux Impressions Nouvelles.
Buyle Jean-Pierre ; Goldrajch Mikel ; Van Gerven D
Demain le palais de justice" est un livre de combat. Pour faire revivre ce colosse dantesque. Pour le faire renaître, enfin libéré de ses échafaudages. Pour vous le faire aimer. 50 artistes de grande renommée se sont engagés à nos côtés. Ils vous proposent leur vision du palais tel qu'il sera à la fin de ce siècle, lorsqu'il fêtera son bicentenaire. Avec vous, sauvons le palais de justice de Bruxelles !
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Peeters Benoît ; Schuiten François ; Rosset Franço
La Maison d'Ailleurs, musée de la science-fiction, de l'utopie et des voyages extraordinaires d'Yverdon-les-Bains (Suisse), présente une grande exposition : "MONDES imPARFAITS. Autour des Cités obscures de Schuiten et Peeters", du 17 novembre 2019 au 25 octobre 2020. Ce livre en est le prolongement et l'approfondissement, autour des notions d'utopie et de dystopie. L'acte de naissance officiel de l'utopie est la publication en 1516 du récit Utopia de l'humaniste anglais Thomas More. Il y met en scène un monde autre dans lequel les êtres humains sont postulés comme heureux, en raison d'une organisation socio-politigue novatrice. Mais la dernière phrase d'Utopia laisse entendre que cette cité devrait rester au rang de "souhait", c'est-à-dire de modèle à ne surtout pas réaliser. En effet, dès que l'on se met a raconter, de l'intérieur, ce qui se passe en utopie, la cité supposée parfaite exprime sa dimension aliénante et se transforme en dystopie. Du Meilleur des mondes et 1984 à Blade Runner, La Servante écarlate et Black Minor, les dernières décennies ont vu se multiplier de tels récits, en littérature, au cinéma et ailleurs. "MONDES imPARFAITS" propose une synthèse solide sur le sujet, agrémentée de nombreux documents et de dessins rares ou inédits des Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peeters.
Gotlib nous a quittés le 4 décembre 2016. Sa disparition a suscité une cascade d'articles dans la presse, montrant bien l'impact que son oeuvre a eu sur au moins deux générations de lecteurs. Le fait que tous ses livres soient disponibles et constamment réédités en est un autre témoignage sûr. Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une oeuvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes, des supports de publication multiples, et qui comprend plusieurs collaborations importantes - sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs. Richement illustré, cet Abécédaire composé de soixante-neuf articles décrit l'oeuvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique.